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Nicolas Duvauchelle et Benoit Magimel, deux freres ''Pour Une Femme'' : interview

"Pour une femme" de Diane Kurys sort dans nos salles aujourd'hui, et revient sur une histoire d'amour pas comme les autres. Celle d'Anne (Sylvie Testud ) qui découvre des brides de la vie amoureuse de sa mère, Léna (Mélanie Thierry). Elle apprend ainsi l'existence d'un oncle mystérieux, Jean (Nicolas Duvauchelle), qui semble avoir été le grand amour de sa mère, aussi fulgurant qu'éphémère. Un triangle amoureux se forme alors doucement entre Jean, Léna et son mari Michel (Benoît Magimel) au travers d'une histoire aussi attachante qu'intime, fortement inspirée de la vie des parents de la réalisatrice.

Rencontre avec Nicolas Duvauchelle et Benoît Magimel, les deux acteurs principaux du film.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans le projet "Pour Une Femme" : l'histoire d'amour ou le contexte plus historique ?

Benoît Magimel : Diane m'a appelé pour commencer et m'a dit "Écoute, j'ai un rôle magnifique à te proposer, tu peux pas refuser c'est sublime." Et effectivement c'était vraiment un très beau rôle. Ce film est rempli de beaux personnages, tous bourrés de contradictions, c'est exactement ce genre de rôle qui fait de la nourriture pour un acteur. Le contexte est compliqué, l'amour est une chose compliquée, il n'y a pas de jugements de valeurs sur ces gens qui traversent des choses difficiles. Et en plus c'est une histoire personnelle, il n'y a rien de mieux que d'être dirigé par un metteur en scène qui connaît parfaitement son sujet, il sera toujours là pour nous aider à retrouver le bon chemin. C'est à la fois rassurant et intéressant.

Nicolas Duvauchelle : Hmm qu'ajouter à cela... Je dois avouer que j'avais très envie de tourner avec Benoît, on s'était déjà pas mal croisé et c'était une envie commune de pouvoir travailler ensemble. C'était vraiment l'occasion rêvée, surtout qu'incarner deux frères est une chose assez forte.

B.M : c'est vrai, il faut dire que travailler avec des gens qu'on aime c'est le rêve. Surtout pour jouer des frères ou de bons amis ça arrive comme une évidence, tout ce passe pour le mieux quand on tourne avec des gens que l'on connaît.

C'est vrai que vos rôles sont assez complexes puisque vous jouez deux frères qui ont été séparé dès la naissance. Comment avez-vous approché ces rôles ?

N.D : c'est vrai que c'est plus dur de travailler là-dessus, sur cette relation de confiance. Mais Benoît et moi, on s'est finalement très vite trouvés et ça a rapidement été une évidence.

B.M : Oui, il y a pas eu de problèmes la dessus. Il y a des personnes que vous connaissez peu, avec qui vous êtes rapidement en totale confiance. Un peu comme l'effet inverse, avec des personnes que l'on connaît depuis très longtemps mais avec qui il y a un véritable blocage.

On vous retrouve beaucoup dans des films dramatiques, est-ce un genre qui vous attire particulièrement ?

N.D : C'est sûr que j'ai tourné dans pas mal de films assez noir. C'est un genre qui me correspond assez bien, surtout que je fais beaucoup de films d'auteur donc c'est souvent des films plus ou moins dramatiques.

B.M : La contradiction, c'est que souvent les acteurs de comédie sont des gens assez fermés, assez taciturnes même parfois. Alors que les acteurs de drame sont des gens qui se marrent beaucoup ! Pour moi la quintessence c'est un genre de comédie sur un fond de tragédie... Quelque part ce qui peut nous faire marrer c'est le malheur des autres, c'est comme ça qu'on nous le raconte. Je me retrouve pas mal dans ce genre noir finalement et ça me plaît bien.

Pensez-vous un jour passer à la réalisation ?

N.D : Oui bien sûr. Après il faut trouver plein de chose, le sujet, l'idée... Mettre en écriture c'est autre chose en fait. Moi je ne suis pas un gros littéraire, j'ai fais S et je suis pas très à l'aise avec ça. Par contre c'est vrai que j'y pense de plus en plus.

B.M : C'est vrai que cela né beaucoup de la frustration sur des films qu'on a pu faire. Des choses qui nous échappent. On a forcément des déceptions, on est pas tout le temps satisfaits des résultats. Les acteurs évoluent en même temps que leur carrière. Moi aussi j'ai bien envie de passer à la réalisation, j'ai réfléchi à des sujets mais l'évidence c'est d'aller raconter des choses qu'on connaît. Surtout pour un premier film. Que ce soit ce qu'on a vécu ou simplement savoir de quoi on parle. C'est pour ça que quand Diane Kurys raconte des choses personnelles, des choses de sa vie, c'est jamais autant réussi.

Vous tournez tous les deux aussi bien pour des réalisateurs confirmés que pour des tous nouveaux, qui réalisent leur premier film. Est-ce qu'il y a une grande différence de travail à fournir en tant qu'acteur ?

B.M: Là encore, comme pour les acteurs avec qui on va tourner, c'est une histoire de confiance. Il ne faut pas avoir peur d'accompagner quelqu'un mais tout dépend finalement de la personnalité du metteur en scène. C'est aussi un travail d'humilité, quand vous avez de l'experience vous voyez très bien comment les choses se font, à un moment donné on sait. On voit la manière dont c'est filmé, on comprend le cadre, on comprend la mise en scène. C'est un véritable travail d'équipe.

N.D : C'est vrai, et je trouve ça bien aussi d'être allé tourner avec des jeunes parce qu'ils ont une sorte d'énergie. Bon après côté énergie il faut dire que Diane n'a rien à envier à personne (rires), mais c'est vrai que pour les premiers films; à tous les postes c'est des jeunes aussi. C'est une énergie que j'aime beaucoup.

B.M : Oui, après tout on peut tourner pour de grands metteurs en scène confirmés et avoir un résultat raté. J'ai commencé le métier jeune, comme Nicolas donc forcément j'ai été habitué a bosser avec des gens dont la génération est au dessus de la notre. Et puis en prenant de l'âge on a envie de tourner avec des personnes de notre génération, c'est agréable de travailler avec des gens avec qui on parle le même langage. C'est aussi ça qui nous attire.

Vous avez de futurs projets ?

N.D : J'ai décidé de ne plus parler de mes futurs projets parce que la dernière fois, j'en ai cité trois et ils se sont tous cassés la gueule finalement... On est dans une époque un peu incertaine. Monter un film, trouver des financements qui ne partent pas c'est vraiment très compliqué en ce moment.

B.M : Moi mon projet pour le moment ça sera les vacances avec ma famille et mes amis si possible. En ce moment les films se font beaucoup au dernier moment et c'est à ce moment là qu'on peut se permettre d'en parler. L'année dernière j'en ai trois qui ont été repoussés à 2013 donc on devrait les retrouver bientôt... Mais bon, sait-on jamais.

"Pour une femme", au cinéma le 3 juillet 2013.

Propos recueillis par Aurélia Baranes

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