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Fashion Week : Les défilés parisiens au tempo de Michel Gaubert

Illustrateur sonore des collections Chanel, Balenciaga, Raf Simons, Céline, Christian Dior, Michael Kors, Gucci, Fendi, Thom Brown, Proenza Schouler, Rodarte, Mugler... entre autres, Michel Gaubert nous livre quelques clés sur les premiers défilés parisiens dont il a réalisé l'illustration sonore.

Mardi, il donnait le ton du défilé Vaccarello : "Distance et chaleur , papier glacé mais torride" . Mercredi sa musique pour le défilé Felipe Oliveira Baptista était à la fois : "Cosmique terrienne". Quant au défilé Mugler , mode et musique nous entraînaient vers "l' Asie du Sud Est". Quant à celui de Balenciaga, il évoquait : "Cocteau, la mythologie, le calme après la tempête".

Michel Gaubert répondait récemment à nos questions :

Quand t'es-tu lancé dans le métier d'illustrateur sonore des défilés ?

Dans les années 90, j'en avais marre du magasin de disques (ndlr : après avoir été disquaire au Palace dans les années 80, il travaille pour le magasin Champs Disques pour lequel il importe des disques des quatre coins du monde. Champs Disque a la réputation de fournir les musiques de club).

Après quelques expériences pour Vestiaire, pour Marcel Lassence, Marithé & François Girbaud, et mes amis Mariot-Chanet, je me suis mis à travailler plus régulièrement pour la mode. Un jour Karl Lagerfeld m'a demandé si ça m'intéresserait de choisir la musique de ses défilés: bien sûr ! Je suis allé faire un tour à Milan. Je faisais pas mal de choses avec Dimitri Von Paris. Je n'ai pas fait de plan de carrière, mais c'est allé assez vite.

J'ai créé ma société en me disant que je n'allais pas faire que ça, mais je me suis pris au jeu. C'était bien plus excitant que de faire danser les gens dans les fêtes. Quand ils sont pétés et qu'il faut faire bouger tout ça, c'est parfois rasoir. En revanche, pour faire des recherches pour les défilés, tu peux être dans n'importe quel mood chez toi, avec tes affaires. Tu travailles certes pour une manifestation qui va durer un instant, mais tu n'as pas besoin de saisir l'instant, de surfer sur l'humeur des gens, comme le réclame le métier de DJ.

Ta clientèle varie beaucoup d'une saison à l'autre ?

C'est plutôt régulier. Quand la conversation fonctionne, on ne l'arrête pas comme ça. Si un dialogue s'ouvre, cela dure plusieurs saisons. La première fois, ou ça passe ou ça casse, sinon c'est plutôt récurrent. Je n'ai pas d'états d'âme par rapport à ça.

Propos recueillis par Paquita Paquin

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