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Comme des garçons

Défilé Comme des garçonsParis Automne-Hiver 2013
Défilé Comme des garçons Paris Automne-Hiver 2013

Le cyber world de Comme des garçons

Incroyable vitalité de Rei Kawakubo qui parvient toujours à approcher le vêtement par des biais inédits. Elle explore cette fois-ci une garde-robe en partant du plat et de l'à-plat comme ces poupées en papier cartonné que l'on habillait en détachant leur robe selon les pointillés avant de les accoler à leur silhouette nue. Les divers éléments de la panoplie sont d'une raideur absolue et largement surpiqués à chaque couture qui permet d'imaginer encore mieux qu'ils sortent d'une surface plane. Le corps ne parvient pratiquement jamais à indiquer sa présence ; pourtant une fois portée, l'étoffe prend tout son volume, un volume inscrit dans des grands ronds, des carrés, des triangles. Ces silhouettes évoquent les cartons d'un patronage, tant les formes sont basiques.

La couleur dominante de cette démonstration est le rose, tous les roses, du framboise au dragée, le rouge, ainsi qu'une palette tendre lavande, jaune, bleue. Les coiffures, signées Julien d'Ys, sont tout aussi colorées. Des cheveux vernissés mais libres, qui arborent des coupes variées et une frange ultracourte parachevant une impression de dessin, d'esquisse.

Des imprimés immenses posés sur un camouflage grossi cent fois se bornent à des dessins de fleurs ou d'étoiles, de soleils rapides, maladroits comme ceux que l'on dessine au stylet sur un écran d'ordinateur, il en va de même pour les découpes de fleurs qui viennent à la fin du show composer des silhouettes plus ouvragées.

En all over, ce sont des semis de roses très agrandies, les roses les plus banales qui s'impriment sur des formes simples aux manches immenses déjà pré courbées. Dans l'irréalisme de ces propositions de mode, une logique d'antan veut pourtant que l'on passe de la section jour à l' imprimé, puis à la section soir où les couleurs deviennent métalliques comme du papier de bonbon. L'étoffe cette fois parvient à se casser sur la poitrine, des robes longues aux hanches protubérantes s'imposent comme des fonds de couleur sur lesquelles vient s'incruster une silhouette de corps humain primaire tout aussi géométrique.

On l'aura compris, ce n'est pas la Création Assistée par l'Ordinateur qui intéresse Rei Kawakubo mais bien la création inspirée de l'ordinateur.

 

Paquita Paquin

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