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Peter Doherty, un peu, beaucoup, à la folie ?

Peter Doherty dévoilera bientôt une nouvelle facette de sa personnalité en s'attaquant au cinéma avec le rôle d'Octave dans "Confessions d'un enfant du siècle."
Peter Doherty dévoilera bientôt une nouvelle facette de sa personnalité en s'attaquant au cinéma avec le rôle d'Octave dans "Confessions d'un enfant du siècle."

Mardi 13 mars, le rendez-vous est donné à la boutique parisienne The Kooples située à Etienne Marcel où une poignée d'heureux élus attendent avec impatience l'invité d'honneur de la soirée, Peter Doherty qui présente aujourd'hui sa collection capsule. Seulement le british n'est pas vraiment connu pour sa ponctualité et sa fâcheuse habitude à être aux abonnés absents alimente les discussions. Viendra, viendra pas ?

Les interrogations en sont là lorsque le jeune homme chapeau vissé sur la tête, devancé par son manager, un petit bonhomme trapu à la moustache rousse se fraie un chemin dans la foule. Rapide, décidé il rejoint en un coup de vent les loges éphémères. C'est sûr, ce soir on aura le droit à un showcase de celui qui est sans conteste l'un des chanteurs à avoir fait le plus couler d'encre ces dernières années. Celui qui "fait la queue dans la cantine d'une prison pour une assiette de riz-poulet et qui sort en boîte en costume Dior le lendemain". Bref, un individu atypique dont la personnalité autant que les frasques fascinent.

Fidèle à son style de dandy romantique à la Raskolnikov, il s'arme de sa guitare et c'est parti pour une demi-heure de show. 30 minutes où l'on se frotte à celui que l'on appelle désormais Peter. Entre nouvelles chansons, reprises de "Psycho Killer" des Talking Heads ou de "Twist and Shout" des Beatles, on se replonge dans ce qui fait le mythe Doherty. Une personnalité aux multiples facettes, un enfant perdu dans un monde qui le dépasse, un enfant dépassé par sa propre intelligence et par son propre succès. Certains ne voient que ses aller-retour en prison, sa relation avec Kate Moss, son côté junkie et sa déchéance. D'autres au contraire perçoivent un Rimbaud moderne perdu dans des paradis artificiels, ses métamorphoses sublimes, à un bohémien tatoué, un artiste à la recherche de son Arcadie.

C'est ce dernier point qui semble être le leitmotiv de Peter Doherty. "Bilo" est transformé, c'est un artiste. Il est passé du terrain vague à un état de grâce et c'est même le titre de son album solo. Un premier opus fin et poétique dont il interprète à présent un morceau, "Sheepskin Tearaway", entouré des pièces de sa collection comme tout droit sorties de son propre dressing. A le voir dessiner des vêtements, exposer dans une galerie réputée de Londres, publier ses Carnets d'Albion, confier à la presse qu'il se lancerait bien dans le rap, une question nous taraude. L'enfant terrible de la scène british, qui termine son live par "Les copains d'abord" de Brassens serait-il devenu aussi doux qu'un agneau ? Pire, aurait-il perdu de son panache ? Usé par des années d'abus, se serait-il perdu dans l'auto-destruction ?

Mais un lancé de guitare dans le public vient déjà nous sortir de notre mélancolie précoce. Si Peter Doherty vient de fêter ses 33 ans, si sa tignasse indomptée s'est teintée de gris et s'il se laisse aller à chanter "nothing is nothing without my baby", impossible de faire sortir de lui le poète maudit, le rebelle, le rockeur décadent et hors norme . Et c'est tant mieux. Oui, il expose des tableaux. Mais des pièces recouvertes d'éclaboussures de sang. Son propre sang. Il est toujours là le Peter Doherty à l'esprit tourmenté, celui que la normalité semble renier.

Assagit peut-être mais lisse, certainement pas. Et c'est sans doute pour ça que son image colle si bien à celle de The Kooples, désinvolte et déjantée. Dans sa grande maison il collectionne chapeaux, foulards et autres pièces sorties hors d'âge qu'il mixe sans complexe comme un enfant se déguise se transformant en dandy en vêtements usés. Des guenilles ? Non. Des pièces qui ont la superbe de leur histoire.

Bientôt, le chanteur commencera une nouvelle page de l'épopée Dohertienne en se frottant au cinéma avec le rôle d'Octave dans "Confessions d'un enfant du siècle". Un titre évocateur pour celui qui est devenu en 10 ans le Messie rebelle de toute une génération privée de l'essence rock des Clash et des Sex Pistols.

 

A découvrir en images sur Puretrend.

 

Marie Bresson-Mignot

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