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L'extraordinaire univers de Monsieur Tim Burton

"BeetleJuice" sorti en 1988 résume parfaitement l'exubérance version Tim Burton.
"BeetleJuice" sorti en 1988 résume parfaitement l'exubérance version Tim Burton.

Son univers est onirique et facétieux, tandis que son imagination semble être celle d'un enfant qui a croisé un génie. Tim Burton est de ces artistes couteau-suisse qui a su créer un monde qui lui est propre. Ses films sont des voyages psychédéliques, qui nous donnent l'impression d'être entré dans la tête d'un désaxé... Démesurément perfectionniste.

Longtemps incompris, cet expatrié londonien, jadis hollywoodien a fui son pays pour - confie-t-il - rester au maximum "humain". Véritable homme-enfant, Burton a d'abord voulu flirter avec l'univers du dessin animé. Un échec. C'est avec un sourire narquois qu'il évoque ses anciens déboires dans la maison Disney, pour laquelle il a travaillé début 80. Avec du recul il admet finalement, sans perdre son rictus, qu'il était préférable que ses croquis pour "Rox et Rouky" soient contestés. "On aurait dit des animaux écrasés, les enfants auraient vraiment eu très peur !" conclut-il avec humour.

Probablement pas assez conformiste, il lui vient l'idée d'inventer son propre univers, dans lequel on retrouve toujours beaucoup de similitudes. Dans ses films, son alter-ego est Johnny Depp, tandis que sa muse n'est autre que sa fiancée Helena Bonham Carter.

Ses personnages principaux sont toujours des individus solitaires, excentriques, timides, en marge de la société, avec une carnation opaline digne d'un vampire. La mort est très régulièrement évoquée et le réalisateur a une véritable prédilection pour les monstres. Du loup-garou ("Big Fish") en passant par Monsieur Pingouin ("Batman") ou évidemment le vampire ("Dark Shadows").

Vilain petit canard dans son enfance, Burton avoue s'être souvent exprimé au travers de ses dessins : "C'était mon meilleur moyen d'expression, parler n'était pas mon fort". Les films d'horreur ? Il les adule, et les regarde même depuis qu'il a trois ans. "Moi je n'avais pas peur, ce sont mes parents qui se cachaient derrière le canapé. Au final, les enfants n'ont pas vraiment peur des monstres, c'est en grandissant que les angoisses se développent".

Petit à petit, il entretient alors un parallèle très étroit entre l'épouvante et les films pour enfants. On découvre ainsi une version hystérique de "Charlie et la chocolaterie", une "Alice au pays des merveilles" version guerrière ou encore "Les Noces Funèbres", un dessin animé... avec des morts pour protagonistes.

Dès demain, le réalisateur s'exposera à la Cinémathèque Française, avec plus de 500 dessins et des objets directement tirés de ses films. Du masque de Batman en passant par le superbe cerf taillé par "Edward aux mains d'argents", tout y est. Une rétrospective directement issue de son inconscient fertile.

Le monde de Tim Burton, à découvrir en images sur Puretrend.

 

Aurélia Baranes

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