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Maison Martin Margiela

Défilé Maison Martin MargielaParis Automne-Hiver 2014
Défilé Maison Martin Margiela Paris Automne-Hiver 2014

La Maison Martin Margiela et le gigantisme

Passer quelques saisons loin d'une marque au moment où le label se trouve en pleine mutation –quoiqu'on en dise- ça n'est pas plus mal. On n'est pas atteint par les affres, ni par les regrets. MMM est une nouvelle entité qui sait désormais gérer tout à fait correctement son ADN, c'est que j'ai pu constater après un petit break de trois ans, sans assister aux collections maison.

L'art de bousculer les proportions et celui d'amplifier certaines parties du vêtement, c'est ce qu'on aime chez Margiela. Ici les manches et leurs poignets interminables sont même soulignées d'un coup de peinture à la bombe, histoire de donner du relief à un tailleur pantalon noir "où le mot de smoking peut être prononcé" aurait pu dire la regrettée Andrée Putman de sa voie éraillée. Grandiloquents également, ces protège-coudes rouges immenses posés aux manches des vêtements.

Cette saison MMM raffole du volume maximaliste avec des cols Danton finalement plutôt assortis aux effets de poignets et aux rayures révolutionnaires.

Avec ses manches qui n'en finissent pas et leur large poignet, un simple teddy en satin bleu nattier à rayures prend des allures de costume d'époque digne des allées du jardin du Palais royal mais au final, il s'agit juste d'un blouson.

Avec la maille, il se passe des choses également intéressantes. On en use par moment comme d'une résille de laine très lâche pour housser, ombrer un pull, jaune sur rouge, rien ne bouge, violet sur noir, c'est la bagarre !

L'artisanal fait également partie des gènes maison. Les chemises blanches houssées de tulle noir voient les épaules et le buste se couvrir de broderies sauvages : des points de laine multicolore disposés à l'arrache, en mikado, un peu comme les brins de paille d'un nid.

Avec leurs grandes inscriptions, les robes longues avaient quelque chose de déjà vu et certainement pas autant de force que tout le reste de la collection qui elle, me convenait parfaitement.

Paquita Paquin

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