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Rencontre avec Gaia Repossi

Du haut de ses 23 ans, Gaia Repossi est une jeune étudiante qui fait dans la Haute Joaillerie. Pour sa marque Ere by Repossi, elle créé en collaboration avec Eugénie Niarchos, bagues, pendentifs, boucles d'oreilles et manchettes inspirés de l'architecture religieuse orthodoxe et de l'art byzantin. De véritables pièces précieuses qui semblent taillées dans une dentelle d'or jaune, rose ou noir et pavée de diamants. Karl Lagerfeld est déjà fan, et affiche une pince à cravate créée exclusivement pour lui. Rencontre avec une créatrice de bijoux passionnée d'art et de mode.

 

Mélody Kandyoti: La collection Ere by Repossi s'inspire principalement de l'architecture religieuse orthodoxe. Qu'est-ce qui a motivé ce choix artistique?

Gaia Repossi: Ma passion pour les vestiges de l'art et de l'antiquité.

Vous travaillez en tandem avec Eugénie Niarchos. Comment se répartissent les rôles? Avez-vous chacune une spécialité lors de l'élaboration d'une collection?

Eugénie a le titre de conseillère artistique dans notre maison. Mais nous avons fait cette collection à deux. On part d'une idée, d'une esthétique générale, on fouille dans des archives, aux puces, dans les marchés à travers le monde... Souvent l'idée est commune, il y a une symbiose du point de vue du concept que j'imagine avant tout porté. Puis je me charge de faire des esquisses que nous sélectionnons. Le tout est ensuite expédié aux ateliers et suivit au fur et à mesure, de la cire au moulage. Il faut plusieurs pièces pour obtenir la pièce parfaite. Ce n'est qu'ensuite que nous construisons son univers.

Comment définiriez vous la femme Ere by Repossi ?

Évidemment jeune dans son esprit. Mais surtout étrange, différente.

Selon vous, quelles sont les matières nobles pour faire des bijoux?

L'or nous l'employons depuis des millénaires.

Êtes-vous toujours étudiante? Si oui, que voyez vous pour la suite? La haute joaillerie va t-elle devenir un "job à plein temps", ou voulez vous toucher à un autre domaine artistique?

Depuis toujours mon rêve a été d'être artiste. Je voue à la peinture une passion sans fin. Je suis étudiante encore, j'ai 23 ans! Je ne voulais pas faire ce métier, absolument pas. J'étais très entêtée avec mon avenir. Puis j'ai grandi et j'ai vu le potentiel et la beauté du travail de mon père (Alberto Repossi). Je ne sais pas pour l'instant, et je tâche d'être le plus professionnel possible. Ce qui est certain c'est que la peinture restera une passion toute ma vie.

Vous êtes très présente lors de la Fashion Week de Paris. Les défilés de mode vous inspirent-ils pour votre travail? Si oui quels créateurs en particulier?

Oui c'est vrai, peut-être peut-on me juger superficielle en apparence. En réalité c'est plus simple que cela. Je considère le secteur dans lequel je travaille identique à la mode. Du moins du point de vue de la gestion de l'image, et la façon dont on véhicule l'esthétique générale d'un concept. L'univers de la mode est très proche, c'est le même.
Je suis admirative de grands personnages comme Karl Lagerfeld ou de plus jeunes comme Nicolas Ghesquière qui révolutionnent notre allure.

Karl Lagerfeld porte certaines de vos créations (dont une pince à cravate), il a également réalisé une série de photos pour la dernière campagne Ere by Repossi. Comment s'est passé votre première rencontre?

C'était pour notre portrait. Celui qu'il a réalisé d'Eugénie et moi-même. Il nous a ensuite accompagné dans notre parcours. Il s'est montré très admiratif sur certaines de nos pièces. Pour l'histoire de la pince à cravate, nous l'avons réalisée pour lui à partir du petit pendentif de notre collection qu'il adore. Il a apporté une image masculine à notre produit, et a réalisé ces photos alors qu'il faisait un shooting pour le Vogue nippon. C'est très pur et sobre.

Y a t-il un bijou en particulier qui vous a donné envie d'en créer?

Oui beaucoup de pièces arabes et indiennes. Les serpents aussi, utilisés depuis l'antiquité mais pas ceux que l'on trouve aujourd'hui. Au Louvre il y a une petite bague de l'antiquité grecque, c'est un anneau très simple en apparence, mais avec à ses extrémités deux têtes de serpents qui se regardent, et l'anneau est recouvert de fines écailles. Elle me fascine. J'imagine la personne qui la portait à cette époque si lointaine.

Le bijou qui ne vous quitte jamais?

La bague "Twin", une variante que nous venons de commercialiser. Je l'avais réalisée uniquement pour moi au départ. Elle couvre mon doigt d'entrelacs noirs.

Le bijou que vous rêvez que l'on vous offre?

Aucun. Le plus souvent je ne porte rien. C'est paradoxal. Ou peut-être une bague de fiançailles... Un jour.

Y a-t-il une photo ou un tableau qui vous inspire?

Les nymphéas de l'Orangerie. Parfois je vais dans ces salles ovales. Tout le language de la peinture y transparaît. La couleur parle. C'est révolutionnaire.

Votre lieu de prédilection pour passer des vacances?

J'ai grandi près de la mer Méditerranée c'est dans mes veines. Mais l'Inde reste mon pays de prédilection.

Quelle personnalité pourrait être votre égérie?

Charlotte Gainsbourg. Son père me fascine.

La pièce que vous préférez dans votre dressing?

Une vieille paire d'escarpins rose en lézard signée Balenciaga .

Propos recueillis par Mélody Kandyoti.

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