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Les jeunes créateurs et l'argent :comment s'en sort la jeune création parisienne

Comment va la jeune création à Paris ? Quatre créateurs talentueux nous ont éclairés sur la question. Alexia Billon, créatrice de la ligne d'accessoires Warso ; Gaëlle Constantini créatrice de collections néo-écolos, entièrement faites à partir de pièces vintage ; Diane Schuh créatrice de bijoux pour sa marque Pagan Poetry ; et enfin Quentin Veron, à la tête d'une ligne de vêtements axés sur la fourrure. Chacun dans leur discipline, ils s'accordent sur les galères et les joies de cette entreprise périlleuse.

Sans surprise, on apprend que l'aspect financier reste le principal frein à ce type de projets. Warso, Pagan Poetry et Gaëlle Constantini sont des marques auto-produites, seul Quentin Veron peut compter sur un mécénat occasionnel.

Dès lors, comment faire fonctionner une marque et permettre l'épanouissement d'un processus créatif ? Ce qui leur manque le plus dans la création avec un budget serré, c'est souvent la sous-traitance qui leur permettrait de gagner en heures de sommeil, comme le souligne Alexia Billon : "le plus urgent c'est que je puisse avoir de la sous-traitance car je fais tout mes produits à la main, toute seule." Ou encore des ateliers plus grands pour Gaëlle Constantini et Diane Schuh, les loyers parisiens n'étant pas très propices à l'installation des jeunes créateurs. Pour Quentin Veron, les restrictions budgétaires peuvent aussi avoir de bonnes répercussions : "On est obligés de faire une sélection plus pointue de tout. Parfois, cette contrainte permet de faire de très belles pièces aussi, d'affiner sa technique, pour économiser de la matière première."

Chaque collection est un combat pour l'équilibre financier de ces jeunes entreprises et une grande partie des rentrées d'argent sont immédiatement réinjectées dans les matières premières. Ils en vivent, mais souvent de justesse. Alors qu'est-ce qui les pousse à se lancer si tôt ? Pour Alexia Billon, c'est une question de légitimité : "J'ai fait un stage de fin d'études chez Balenciaga, mais je me suis dit que si je ne montais pas ma marque maintenant, je ne le ferais jamais. Plus tard, on n'a pas la même légitimité". Même son de cloche chez Quentin Veron "En général, on travaille dans une maison, on rentre dans un rythme, on a peur de perdre une certaine stabilité financière. Alors, on se réveille 15 ans après, on n'est plus un jeune créateur, et à ce moment là, on n'a plus le droit à l'erreur. Sortir sa marque tout de suite, je trouve que ça a quelque chose de plus pur, de plus spontané". Parfois cette décision s'inscrit seulement dans un parcours personnel, comme pour la créatrice de Pagan Poetry : "Après avoir quitté mon travail de paysagiste, j'avais besoin de trouver un travail créatif, d'être à la tête de mon projet".

Au-delà de leur simple passion, on découvre que ce qui permet a l'univers des jeunes créateurs de s'épanouir, c'est le soutien de leurs amis : photographes, maquilleurs, graphistes... Tout le monde donne un coup de main dans une atmosphère d'émulation créative et d'inspiration réciproque, Quentin Véron est le premier à le mettre en avant : "Tous les gens qui travaillent avec moi sont des amis. Pour les présentations, les maquilleurs sont là parce que ça leur plaît, pareil pour ceux qui font le décor, la vidéo... Tout le monde s'entraide, l'univers créatif n'en est que plus poussé, et sincère."

Il semblerait que le manque de moyens soit compensé par un enthousiasme débordant et une volonté créative hors du commun. Le mot de la fin par Alexia Billon, créatrice de Warso : "Monter sa marque c'est une super aventure, mais ça reste une aventure".

Découvrez les collections de ces créateurs en images...

 

Victoire Simonney

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