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Le festival de TriBeCa pour les nuls

Les soeurs Olsen, Chloë Sévigny, Pharrell Williams, Anna Wintour, Miranda Kerr ou Zoë Kravitz, ce n'est pas la liste des invités de la prochaine soirée privée du Montana mais les stars qui défilent depuis une semaine sur le red carpet du Festival du Film de TriBeCa à New-York.

Autre manifestation du cinéma indé américain après Sundance, TriBeCa concentre, deux semaines par an, tous les regards. Mais pas ceux que l'on pourrait croire. Parce que tous les festival indé made in US ne se ressemblent pas et que TriBeCa n'est pas Sundance, petit précis de culture.

Organisé cette année du 20 avril au 1er mai, le festival du Film de TriBeCa doit son existence aux attentats du 11 septembre 2001. Fondé l'année d'après sous l'impulsion de Jane Rosenthal, Craig Hatkoff et Robert de Niro, qui habitent le quartier new-yorkais de TriBeCa, le festival se veut une bouffée d'air frais et le moyen de redynamiser la vie culturelle du quartier, situé à quelques mètres du World Trade Center. Voilà pour le topo historique.

Comble du chic et de la scène ultra-pointue, la programmation du festival est éclectique mais se concentre sur les jeunes talents, ne pouvant pas se permettre de "piquer" trop de réalisateurs à Cannes, qui arrive juste après. Films, documentaires, mais aussi musique et art, TriBeCa se veut hétéroclite et touche-à-tout. Moins cotée et plus arty que Sundance, la programmation est chaque année énorme, comptant pas moins de 150 films, courts-métrages et documentaires. Parmi les buzz de cette année, le documentaire God Bless Ozzy Osbourne, les films Detachement, Angels Crest, Jesus Henry Christ, Puncture ou encore The Good Doctor.

Mais avouons-le, tout le monde se fout de la programmation de TriBeCa. Si stars et it girls tueraient pères et mères pour être aperçus dans le quartier, c'est pour les soirées et les afters. TriBeCa est en effet moins jugé par ses films en compétition que par son jury à rallonge aux noms plus que hype (Zoë Kravitz, Michael Cerra, Whoopi Goldberg ou J R Cutler) et ses à côtés. Et les people ne s'y sont pas trompés. On n'a jamais vu autant de gens sans actu, de mannequins ou de new-yorkais indé sur les photos, bref une faune qui na rien à voir avec le monde du cinéma, encore moins indé.

On ne vient pas à TriBeCa pour parler cinoche ni pour voir des films mais pour faire la fête, voir du beau monde et surtout se faire voir. Must du snobisme new-yorkais, foire du bobo branché et végétalien, le festival de TriBeCa est une formidable vitrine de la scène people new-yorkaise, sous couvert d'un pseudo goût du arty et pointu. Dommage, car TriBeCa est un véritable vivier de talents à l'international et la preuve que New-York n'a rien perdu de son ouverture culturelle.

Petite revue en images de cette 10e édition, spécial TriBeCa pour les nuls. Un peu moins nuls maintenant on espère...

 

Caroline Lazard

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