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Anna Karenine : Joe Wright depoussiere Tolstoï

Dépoussiérer un vieux roman de Tolstoï, telle est la mission que Joe Wright s'est donné en offrant sa version d'"Anna Karenine". Au travers d'une machinerie théâtrale, le réalisateur surprend par sa double efficacité : décors oniriques et scénario bien ficelé. Chorégraphié comme un ballet, ce septième long-métrage du réalisateur anglais est un véritable bijou.

Anna Karenine (Keira Knightley), dévouée, délicate et hypnotique semblait destinée a vivre une passion destructrice. Dans cette froide Russie du XIX ème siècle, il n'y avait pas de place pour une femme aussi ardente. Mariée à un haut fonctionnaire du gouvernement (Jude Law), elle s'amourache d'un officier de la cavalerie (Aaron Taylor- Johnson). La fatalité s'installe peu à peu dans cette version du film qui fait ressortir tout le génie du roman : entre luxure, romance et amour, la frontière peut être mince. Arrive la métamorphose d'Anna, désarmante au commencement, finalement trahie par sa maladresse pathétique. Un bel archétype de l'héroïne bafouée.

Valses endiablées, fondus enchaînés, porte qui se claque dans un décor pour se ré-ouvrir dans un autre, bienvenue dans le plus époustouflant théâtre jamais vu au cinéma. Un artifice des plus réussis pour cette mise en abîme Tolstoïenne. Romanesque, l'esthétique du film s'ajoute au classicisme de l'histoire, ajoutant une forme sensorielle et visuelle au résultat final.

Si le scénario et la beauté plastique d'"Anna Karenine" nous séduisent tout au long, aussi bien dans sa détresse manichéenne que dans sa théâtralité, il en est de même pour le casting. Iconoclaste, Keira Knightley, oiseau fragile s'impose avec virtuose tandis qu'Aaron Taylor-Johnson, prédateur épris nous convainc dès la première seconde. Une rare intensité dévoile Jude Law dans le rôle du mari cocu. Méconnaissable, le bellâtre grave et dénaturé nous hypnose au travers de son jeu fascinant, éloquent.

Anna Karenine, en salle le 5 décembre.


Aurélia Baranes

En salle aussi aujourd'hui : "Cogan" avec Brad Pitt.

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