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Natalie Portman est un cygne noir

...Enfin, pas tout à fait, car le film Black Swann, visible depuis début décembre aux Etats-Unis, ne sortira en France que le 9 février et qu'il n'est peut-être pas le cadeau annoncé.

Après "Pi 314", son premier long métrage réalisé en 1996, le réalisateur new-yorkais, Darren Aronofsky enchaîne avec "Requiem for a dream". Son quatrième film "The Wrestler" avec Mickey Rourke sera récompensé en 2009 d'un Lion d'Or à la Mostra de Venise. Black Swann est son cinquième film.

A quarante ans, le réalisateur signe un film à gros budget dans le milieu très élégant du New York City Ballet, un conte fantastique reposant sur le mythe du cygne noir.

Tous les ingrédients du drame sont dans le corps de ballet : une danseuse étoile déchue, (Winona Ryder), des filles pleines d'ambition qui attendent leur heure et saisissent leur chance. Nina, reine des cygnes, (Nathalie Portman amaigrie pour le rôle), sort d'une enfance prolongée par une mère ultra protectrice et perverse. Ses vêtements, tweed rose et mohair blanc sont signés Rodarte. Nina est l'interprète toute en pureté et maîtrise du cygne blanc, mais elle ne parvient pas à donner la sensualité et l'abandon requis pour le rôle du cygne noir.

Thomas, le maître de ballet, (Vincent Cassel), reste insatisfait par sa façon trop peu fluide de danser. Alors, avec un raisonnement psychologique assez basique, il incite la jeune fille pour se lâcher, à s'ouvrir à la sexualité. Mais Nina plane bien au-delà, elle est en train d'explorer sa part d'ombre et de se métamorphoser physiquement en cygne noir. Entre fantasme et réalité, elle est en proie à une violente paranoïa. Son monde est instable et déroutant et Darren Aronofsky nous place au coeur de sa subjectivité et de son délire halluciné.

Ce que ce film réussit le mieux ? Les effets spéciaux pratiqués au scalpel, comme par un chirurgien esthétique. Ils répondent à une dimension organique, survenant et disparaissant insidieusement comme des accidents sur le corps : les os des jambes se brisent, les pieds se palment, les peaux des ongles saignent comme si des griffes étaient en train de pousser dessous, les cous se tendent à l'infini, la chair de poule se hérisse jusqu'à ce que pointe sous la peau, les plumes noires du cygne.

Les excès du monde du ballet : perfectionnisme, travail acharné, rivalités, autorité et destruction semblent coller parfaitement aux obsessions du cinéma d'Aronofsky.

Dans des décors contemporains et pourris de chic, Black Swann pousse au paroxysme la part sacrificielle de la danse.

Paquita Paquin

 

 

 

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