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Peter Doherty : une soirée avec l'acteur de Confession d'un enfant du siècle

Après le showcase The Kooples en mars, j'ai de nouveau passé la soirée avec Peter Doherty mardi. Rendez-vous à 19h45 au cinéma du Forum des Halles pour découvrir en avant-première l'adaptation de la nouvelle d'Alfred de Musset "Confession d'un enfant du siècle" par Sylvie Verheyde dans lequel il fait ses premiers pas en tant qu'acteur.

Bon bien sûr, il ne m'avait pas prévenue qu'il avait également invité une bonne centaine de personnes. Mais en même temps une première apparition sur grand écran de Peter Doherty, ça attire les foules. Comme souvent un peu en retard, il fait finalement son entrée dans la salle, habillé d'un costume de dandy intemporel, chapeau haut de forme sur sa crinière désormais poivre et sel. C'est loin de moi, à côté de sa mère et de sa soeur qu'il prend place. Enfin pendant 30 minutes, puisqu'il quitte ensuite la salle en toute discrétion.

Le coeur brisé (?) mais envoûtée par l'accent british du rockeur qui lit les mots d'Alfred de Musset "Je ne peux ni l'aimer, ni en aimer une autre, ni me passer d'aimer", je plonge dans les tourments du jeune libertin qu'est Octave. Trompé par sa maîtresse, il mène une vie de débauche bien décidé à tirer un trait sur l'amour, avant de tomber sous le charme de Brigitte alias Charlotte Gainsbourg une veuve de 10 ans son aînée. Après avoir lu les critiques plutôt négatives pendant Cannes, j'avoue avoir eu une certaine appréhension. Et pourtant, celle-ci se voit vite dissipée par le charisme de Peter.

Certes, il livre une interprétation bien personnelle d'un héros classique. Décalé, moderne et torturé, il prête plus de sa personnalité et de son style à Octave qu'il ne se glisse dans la peau de son personnage, et c'est tant mieux. Pour ce premier essai, le chanteur s'en tire étonnamment bien, pour peu que l'on aime son côté politiquement incorrect. Si quelques longueurs égratignent l'oeuvre et si Charlotte Gainsbourg ne nous sert pas sa meilleure performance, un peu trop effacée par rapport à Peter, je suis sous le charme.

C'est toujours sur la surprise de cette prestation que je rejoins le fameux Silencio pour un showcase privé de Peter organisé pour l'occasion. Là encore, beaucoup trop de monde à mon goût pour un rendez-vous en tête à tête. Ce n'est certainement pas aujourd'hui qu'il apprendra mon nom. Si la foule est dissipée, le chanteur maîtrise son show du début à la fin. Entre les solos de guitare une cigarette au bout des lèvres, des rasades de whisky coca et des ballades comme "Arcady" ou "Last of the English Roses" on a le droit à du Doherty dans toute sa splendeur. Visiblement détendu, il invite même l'un de ses amis sur scène pour un rap improvisé rythmé à la guitare, un vrai showman on vous dit !

Chanteur ou acteur, "Bilo" est capable de tout, il l'a prouvé ce soir-là.

Marie Bresson-Mignot

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