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Un vêtement, une star : la petite robe noire de Juliette Gréco

A une époque où les femmes taisent souvent leur âge, Juliette Gréco crie haut et fort qu'elle fêtera son 85e anniversaire sur la scène du Théâtre du Châtelet du 6 au 8 février prochain. Elle sort également un nouvel album "Ça se traverse et c'est beau", dans lequel elle chante les ponts de Paris en duo avec des artistes comme Marc Lavoine ou Mélodie Gardot. Et comme si cela ne lui suffisait pas, elle sort une nouvelle autobiographie, intitulée "Je suis faite comme ça". Si Juliette Gréco affiche une constance sans faille dans son art de la chanson, il en est de même pour son style, tout en sobriété, subtilité et nostalgie, qui nous ramène dans le Saint Germain des Près jazzy des années 50, celui de Prévert, Boris Vian ou Sartre. Une icône du style typiquement parisienne, qui a fait de la petite robe noire son uniforme, sa signature d'élégance, racontée par son amie Françoise Sagan.

 

L'icône : Juliette Gréco, c'est la muse de Saint Germain des Près, à l'époque où la Rive Gauche était plus le bastion de l'existentialisme et du jazz à Paris, qu'une destination pour touristes. Si rien ne la prédestinait à la musique (elle voulait être comédienne), c'est Jean-Paul Sartre qui la convainc de pousser la chansonnette, en lui offrant l'un de ses textes à l'origine écrit pour "Huis Clos": "La rue des Blancs Manteaux". De la poésie mise en musique qui fera son succès dans le monde entier, Juliette Gréco sera l'une des rares artistes françaises à se produire aux États-Unis et dans le reste de l'Europe. Elle révèlera également de nombreux talents, à l'instar de Serge Gainsbourg ou Léo Ferré.

 

L'apogée stylistique : oeil charbonneux, cheveux longs et pièces empruntées au dressing masculin : dans les années 40, Juliette est l'icône des zazou. Dans les années 50 et 60, elle assagit son look, et fait de la petite robe noire son uniforme à la scène comme à la ville. Une tenue qui lui donne des airs de divas dramatiques, avec un visage d'une blancheur extrême, savamment entretenue.

 

L'objet du crime : la petite robe noire, of course. C'est en 1950, qu'elle porte sa toute première robe noire sur la scène du Tabou. Un fourreau en velours noir de chez Balmain, acheté en soldes par le propriétaire du club de jazz. Mais Juliette Gréco préfèrera porter une version plus dépouillée de la robe, après avoir découpé les ornements en satin doré et autres plumetis avec des ciseaux à ongles.

 

Comment s'en inspirer : En customisant sa propre petite robe noire, ou en choisissant un modèle sobre, tout en subtilité. L'idéal étant bien sûr, d'aller faire un tour chez Didier Ludot, le grand spécialiste de la petite robe noire vintage à Paris.

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