Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Le retour des "old shoes"

L'heure n'est plus aux chichis. Terminé le temps des stilettos et celui des chevilles tordues, l'époque où l'on faisait débat sur la cruciale différence entre low-boots et open-toes est révolue. Cet hiver, on revient aux classiques, aux bonnes vieilles chaussures de nos années collège (et celles de nos parents). Celles qui ont fait leur preuve, qui ont traversé les générations pour laisser leur empreinte dans l'interminable cycle de la mode. Clarks, Dr. Martens, Creepers, Penny Loafers : elles font un retour improbable et remarqué aussi bien sur les podiums que dans la rue. Décryptage.

 

Les Clarks Originales
Rappel Historique : En 1825, Cyrus Clark ouvre une tannerie de peau de mouton dans le Sommerset au Royaume-Uni et se lance dans la fabrication de pantoufles avec son frère James. Mais c'est seulement après la seconde guerre mondiale que Nathan Clarks, un descendant du fondateur, crée la désormais célèbre Desert Boot. Après avoir servi l'Angleterre en Egypte, ce dernier s'inspire des boots simples et confortables vendues dans les bazars du Caire, les préférées des officiers britanniques. Et donne naissance à cette pièce phare, le best-seller de la maison. Mixtes et cool, montantes jusqu'à la cheville, en daim et semelle de crêpe, ces chaussures sont immédiatement adoptées par Steve McQueen. A l'aube des sixties, elles deviennent l'apanage des branchés et s'apprêtent à conquérir des générations entières d'étudiants...

Aujourd'hui : Alors que l'indémodable Desert Boots a récemment fêté ses 60 ans, elle s'est aussi offert un relooking : nubuck violet, bleach, liberty, imprimé Union Jack ou frangé à la manière des Minnetonka. Aujourd'hui première marque mondiale de chaussures, Clarks se diversifie, proposant aussi bien des bottes, que des sandales ou des Desert Boots à talons...

Ses fans : Steve Mc Queen, Christian Lacroix, Damon Albarn, Sandrine Kiberlain

Do : le look classique d'un bon denim brut, boosté d'une veste d'homme et d'un snood en cachemire.
& Don't : on évite la caricature de l'étudiant en philo abonné à la panoplie tweed, velours côtelé et pull col V...

 

Les Dr Martens
Rappel Historique : En 1946, alors qu'il se remet d'un accident de ski, le docteur allemand Klaus Maertens crée une chaussure orthopédique pour faciliter ses déplacements. Encore confidentielle, cette chaussure montée sur coussins d'air fait parler d'elle quelques années plus tard, quand un Anglais achète sa licence de production et la relooke, espérant la lancer sur le marché ouvrier. En 1960, le premier modèle de Dr. Martens, huit trous et couleur rouge cerise, est commercialisé. Surpiqué de coutures jaunes, languette siglée, semelles résistantes et nom anglicisé, le nouveau modèle fait fureur et symbolise la panoplie punk dès les années 70.

Aujourd'hui : En les rangeant au fin fond du dressing de nos parents, la veille de nos dix-huit ans, on s'était pourtant juré ne jamais ressortir ces croquenots has been. Il aura fallu attendre une décennie, quelques passages sur les podiums les plus hype, la sortie culottée d'un Marc Jacobs et d'une Agyness Deyn pour y croire vraiment. Alors que Chloé a réhabilité ces chaussures d'une semelle compensée et d'une petite robe sage, Sonia Rykiel les a revisitées, accompagnées d'une robe en maille et Yohji Yamamoto d'une tenue plus guerrière. La griffe enchaîne depuis les collaborations et propose de nouveaux modèles co-brandés : gris souris chez Comptoir des Cotonnier, ornés d'une dentelle de cuir chez Jean-Paul Gaultier, lamés or et argent chez Raf Simons...

Ses fans : Sid Vicious, Kurt Cobain, Madonna

Do : on les choisit unies et on les détourne avec un legging noir sous un long pull en mailles. Les plus téméraires oseront la petite robe chic ou le tutu flashy, assorti d'une veste sobre.
& Don't : on oublie la panoplie du goth-punk et on bannit le jean douteux, la chemise bûcheron, les cheveux gras, les ongles noirs, les bas résilles ou le perfecto élimé...

 

Les Creepers
Rappel Historique : créées en 1949 par George Cox pour la griffe Hamilton, les Creepers séduisent immédiatement les Teddy Boys. Ils en font le point final et incontournable de leur panoplie : coiffure banane, cravate slim, pantalon droit. Ces chaussures mythiques connaissent leur premier revival dans les années 70, quand Malcom Mc Laren et Vivienne Westwood les recyclent pour une clientèle résolument rock. Adoptées ensuite par les punks et les gothiques, elles sombrent dans l'oubli jusqu'aux années 2000.

Aujourd'hui : Chaussures boyish par excellence, elles font un retour inattendu sur la scène mode. Tout droit sorties des fifties, les creepers en suédine et leur épaisses semelles crantées ont fait leur apparition sur les podiums de l'hiver 2009. En clin d'oeil à la silhouette rockabily, Sonia Rykiel a osé ces chaussures compensées de cinq centimètres. Et Alexander Wang s'en est largement inspiré pour créer ses boots hybrides aux semelles épaisses, bouts pointus et sangles dorées.

Do : difficiles à porter, mieux vaut rester sobre en misant sur un slim ou un legging noir. Les fashion-victimes opteront pour le cycliste en lycra, vu sur le podium d'Alexander Wang.
& Don't : le chignon banane, le gilet d'homme bicolore, le flashy mal digéré et le regard de vieux crooner...

 

Les Penny Loafers
Rappel Historique : La légende raconte que les étudiants avaient pour habitude de glisser un penny en guise de porte-bonheur, dans la languette décorative qui surplombe ces chaussures encore emblématiques des campus américain.

Aujourd'hui : preppy à souhaits, ces mocassins un brin BCBG ont volé le coeur des fashionistas nostalgiques des années collèges. Smart et au sommet de la coolitude, les Penny Loafers sont une chic alternative aux mocassins trop stricts et rigides. Entre les Derbys et les ballerines, ces chaussures androgynes réhabilitent la dégaine rétro des années 80 et twiste les tenues les plus basiques.

Ses fans : Alexa Chung, Kirsten Dunst

Do : on ose le look androgyne, boyfriend jean, t-shirt blanc et veste d'homme. Ou la robe en mailles, plus sage mais un poil plus romantique.
& Don't : on évite l'écueil du look trop petit bourgeois, le short à pince, la culotte bouffante, la cravate ou le tailleur pantalon rigide...

 

Marie Varroud-Vial

À ne pas rater