Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Dior ou la couture globale

Défilé Christian Dior Paris Automne-Hiver 2014
Défilé Christian Dior Paris Automne-Hiver 2014

Dior ou la couture globale

Pour qui n'aurait pas lu le programme pendant les longues minutes d'attente entre deux passages de stars -parmi lesquelles Léa Seydoux palme d'or sublime, en robe orange vif- la collection devait certainement manquer de structure. De quoi parlait-on exactement ?

Visant une mode globale dictée par les desideratas de ses clientes venues des différents continents, Raf Simons s'est amusé à impliquer leurs différentes identités culturelles dans son processus créatif.

"...La collection n'est pas autour d'un Dior parisien ou français, mais autour d'un Dior confronté au monde entier, et combien ces cultures de mode peuvent influencer la maison et moi même" explique Raf Simons.

L'intention est louable ! À nous donc, de déchiffrer au travers des modèles, de traquer ces gestes exotiques qui signent l'identité de l'Afrique et de l'Asie, le côté pop des Amériques, l' à-plat de la tradition japonaise, les plissés origami et les reliefs en pointes sculptés dans l'étoffe par les Africains.

Si la collection se nourrit d'un ailleurs, celui-ci est à peine identifiable parce que Raf Simons l'a si bien intégré dans l'idée qu'il se fait du monde Dior, que c'est ce monde-là qui prime.

Effets high tech avec les broderies vert luisant rouges et vertes sur une robe longue marine et bordeaux, robes de maille incroyablement étrange, transparentes, mais à chevrons. Colliers masaï pour robe multicolore.

Mais la transparence d'ou vient-elle ? Traitée à la perfection sur ces tops rebrodés de deux lignes de pierres de couleur.

Pendant que passent les modèles, sur les murs, les images projetées nous transportent dans des salons Dior néo Louis XVI, aux prairies et, sur ces prairies, viennent s'incruster les photos de quatre photographes : un par continent. Patrick Demarchelier pour l'Europe, Willy Wanderperre pour les Amériques, Paolo Roversi pour l'Asie et Terry Richardson pour l'Afrique. Ils sont là tous les quatre en backstage dans un décor qu'ils ont voulu, donnant leur propre interprétation immédiate de la collection au fil du défilé. Quand la série de mode se fait dans l'instant et dans le lieu même du défilé sans le temps nécessaire de la réappropriation, de la réflexion.

Elle est là la vraie signature de l'époque.

Paquita Paquin

À ne pas rater