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Tournez Manège ! L'hommage de Christian Lacroix à Schiaparelli

Si une maison sait susciter le suspense c'est bien la maison Schiaparelli, qui en 2012 s'installait place Vendôme dans les murs mêmes des salons couture d'Elsa Schiaparelli. La marque, désormais propriété de Diego della Valle, se choisissant une ambassadrice en la personne de Farida Khelfa. Un an plus tard, la maison livre son premier chapitre, une collection hommage créée par Christian Lacroix en toute liberté.

Un hommage assez magique rendu part le couturier au destin si particulier qui, depuis quatre ans a quitté la mode, sa maison ayant dû fermer ses portes, pour créer des costumes pour le théâtre et l'Opéra.

Dans la presse de mode, il doit en rester assez peu à pouvoir s'en souvenir mais cet hommage rendu à Schiaparelli a quelque chose à voir avec sa première collection de haute couture à lui, en 1981, brillantissime, pour Patou. Une collection à laquelle j'assistais pour "Le Matin", aux côtés de Vincent Darré, à peine sorti du studio Berçot qui illustrait les papiers sur la couture. Ce défilé nous avait estomaqués. Le couturier reprenait le thème du cirque, un thème qu'il partage ce soir avec Schiaparelli. "Sans Elsa, je n'aurai jamais été couturier" déclarait Christian Lacroix.

C'est d'ailleurs sur un manège à miroirs, dans une ambiance musicale foraine, que sont présentés les dix-huit modèles d'anthologie. Certains chapeaux aux proportions coniques évoquent ceux des clowns blancs. Un décor choisi : le ravissant salon des boiseries du Musée des Arts Décoratifs, rarement ouvert au public et auquel on accédait par une volière en bambou couverte de cerisiers en fleurs et d'écran télé figurant des oiseaux.

Christian Lacroix aime la liberté. Il s'est donc trouvé tout à fait à son aise avec cet exercice qui n'a pas vocation à être commercialisé. Reste à savoir de quelle façon le couturier arlésien allait évoquer la couturière italienne. Comment allait-il rendre l' excentricité de la couture de Schiap, son réalisme aussi, car Schiaparelli a su trouver une élégance adaptée à la guerre, cet art de faire flamber les couleurs vives et sa collaboration avec les artistes surréalistes.

"C'est un monstre sacré inclassable à la modernité increvable" affirme Christian Lacroix à l'une de nos consoeurs. Ce qu'il retient de son travail : "l'épure, des proportions inattendues une vision hyper contemporaine de la féminité".

Clin d'oeil au homard dessiné par Dali, présent ici en chapeau et une pochette.

Bottines ourlées de renard, robe aux manches shocking, plastrons de métal et de singe, robe longue émeraude au drapé somptueux de complexité. Cape noire, aux proportions étonnantes, rebrodée de jais. Toques coniques en singe, serre-tête à doubles houppettes, turban années 40.... Steven Jones, le chapelier anglais, s'amuse et me confie avoir proposé ses services à Christian Lacroix pour la création des chapeaux. "Non, lui aurait répondu celui-ci, c'est exactement ce qui me passionne. J'ai très envie de les faire moi même" ...

La maison annonce qu'une fois par an elle va collaborer avec les grands noms de l'art contemporain qui donneront leur interprétation du style de celle qui a si bien su marier l'art et la couture. Quant au styliste maison, son nom sera connu ultérieurement.

Paquita Paquin

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