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La fin du disco ?

Donna Summer, reine du disco et "Queen of Lust" est morte le 17 mai dernier. Et ne susurera plus "Love to love you Baby".
Donna Summer, reine du disco et "Queen of Lust" est morte le 17 mai dernier. Et ne susurera plus "Love to love you Baby".

Donna Summer, Robin Gibb et Bobby Farrell décédés, John Travolta soupçonné de harcèlement sexuel à l'encontre de masseurs, les années 2010 semblent avoir officiellement déclaré la mort du disco.

En perdant des légendes qui ont enflammé les discothèques de New York ou de Chicago avant d'être découvertes par une Europe qui saturera le genre et accélérera sa fin avec des producteurs flairant la machine à tubes quasi-inépuisable à grand renfort de groupe montés de toute pièce, le disco, genre ringardisé depuis la House et la New-Wave est censé pousser ses derniers râles.

Costumes trois pièces, chemises largement ouvertes sur les toisons de saison et cols pelle à tarte, boules à facettes, culture du travestissement à l'outrance et paillettes en veux-tu en voilà, la deuxième moitié des années 70 aura été celle de la démesure, de l'insouciance, de la frénésie et de l'émergence d'une culture club grandissante. Et du disco.

Divas et noms incontournables du genre font donc l'actualité pour de tristes nouvelles et filent un coup de vieux à nos aînés qui ont transpiré dans leurs costards synthétiques et qui ont réussi malgré tout à emballer mamou pendant leur Fièvre du Samedi Soir.

Le disco est mort, vive le disco ? Haut les coeurs car si les légendes ne sont plus, le disco n'a pas finit d'influencer les artistes.

Et l'Italo-disco en tête, mouvement qui englobe en fait la large production européenne de l'époque, souvent taxée de soupe mainstream sous le joug de quelques producteurs plus attirés par la gloire et la fortune que par la qualité de leur 45 tours.

La sortie récente du dernier album "Kill for Love" des Chromatics, formation imaginée par le producteur gourou Johny Jewel, fils spirituel d'un Giorgio Moroder des années 2000, et à la tête du label Italians Do It Better, écurie de groupes comme Glass Candy et Desire fait revivre les plus belles heures du disco synthétique.

Un retour à une certaine lenteur hypnotique, à des titres langoureusement chic qui calment le tempo (comment ne pas penser aux collaborations de Donna Summer et Moroder ?), bref, une disco-pop salvatrice aux élans sombres et ultra-maitrisés au milieu d'un virage euro-dance rance.

Une pause méditative et planante que devrait venir booster la sortie prochaine du nouvel album des Glass Candy "Body Work", double joyeux des Chromatics dont le premier single "Warm in the Winter" (bande-son du défilé Balenciaga Automne 2012) est venu nous sortir de notre torpeur hivernale en novembre dernier.

Et si'l fallait un dernier exemple pour finir de convaincre que le disco frémit encore en 2012, rappelons nous de la petite phrase de Nile Rodgers, ancien guitariste du groupe Chic, qui travaillerait actuellement avec les Daft Punk sur leur prochain album : "Il est prévu qu'ils viennent chez moi pour parler d'un nouvel enregistrement que l'on ferait ensemble".

"Thank God it's Friday" dirait Donna.

Caroline Lazard

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