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Etre une Hyper-Femme

ETRE UNE (HYPER)FEMME

 

En cuir et arrimées sur des talons plus hauts que le Burj Khalifa de Dubai, les femmes de 2012, à l'aube de l'Apocalypse annoncée par les Mayas, n'ont plus peur de rien. Pire, elles ne craignent plus les hommes. Au revoir la nunuche d'intérieur qui minaude en papillonnant des yeux, et bonjour l'Hyperfemme. Prends toi ça dans les dents, Adam.

 

Pendant la mi-temps du Super bowl , Madonna, l'âge de ma mère mais le corps de ma petite soeur, a fichu la trouille pendant les 12 minutes d'un show digne d'une controlfreak à tous les porteurs de déodorants fraîcheur sauvage. Moulée dans des vêtements aussi tendus que son visage " pimpé " à l'acide botulique, ses acrobaties effectuées avec frénésie permettaient d'observer avec stupéfaction un corps en "plastique de rêve". L'Hyperfemme dans toute sa splendeur. Car depuis 20 ans, et la sortie de SEX, son ouvrage revendicateur sur la liberté féminine, Madonna se fait la figure grand public de ce phénomène, être étrange et perturbant, refusant l'image de la femme fragile et coincée, sans renier les atouts (et la force) qui lui ont étés donnés par Dame Nature. Si la mode du métrosexuel vit ses derniers instants (et entraînera dans sa chute, si tout va bien, le t-shirt à ultra décolleté pour les garçons au torse imberbe), l'exact opposé, version féminine (et bourrine), connaît actuellement son heure de gloire, après un commencement difficile.

Pendant les années 60, la femme se rebelle et s'affranchit des hommes à grands coups de manifestations et de prise de positions (politiques et autres). Elle gagne son autonomie, son salaire et ses droits à la sueur de son front, au détriment de son mari et de son père. Désolée les garçons.

Deux décennies plus tard, les grandes figures du punk comme Nina Hagen ou encore Lydia Lunch traumatisent une génération de jeunes hommes biberonnés par des mères sorties tout droit de Ma Sorcière bien Aimée. Trop maquillées, trop vulgaires, elles n'ont besoin de personne (et se contrefichent de ta Harley Davidson). Maîtresses dominatrices à l'image des photographies de Susan Meiseilas, codes visuels empruntés au BDSM, cuissardes et tenues cloutées , elles explicitent et hurlent sans peur le langage du sexe. Bouche toi les oreilles. Féminines et Féministes, couvertes de tatoos et sublimées de vinyle, elles jouent devant un public de " sexes forts " médusé oscillant entre dégoût et fascination.

Arrivent ensuite Poison Ivy des Cramps et d'autres figures confidentielles du rock et du cinéma indépendant, puis Madonna, qui vulgarise et incarne dorénavant l'Hyperfemme. Devenu in, le mouvement contamine toutes les stars et wannabees, qui n'arrivent pas toujours à avoir leur carte de membre. Lady Gaga , Rihanna ou Nicki Minaj ont le look mais pas l'allure, Beyoncé a l'envie mais pas le courage. Allez les filles, vous y êtes presque.

Mais qui pourra donc arrêter ce monstre sexy à quatre têtes, à la fois working girl, mère, amie et amante ? Qui peut impressionner l'Hyperfemme ? Les magazines masculins se plaignent en cachette et continuent de chercher la place de l'homme à l'époque d'Independant/Wonder/Supernous. Et bien mes loulous, si la femme évolue, faites aussi des efforts. Du haut de nos talons de 18 centimètres, on attend l'Hyperhomme autant que le prochain épisode de Grey's Anatomy. Et on évitera de lui faire peur, promis.

 

Marine Normand

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