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Le mot de la semaine : Seapunk

PureTrend vous propose régulièrement un mot ou une expression à caser lors des dîners en ville, pour briller en société. Aujourd'hui, penchons-nous sur le cas "seapunk".

Pour une fois, la signification première du mot est tout à fait simple. "Sea" comme océan, et "punk", comme... punk. En d'autres termes, ce mot désigne une nouvelle vague de punks, autant passionnés par les bracelets cloutés que par Flipper le Dauphin.

Le seapunk est une nouvelle famille mode qui pourrait bien entrer au Panthéon du grand dictionnaire du look, au même titre que la "gothique lolita" ou la "gouine à mèche". La littérature sur l'origne du mouvement est encore mince, mais c'est sur le Web qu'il a pris racine. Twitter (#seapunk pour les initiés), mais surtout Tumblr, la plate forme de microblogging préférée des jeunes où les images éparpillées sur la Toile prennent plus ou moins sens, sous les yeux des Internautes qui les publient alors que d'autres les partagent instantanément.

C'est le New York Times qui a pour la première fois mis le doigt sur le phénomène. D'après un article publié en mars 2012, la mouvance seapunk serait née en 2011, sous forme de "délires entre potes" sur Twitter puis Tumblr, avant de donner lieu à des concerts et des soirées thématiques. Un DJ new-yorkais (aka LilInternet sur Twitter) aurait décrit un rêve surréaliste : "Seapunk leather jacket with barnacles where the studs used to be" ("un blouson en cuir avec des coquillages à la place des clous"). Un HashTag plus tard et le mouvement était né.

Le mouvement seapunk est essentiellement basé sur une esthétique kitsch des années 90 : du bleu (beaucoup), avec une prédominance de turquoise, du rose Barbie, des créatures marines (le dauphin étant évidemment la star), des effets 3D à l'ancienne, des imprimés kaléidoscopes qui piquent un peu les yeux, et parfois des palmiers. Un véritable trip régressif sous acide, Ariel la Petite Sirène en pleine crise d'ado, Siouxsie and the Banshees in love de Bob l'Eponge.

Sur le plan vestimentaire, la panoplie du parfait seapunk compte plusieurs indspensables : une pièce à l'imprimé tie and dye (bleu de préférence) et aquatique (cela va de soi), du jean bleach et destroy, des bijoux cloutés argent ou en plastique fluos, un tee-shirt smiley ou yin et yang et pourquoi pas une tenue de surf. Mais la garde-robe idéale ne serait rien sans un beauty look très précis : cheveux bleus, verts ou rose fluo, make-up gothique coloré (lèvres bleues ou mauves, smokey eye bleu turquoise irisé), et le visage peut aussi être rehaussé de perles de couleurs.

Une fois l'iconographie seapunk bien intégrée, il est important de comprendre que ce mouvement esthétique s'étend désormais à la musique. Zombelle, Slava, Unicorn Kid, Fire For effect... Des artistes qui ont fait iruption sur la Toile, sur la scène undergroud, et dont le son n'a pas vraiment grand chose à voir avec le punk rock des années 80. Un grand mix d'influences électro, dance club années 90, drum & bass, et R'n'B.

Consécration ultime (ou trahison pour les puristes), la culture pop et l'industrie de la mode se sont appropriées la tendance seapunk. Une vague aquatique a déferlé sur les podiums, Alexander McQueen, Givenchy, Versace, Jeremy Scott, Peter Pilotto, Mary Katrantzou, et même Karl Lagerfeld pour Chanel, tous se sont mis au seapunk le temps d'une saison. Chez les stars, même constat, de Lady Gaga à Katy Perry (qui se transforme en sirène) en passant par Nicki Minaj en naiade fluo, ou encore la new face Azealia Banks, elles ont succombé à la chevelure fluo ou autre déguisement de petite sirène siliconée.

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