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La mécanique des dessous : Interview de Claudine Lachaud, directrice de l'atelier Caraco

À l'occasion de l'exposition "La mécaniques des dessous", du 5 juillet au 24 novembre 2013, les Arts Décoratifs ont invité l'atelier Caraco à mettre en place un salon d'essayage pour permettre au public d'essayer ces accessoires d'un autre temps. Nous avons rencontré Claudine Lachaud, directrice de l'atelier, pour qu'elle nous parle de ce projet.

L'atelier Caraco réalise le plus souvent les costumes de théâtre et de cinéma avec un savoir-faire tout particulier pour les films d'époque. Chaque saison de haute couture, quand les ateliers des grandes maisons sont débordés, il n'est pas rare que l'on demande à Claudine Lachaud et à ses petites mains de l'atelier Caraco, de réaliser des robes du soir qui demandent un incroyable tour de main. Certaines sont les clous du spectacle, au final des défilés des grands couturiers. Mais cela ne s'arrête pas là , l'atelier Caraco réalise aussi les répétitions de ces robes destinées aux actrices et aux stars, au moment des festivals de Cannes, Oscars, César et Golden Globes.

Rencontre avec Claudine Lachaud.

Cette initiative correspond à un projet que vous prépariez depuis quelques années.

Nous avons ce projet de faire chez Caraco, une collection des sous-vêtements en série qui s'appellerait : " Garde Robe ". Les modèles du salon d'essayage des Arts Déco ont donc été mis au point pour cette collection, qui actuellement est disponible pour les professionnels du théâtre et du cinéma et, dans un an, sera accessible aux particuliers via une boutique. Ceci pour les gens qui s'intéressent aux costumes qui font de la reconstitution ou encore ceux qui aiment se faire eux même des costumes. Mais faire soi-même un corset ou une crinoline, ça n'est pas évident. Ceux-là sont des copies d'anciens. Nous proposerons un répertoire de formes à travers les époques que le public pourra réinterpréter et faire modifier. Notre souci étant de garder de belles proportions et une coupe authentique.

Denis Bruna nous a demandé de faire des reconstitutions qui puissent convenir à toutes les tailles afin que les visiteurs puissent imaginer comment on se sentait, comment on devait se tenir avec un corset, des paniers, une crinoline ronde ou projetée, une braguette des 15e et 16e siècles avec leur protubérance, comme un attribut de pouvoir et virilité.

Ces pièces ont été refaites à l'identique ?

Oui, on s'est inspirés des techniques anciennes, il faut dire que ces techniques de fabrication sont très inspirantes.

Les matériaux sont d'aujourd'hui. Les baleines en plastique pour que cela reste léger et que les formes des corsets se remettent en place toutes seules. Les dessous s'attachent souvent au moyen de scratch pour convenir à toutes les tailles, de jeune fille à la grand mère.

La tournure époque - 1880 à 1990- que l'on installe pour créer un volume, de faux cul, est particulière. Nombreux sont ceux qui essaient de rentrer à l'intérieur. La mode des tournures n'a duré qu'une dizaine d'années, ensuite elle s'est portée plus haut, sous la taille et puis elle s'est dégonflée. Après cela, on a cessé les prothèses pour se contenter des jupons.

Les fraises au XVIe siècle étaient réalisées dans un tissu amidonné. Nous les avons interprétés dans des tissus techniques qui tiennent la forme et garde la légèreté.

Crinoline à armature, crinoline jupon, crinoline projetée...

La crinoline jupon est ourlée d'un volant, la crinoline à armatures se portait sous un jupon. La crinoline projetée vers l'arrière connaît à son apogée avec l'impératrice Eugénie vers 1865. Le volume balancé est plus plat devant. Dans le dos, cela peut aller très loin.

Deux corsets très différents ?

Le célèbre corps baleiné, le corset du XVIIe était en coton, avec des baleines quasiment à touche-touche ; il donnait au buste la forme d'un cône nous l'avons pensé en polyester pour que ce soit solide, résistant, lavable. Les visiteurs semblent beaucoup apprécier de pouvoir les enfiler, mais en réalité il fallait quelqu'un pour le lacer. Les corsets ensuite peuvent s'ouvrir sur le devant il consiste a serrer la taille pour faire ressortir la poitrine et les formes féminines. Ce laçage appelé une patience, est un jeu de double lacets que l'on pouvait tirer soi même autour de la taille. grâce a une fermeture de crochets sur le devant.

Même les manches avaient leurs prothèses

Les grandes manches " béret " de 1830, elles sont réalisées en tissu transparent, ce sont des " amplificateurs de manches " parfois elles sont baleinées et se portent à la pointe de épaules. La taille devait être très fine , très corsetées et la jupe ronde sans beaucoup d'ampleur. Par la suite, le corsage est devenu tout petit et la jupe a gonflé, gonflé.....

Propos recueillis par Paquita Paquin

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