Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Interview : Adélaïde d'Adéli Paris, créatrice de headband

Adeli Paris est la marque de headbands français de référence. Petit à petit, Adélaïde et Lisa, les deux créatrices ont fait leur bonhomme de chemin et se sont fait connaître. Tissus, ornement, accessoires, coiffures, ces mots n'ont plus aucun secret pour elles. Mais, Adéli Paris, c'est d'abord une histoire d'amitié, de passion, d'amour. Pour percer le mystère de la marque aux aiguilles, Puretrend a interviewé Adélaïde, co-fondatrice.

Comment est né Adéli Paris ?
Adéli Paris est d'abord une marque passion. Je terminais mes études et Lisa était rédactrice mode. Elle a repéré au Brésil la tendance des serre-têtes et plus particulièrement ceux avec des plumes. On a commencé à s'amuser à en faire. On travaillait toutes les deux dans des univers très féminins. On les vendait à nos collègues, nos amies. On avait toujours voulu monter un projet ensemble. On a ensuite fait des collections et déchargé la production à une usine parisienne. L'aventure a debuté en janvier 2010 pour vraiment se concrétiser en juin 2011.

D'où vient cette passion ?
Je suis très sensible à la mode, mais Lisa est la plus pointue. On s'est rencontrées lors d'un de mes stages. On travaillait très bien ensemble avant même d'être amies.

Quel est votre parcours ?
Je n'ai pas eu de formation de stylisme à proprement parler. J'ai fait une école de communication-marketing et j'ai ensuite étudié le fashion management à Esmod pour me familiariser avec tous ces métiers.

Comment se passe la conception d'un headband ?
Au début, cela partait un peu dans tous les sens. On allait dans les petites boutiques chercher des perles, du satin, de la dentelle, des rubans. On faisait davantage des serre-têtes. On partait de la structure métallique et on l'ornait selon nos inspirations, le plus souvent sur le côté. Maintenant, on part des tendances et on développe nos produits. Notre ligne comporte des demi-turbans, des bandanas, des bandeaux, des turbans intégraux. On travaille plus sur la matière pour renouveler nos pièces, pour innover, tout en gardant une cohérence.

Comment expliquer ce succès ?
Le marché des accessoires cheveux n'était pas très développé en France contrairement aux États-Unis ou en Angleterre. On en parle vraiment que depuis un an. On s'est aussi positionnées sur un créneau porteur puisque l'on fait des produits 100% français à un prix abordable et notre univers de marque est fort. La dessus, on a été dans les premières. On axe aussi notre communication sur un vraie relation avec les clientes au travers des réseaux sociaux. Il ne faut pas oublier que c'est un métier passion, donc les gens nous suivent car on a une approche "friendly".

Arrivez-vous à vous payer ?
Au bout d'un an, on pouvait se verser un salaire, mais on préfère encore tout investir dans notre entreprise. On espère le faire d'ici six mois, pour le moment, on cherche des bureaux, ce qui est un bon premier pas.

Pourquoi donner des prénoms féminins à vos créations ?
On a été beaucoup soutenu quand on a décidé d'abandonner nos jeunes carrières. Ces noms rendent hommage à celles qu'on aime. C'est l'histoire d'amour qui entoure Adéli Paris.

Comment le headband est-il revenu sur le devant de la scène ?
Il y a eu un grand tournant avec la série Gossip Girl où Blair porte énormément de serre-têtes. Il y a aussi une grosse tendance de revenir aux cheveux. Des salons chic et particuliers s'ouvrent. On veut reprendre le temps de se coiffer.

Quelles sont les prochaines tendances ?
On apprécie la couleur, le color block, le néon, le pastel. Adéli Paris n'est pas trop là dedans. Nos headbands doivent accessoiriser sans être trop présents. On y viendra sûrement par petites touches pour coordonner l'objet à sa tenue. Mais on ne veut pas que nos clientes ressemblent à des sapins de Noël. On travaille plus sur les matières, le rapport au tissus comme le fait la mode avec le molleton, le néoprène. On s'intéresse au confort.

Quels sont les do et don't des headbands ?
Le do est que l'on peut le porter aussi bien le jour que le soir, il casse un look casual en l'habillant et le soir, il en met plein la vue.
Le don't est justement de ne pas surcharger et ressembler à un sapin. On ne met pas de boucles d'oreilles avec un headband, ni de parures d'ailleurs.

Y a t-il un maquillage à éviter ?
Non du tout. Il n'y a qu'à nous voir Lisa et moi. On peut aussi bien le mettre avec un maquillage chargé qu'avec la peau nue.

En portez-vous tous les jours ?
Je ne vais pas mentir, non. Mais trois ou quatre fois par semaine minimum, c'est sûr. Avant on était pas forcément à l'aise avec, mais on a travaillé avec des modélistes pour qu'ils soient extrêmement confortables et pratiques. Ils ne glissent pas, ne remontent pas et ne descendent pas non plus.

Retrouvez l'ensemble de la collection sur le site adeliparis.com

Propos recueillis par Clémentine Santerre

À ne pas rater