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Tendance : c'est quoi la slow cosmétique ?

La slow cosmétique, comment ça marche ?
La slow cosmétique, comment ça marche ?

On le sait, en beauté comme en mode, les tendances vont bon train. Tantôt les lèvres se teignent en fuchsia, d'autres fois en tangerine, tout est une question de saison. Mais il y a pourtant des tendances de fond qui tendent à faire bouger les lignes. Le bio en fait partie, la slow cosmétique aussi.

Mais qu'est-ce donc ? On lui reconnaît une parenté avec un autre mouvement bio-écolo, le Slow Food, qui prône une alimentation raisonnée, plus locale et "verte". Le concept de slow cosmétique, c'est à Julien Kaibeck qu'on le doit. Cet ancien assistant dermatologue belge a commencé son parcours aux États-Unis, au milieu des injections de Botox et des peelings chimiques. De retour en Belgique avec l'envie de se tourner vers une esthétique plus naturelle, il devient professeur en aromathérapie, ouvre un institut de beauté pour hommes et forge le concept de slow cosmétique qui repose sur 3 principes :

- Consommer les cosmétiques autrement, en choisissant mieux ses produits, si possible bio et naturels.
- Prendre en compte l'impact écologique des cosmétiques. Pour cela, se tourner vers des produits plus naturels, meilleurs pour l'environnement.
- Dédramatiser la cosmétique. Inutile de courir après l'ingrédient miracle, d'accumuler les produits et les gestes beauté. La beauté est une affaire au long cours qui se traite sur la durée.

Bien loin d'être obnubilé par le bio, Julien Kaibeck cherche à nous faire réfléchir sur nos réflexes d'achat. Selon lui, il est possible de prendre soin de sa peau de façon plus naturelle sans pour autant virer enragée du bio, vêtue d'un gilet en poils de mouton. L'idée : comprendre les besoins de sa peau et y répondre de façon "slow", avec des produits naturels. Son mouton noir : la cosmétique "conventionnelle", plus précisément les ingrédients issus de la pétrochimie (huiles minérales, silicones, conservateurs), inertes, qui ont une utilité réelle dans la recette des produits de beauté (les silicones par exemple, permettent au produit de bien glisser sur la peau), mais qui sont source de pollution et peuvent être remplacés par leurs pendants naturels.
En gros, inutile d'aller chercher à l'autre bout du monde ce que l'on peut trouver dans sa cuisine. Quand on sait qu'un gommage fait maison à base de sucre et de yaourt est aussi efficace qu'un produit acheté dans le commerce...

Enfin attention, loin de Julien Kaibeck l'idée d'éliminer de son vanity tous les produits qui ne seraient pas étiquetés bio ou faits maison. Son discours : on peut se faire du bien en achetant moins mais mieux, sélectionner les marques qui font des efforts en matière de packaging (recyclable) et de formulation plus naturelle. Ainsi, il encourage les acteurs bio du secteur (Dr Hauschka, Une, Lavera), mais aussi les marques conventionnelles qui lancent leur gamme bio.

Alors, comment être "slow" au quotidien ?
- En faisant ses courses au rayon cosmétique bio ou en optant pour les gammes bio des grandes marques.
- En prêtant attention à la liste des ingrédients qui entrent dans la formulation des produits.
- En reprenant pour son compte quelques recettes de grand-mère efficaces.
- En prenant soin de soi au quotidien avec des massages du visage et du corps.
- En apprenant à connaître les besoins réels de sa peau sèche, mixte ou grasse.
- En continuant à se maquiller mais avec des produits bio. L'idée étant aussi que si la peau est bien entretenue, elle sera plus belle et aura moins besoin d'être fardée.

L'ouvrage Adoptez la slow cosmétique de Julien Kaibeck est disponible aux éditions Leduc. Retrouvez aussi ses conseils sur son blog.

Catherine Brezeky

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