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Interview : Maloles Antignac, ses ballerines, son idylle

Maloles, c'est la ballerine fait-main qui fait sa belle aux pieds des filles cool , fun, pas vraiment classiques. "C'était" en fait. Car Maloles en 2012, ce sont des ballerines oui mais aussi des sandales, des bottes, des escarpins, une collection enfant... Tout ça dans un univers toujours ludique et avec un sens du détail digne des plus grands chausseurs de luxe.

Pour l'été 2013, la marque nous emmène au Brésil avec une collection très exotique baptisée "Idylle tropicale". Invitation au dépaysement et à la fête, on entend déjà l'accent suave des locaux... à moins que ça soit celui de l'Espagnole Malolès Antignac, fondatrice et directrice artistique de la maison. Rencontre.

Pourquoi des chaussures ?
Les chaussures sont des objets à mes yeux. Alors je dirais que c'est un objet qui m'attire depuis que je suis toute petite, un objet avec un aspect très dimensionnel. On peut jouer avec, décider si l'on met des talons, choisir l'intérieur, l'extérieur. Je trouve également que les pieds d'une femme sont quelque chose de très sensuel. Je suis assez attachée à cette culture chinoise et japonaise qui sacralise le pied, la cheville, la façon de marcher, de bouger par rapport au corps.

La ballerine vous a lancé en 2004. Quelle est votre lien avec elle ?
La ballerine m'a toujours fascinée. Les modèles plats en général. J'aime ce côté léger, aérien, ordinaire dans le bon sens du terme qu'elle confère. J'aime l'allure d'une femme qui sait porter du plat. C'est pas évident à assumer. Quelqu'un qui peut porter du plat comme des talons de 14 cm a un style fou, une allure incroyable.

Vous étiez rédactrice mode avant d'être créatrice. Ça fait quoi de devenir l'interviewée ?
En fait pas grand chose. C'est un chemin assez naturel pour moi. Et puis j'ai fait des breaks entre mon travail de journaliste et celui de directrice artistique. Je me suis formée à l'IFM et j'ai également travaillé à Londres dans un bureau de presse. Autant d'expériences complémentaires qui ont renforcé mon sentiment d'apporter sur les marchés un produit qui n'existait pas.

Comment est née la marque Maloles ?
J'ai pensé et repensé le concept avec des cahiers, des matières, des types de femmes... J'avais une idée assez cadrée d'où je voulais aller. Je me souviens du jour où j'ai décidé de faire de la ballerine pour ma première collection. Là j'ai vu la lumière! Je savais que c'était parti. Alors j'ai créé ma première ballerine : la "Zoe" (ndlr : modèle emblématique de Maloles ). L'idée était de faire quelque chose de souple, de très bijou, de très exclusif avec une attention particulière portée aux détails. Je voulais des chaussures pour tous les jours sans qu'elles soient ordinaires.

Comment choisissez-vous les prénoms de vos modèles ?
Ce sont des prénoms que j'aime, c'est aussi simple que ça !

Avez-vous déjà dédié des modèles à vos deux enfants, Anna et Olympia ?

Une seule fois pour Anna. J'ai créé une petite botte rétro de bébé pour ma première collection? Je l'ai appelée "Petite Anna".

Vous êtes espagnole. Pourquoi avoir emménagé en France ?
Parce que je suis tombée amoureuse d'un Français et de Paris.

Vous pensez parfois à installer un showroom en Espagne ?
Non. J'adore Paris, c'est la capitale de la mode, L'entreprise est complètement française. Très parisienne même. Ca fait 14 ans que je suis ici, ma famille, ma vie est à Paris.

Pouvez-vous nous parler de la collection Printemps-Eté 2013 ?
Elle s'intitule "Idylle Tropicale". Elle a été inspirée pendant mon dernier voyage au Brésil pendant le Carnaval de Rio. J'ai voulu qu'on y retrouve la chaleur, les couleurs, les mélanges, quelque chose d'excessif, de festif avec toujours une touche d'humour. La fille Maloles c'est quelqu'un qui ne se prend pas au sérieux. Elle ose même porter des sandales avec un talon ananas.

Keira Knightley porte vos créations. Y a-t-il une autre personnalité que vous aimeriez voir avec des Maloles ?
Julianne Moore ! Je la vois bien avec du plat version clean sans fioritures. Gwyneth Paltrow aussi. Elle a évolué avec le temps, elle est passée de "fifille" à femme plus "consistante". Il y aurait aussi Rachel Weisz dont la grâce m'étonne comme Natalie Portman. Mais Natalie est végétarienne, elle ne porte rien en cuir. Dommage.

Avez-vous des projets de collaborations ?
Oui j'ai deux projets en tête. Le premier me lierait à un autre univers d'accessoire et le second à un univers plus transversal, complètement différent du mien. Attention, je me considère pas comme chausseur mais comme directrice artistique qui crée aujourd'hui des chaussures mais qui peut aller ailleurs demain.

Justement, que répondez-vous à celui qui vous proposera d'arrêter la chaussure pour un autre accessoire ?
Je réponds aucun problème. Je crois que je pourrais même partir vers la décoration. Je suis très attirée par la sculpture d'objet, le jeu des volumes, des matières, des textures.

Votre mot français favori ?
Putain !

Le mot que vous détestez ?
Madame.

Votre actuel livre de chevet ?
J'ai commencé le dernier livre de J.K Rowling "Une place à prendre", en anglais, donc ça me prend un peu de temps...

Propos recueillis par Chloé de Trogoff

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