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John Galliano

Défilé John GallianoParis Automne-Hiver 2013
Défilé John Galliano Paris Automne-Hiver 2013

La mesure aristocratique de John Galliano

Bill Gaytten a définitivement trouvé sa place et gagné son statut de créateur qui compte. Le remplaçant de John Galliano, à la tête de la création de John Galliano depuis deux saisons a semble-t-il trouvé le parfait équilibre entre l'héritage du couturier, les nombreuses influences de ces précédentes collections et sa propre appréhension de la féminité.

Une très nette ascendance qu'a illustré avec justesse la collection de la maison présentée dimanche, dont l'héroïne, inspirée des dessins de l'illustrateur Aubrey Beardsley, se fait bourgeoise racée du 19e siècle, écho diffus au défilé Automne-Hiver 2010/2011 de Christian Dior réalisée sous l'égide de John Galliano.

On retrouve sur ces héritières victoriennes la richesse et la fluidité de la mousseline, la technicité des plissées, l'évanescence des froufrous, la palette de couleurs, et le traitement des matières comme le cuir, comme des échos à l'ancien créateur. La femme Galliano aime la provocation et les attitudes sexy mais il serait trop réducteur de ne voir en elles que des séductrices en robes du soir.

Bill Gaytten l'a bien compris et va chercher des références dans le vestiaire masculin. Élégant cocher avec ses manteaux et capes en drap de laine bordés de fourrures, chasseuse aristocrate avec ses bérets richement décorés de plumes et ses pantalons jodhpurs en velours côtelé associés à de longs gants d'extérieurs, l'héroïne de la saison est une fille aussi à l'aise dans les salons que dans la campagne anglaise.

S'ensuit des silhouettes plus sensuelles, où les robes froncées, plissées, divinement fluides et aériennes, semblables à des déshabillés, dévoilent des bas délicats, les formes d'une poitrine et plus encore ; où le cuir se fait plumage bluffant de technicité sur une robe, et où les vestes se parent de jabots jamais trop extravagants.

Voilà là la touche Bill Gaytten : la mesure, même sur les pièces les plus travaillées. Rien n'est grandiloquent ou caricature, même dans les chapeaux excentriques de Stephen Jones ou dans les élans sensuels de son héroïne.

 

Caroline Lazard

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