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La star la plus Cher du monde, épisode I : 1960 - 1980

En 1963, Cher n'est encore que la moitié du duo Caesar & Cleo qu'elle forme avec le chanteur Sonny Bono. Pour l'heure, tous deux partagent le même amour pour le casque frangé, leur signature pendant plusieurs années encore.
En 1963, Cher n'est encore que la moitié du duo Caesar & Cleo qu'elle forme avec le chanteur Sonny Bono. Pour l'heure, tous deux partagent le même amour pour le casque frangé, leur signature pendant plusieurs années encore.

En France, on connaît aujourd'hui Cher pour son tube "I believe", une ode très "camp", très kitsch mais surtout, un tube mondial dans 43 pays qui fit danser les bimbos, nos mères, vos pères - et surtout votre petit frère dont on s'inquiétait de l'intérêt soudain pour les plumes et les boas de Régine. Cher, c'est surtout l'aventure au galop d'une femme nommée Zorro qui connut des déconvenues mais qui fit surtout contre fortune bon coeur, quand le porte-monnaie de Madame enfla d'un amas de dollars incroyable. Une fortune estimée à plus de 600 millions de Dollars. Cher c'est une femme arménienne, soit, et Cherookee, certes, mais c'est une américaine surtout, dont la vie et la carrière illustrent les fastes d'un spectacle Made in USA.

Splendeurs et misères en quelques secondes. Des tubes, des albums en tête des charts américains et des bides, pires que Lara Fabian. Car n'est pas Diva qui veut. Cette vie-là, pour qu'elle soit glorifiée, aimée et appropriée par les foules, doit être compressée de succès et de malheurs personnels : un divorce, des séparations, des échecs commerciaux, des décès puis une certaine solitude de coureur de fond dans le milieu. Cher, la Dalida des U.S ?

Cher résume à elle seule les tabloïds des mags d'aujourd'hui, cette folie Internet de tout voir, de tout observer jusqu'à la composition – caffe latte ? - du Starbucks que les stars boivent quand on les chope en paparazzade. Une vie au soleil donc, du succès, mais avec des vapeurs noires pour densifier l'intimité d'une créature, la plus affriolante des Etats-Unis. Self-Made Woman.

Depuis ses débuts, dans les années 60, Cherilyn Sarkisian Lapierre, de son vrai nom, fut à la fois hippie, baba, rock - ou pas -, queen of the desert, déjantée, rejantée... Si Cher est belle, adulée, c'est aussi grâce à l'admiration d'une grande partie de son auditoire, désormais réservée aux dingues de la boule disco, un Cabaret Mondial, version Studio 54 comme son tube, "Take me home", circa 79. Après les effluves baba en compagnie de Sonny, plus folk avec son deuxième mari, Greg Allman du groupe Allman Brothers Band, l'allure de la star devient un festival de la paillette : un visage remixé par des seringues, pas si légères que ça, et des coiffures dignes de la parade de Janet Jackson au Moulin Rouge, fin des années 80.

Enfin, Cher, c'est le fruit d'une entente totale et d'une confiance - ô malheur ! - avec un couturier, Bob Mackie. Il est le Pygmalion des stars, le Maharaja du glitter qui rhabilla en lustre vénitien des sommités aussi illustres que Donna Summer, Barbara Streisand dans "Funny Girl" ou Tina Turner. Cher & Bob sont de grands amis et celui-ci lui a offert sa plus grande période, à l'époque du label disco Casablanca.

C'est un fait, la grande Cher adore les transformations. Décadente et fleurie quand elle commença en 63 à collaborer avec son premier mari Sonny Bono pour un duo, Sonny & Cher, qui rafla plusieurs grands tubes comme "I got you babe" ou "The beat Goes on". Noire et hirsute quand le rock la rongea pour des collaborations avec Bon Jovi, brillante comme la Tour Eiffel, un soir de Champs Elysées par Michel - le Drucker – en robe Bob Mackie, mais le grand souvenir-image de Cher, c'est cette apparition aux Oscars de 1986 avec une robe de ce dernier : une sorte de cascade de paillettes, de strass, de tout ce qui brille sur la terre avec coiffe et peu de tissu pour recouvrir le minimum. Le leitmotiv look de la star a toujours été provocation. Preuve à l'appui lors de ses premiers shows télé avec Sonny, "The Sonny & Cher Comedy" ou "The Cher Show", période 1971-1978.

Mais Cher a comme tout le monde ses périodes noires, augmenté du virus de la pause sérieuse quand elle entama une carrière cinéma, parfaite dans "Eclair de Lune" (1988) de Norman Jewinson, avec un Oscar de la meilleure actrice en poche ou dans l'étrange "Mask" (1985) de Peter Bogdanovich, prix de la meilleure interprétation à Cannes. Celle qui débuta un premier album solo en 1971 avec un titre prémonitoire "Gypsys, Tramps e& Thieves" n'a jamais démenti sa réputation avec des tenues aussi transparentes que clinquantes, le bon goût en moins. C'est aussi pour cela qu'on aime Cher, pour la démesure d'un festival à l'américaine, pour le show version Las Vegas où la diva se produisit de longues années au Caesars Palace avec des rockeurs rien qu'à elle - les Dudeck avec qui elle forma un groupe, les Metal Black Rose. Aïe !

Ce qu'on adore de Cher, c'est le pire pour le meilleur des yeux, un peu comme le clinquant d'une guirlande qui s'effiloche. Ça brille, ça s'illumine. Bientôt Noël, non ?

 

Texte : Fabrice Paineau

Légendes : Amélie Cosmao

 

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