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La basque, un atout exclusivement féminin

Une basque ? Aussi régionaliste que le terme puisse paraître, son origine se perd dans les méandres de l'histoire du costume et du langage populaire. Il ne faut pas confondre l'expression "accroché à ses basques" et "lâche-moi les baskets". Même si elles expriment une réalité assez proche vis-à-vis des fâcheux qui empiètent sur le périmètre vital, elles intègrent deux éléments bien distincts de la garde-robe qui ne sauraient se confondre. Laissons les baskets de côté.

En ce qui concerne les basques, de quoi s'agit-il au juste ? C'est une partie de vêtement arrondie, inspirée d'une pièce du vestiaire folklorique basque, la basquine, qui se retrouve aujourd'hui sur toutes sortes de pièces de vêtements féminins, voire d'accessoires, pour marquer la taille et accentuer l'arrondi des hanches. La veste du tailleur Bar, signature du style Christian Dior, créée en 1947, intégrait les basques de façon emblématique. Ces éléments, correspondant à une morphologie féminine qui a évoluée depuis, ont été déclinés à l'envie dans les années 40 et 50.

Portées au-dessus d'une jupe droite, voire entravée ou de forme crayon, les basques compensent le côté étiré du bas de la silhouette et perchent la taille tout en contrastant avec elle. L'ensemble donne au corps une sensualité qui trouve toute sa grâce dans les mouvements de déhanché. Un peu délaissée dans les looks plus graphiques et les formes trapèzes des années 60, la basque revient en force à partir des années 80, sous la signature de Thierry Mugler. Avec ses corsets étranglant la taille, ses vestes ou ses serre-taille dotés de basques, cet admirateur des silhouettes glamourissimes d'une femme hyper starisée, pousse la féminité à l'extrême et lui fait tutoyer la force , voire l'agressivité, dans ces basques qui dessinent une silhouette où les courbes contrastent avec une carrure aussi surdimensionnée que rectiligne.

D'un point de vue technique, la basque réclame un savoir-faire particulier. Dans la carcasse de la veste de tailleur, "elle nécessite l'emploi d'une toile tailleur des plus raides, en double épaisseur et de la même forme que la découpe du tissu placé au-dessus. Cette toile qui donne la forme est entièrement surpiquée à chaque centimètre pour la renforcer encore "confie Jacqueline Emme, première d'atelier".

Tout est fait pour que la basque reste bien en place et fasse ainsi rouler le vêtement autour des hanches." Il est assez amusant de considérer que ces formes aujourd'hui exclusivement féminines, aient été placées au XVIIème et au XVIIIème siècle sur des silhouettes masculines et à l'arrière du vêtement. La basque d'aujourd'hui accentue les courbes vues de face. Ces formes d'hier faisaient de même dans les vestes d'homme vues de profil, pour marquer la cambrure et accentuer les fesses. C'est ainsi que les courbes ont migré du dos des gentilhommes d'antan pour se placer sur les hanches des femmes d'aujourd'hui. CQFD.

 

Jean Paul Cauvin

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