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Comment se faisait-on belle au Moyen-Âge ?

La saison 2 de la série médiévale "Game of Thrones" a eu un succès retentissant aux États-Unis et c'est l'occasion pour nous de nous pencher sur la question de la beauté au Moyen-Âge. Contrairement aux idées reçues, tous n'étaient pas des pouilleux. Secrets d'un teint diaphane, épilation à la chaux et recette du shampooing sec, découvrez bien des mystères beauté dévoilés.

Vade retro maquillage
Omniprésence de la foi et de l'Église oblige, le maquillage n'avait pas droit de cité au Moyen-Âge. Il était alors considéré comme un symbole de luxure conduisant irrémédiablement à la débauche, un subterfuge diabolique censé dissimuler l'horreur du corps et de l'âme nichés en dessous. Bref, un truc de cagole. D'ailleurs, le mot "fard" vient de "farser", tromper. Seul le "rouge de la pudeur" sur les pommettes était autorisé. L'époque était au teint diaphane, notre nude actuel. Les femmes de la haute se devaient d'aborder une peau claire, qui les distinguaient des visages hâlés des paysannes. Pour ce faire, certaines avaient recours à des soins censés blanchir la peau mitonnés avec de l'arsenic ou du mercure, rongeant peu à peu la peau... (sympa).

L'idéal de la beauté : la pucelle
Le jeunisme était de mise au Moyen-Âge et la beauté avait pour incarnation une innocente pucelle. Taille fine et hanches étroites, silhouette élancée, long cou et finesse des doigts, chevelure dorée et yeux clairs, elle est tout ce que le reste du peuple n'est pas : riche et d'allure nordique. L'éloge des formes était l'apanage de la Renaissance et pour l'heure, on cache sa poitrine dans des corsages serrés. Le ventre lui se doit d'être rebondi (rien à voir avec aujourd'hui, donc, et le diktat du ventre plat). Les chevelures lâchées étaient réservées aux jouvencelles, mais dès la bague au doigt passée, la jeune fille se devait de devenir une femme respectable et relèvait ses cheveux en chignon, dissimulé sous une coiffe.

L'hygiène et les soins
A ceux qui pensent qu'on se fichait de l'hygiène comme de sa première guenille, vous faites fausse route. Bien sûr, les plus pauvres avaient d'autres chats à fouetter, mais des bains publics ont vu le jour dans les grandes villes. Les traités de médecine de l'époque soulignent l'importance de l'hygiène et les plus fortunés importaient du savon d'Alep, les autres utilisant des versions bon marché.
Les femmes se rafraîchissaient l'haleine en mâchant des graines de fenouil ou de cardamome, les dents étaient nettoyées au moyen de feuilles de frêne et on utilisait des cordons de soie en guise de fil dentaire. Déjà, on trouvait des recettes de soins pour lutter contre les signes de l'âge ou les tâches de rousseur. Qui plus est, les Croisades ont conduit à la découverte de produits venus d'ailleurs. Les épices, musc et ambre font leur arrivée en Europe et les techniques de parfumerie se développent.
La chasse aux poils était déjà ouverte et la méthode utilisée était pour le moins... définitive, puisqu'on y allait à la chaux et à l'orpiment (du sulfure naturel d'arsenic) ! Et pour empêcher la repousse, le petit truc était d'appliquer un mélange de sang de chauve-souris et de grenouille, de suc de cigüe ou de cendre de chou mouillée au vinaigre (voilà voilà, les secrets beauté de Victoria Beckham, c'est de la rigolade à côté).

Les cheveux, atout séduction
La chevelure faisait l'objet de bien des attentions. La belle se devait d'être blonde comme les blés et on trouvait déjà des techniques de teinture pour soit éclaircir les cheveux et obtenir un blond vénitien, soit cacher les cheveux blancs. Le court était réservé aux hommes, les femmes arboraient les cheveux longs, démêlés au moyen d'un peigne en bois, en corne ou en os. Quant aux tendances coiffure, les cheveux lâchés étaient l'apanage des jeunettes. Les dames se devaient de les porter attachés. Nattes, chignons et coiffes habillaient les têtes et les coiffures se portaient très en arrière, le haut du crâne étant lui rasé pour dégager le visage. Enfin, sachez que le shampooing sec ne date pas d'hier puisqu'au Moyen-Âge déjà les femmes de la haute utilisaient de la poudre de racine d'iris pour absorber le sébum et parfumer leurs cheveux. Comme quoi, on n'a (presque) rien inventé.

Catherine Brezeky

 

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