Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Ginger et Rosa : affres adolescentes et decouverte de la sexualite dans les sixties

Délicat récit initiatique (mais pas que), "Ginger & Rosa" réalisé par Sally Potter sort aujourd'hui dans nos salles. Un long-métrage qui laisse la parole à Elle Fanning et Alice Englert (découverte dans "Sublimes créatures" ) aux abords de la découverte de la sexualité et plongées en plein coeur des sixties. L'une est embastillée dans son enfance, l'autre est d'une précocité presque dérangeante, mais toutes deux sont d'une complicité éblouissante... Retour sur un film à ne pas manquer.

Le synopsis : À Londres dans les années 1960, Ginger et Rosa, deux ados inséparables vivent ce moment unique du passage de l'enfance à l'âge adulte. Entre parano de la guerre froide et apprentissage de la liberté, révolution sexuelle et féminisme politique, blue jeans délavés et rock contestataire, cigarettes et premiers baisers, elles entrent en rébellion contre leurs mères, pour finir par se déchirer, irrémédiablement.

La force de "Ginger & Rosa" se puise au travers de son contexte sociologique et historique. Sally Potter n'a pas la paresse de se contenter d'un récit purement initiatique, mais préfère partager une atmosphère qu'elle a visiblement vécu. La peur autour de la bombe atomique - centre d'attention des médias- les assemblées générales et les manifestations rythment ce climat de début de guerre froide sans devenir trop encombrant.

Elle Fanning (Ginger) et Alice Englert (Rosa) découvrent dans ce contexte les affres de l'adolescence entre l'euphorie et la douleur, jusqu'à l'explosition des sentiments. L'une hérite de notre pitié, l'autre de notre antipathie la plus totale, jusqu'à nous mettre mal à l'aise. Celle qui n'est plus seulement une "petite soeur de" se dévoile en rousse diaphane, mutine, rebelle, révoltée mais à fleur de peau. Alice Englert, plus mûre, se voile derrière sa crinière noire et ses yeux de biche. La fille de la réalisatrice Jane Campion n'a pas peur d'écorcher son image encore toute fraîche, jouant avec l'aversion du spectateur. Coup de coeur pour l'apparition discrète de Christina Hendricks en mère dépassée par les évènements et victime de sa vulnérabilité. Un film où les personnages se déchirent tout autant qu'ils s'aiment, dont les deux ados antinomiques en sont le parfait moteur, jusqu'au final, poignant.

"Ginger & Rosa", en salles le 29 mai.

Aurélia Baranes

Découvrez également aujourd'hui au cinéma "Very Bad Trip 3" .

À ne pas rater