Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Karl Lagerfeld rhabille Libération aujourd'hui

Comme nous vous l'annoncions le 15 Juin, c'est bel et bien Karl Lagerfeld à la Une de Libération de ce 22 juin 2010 et pour cause : le couturier est le rédacteur en chef d'un jour du fameux quotidien.

Invité spécial, Karl Lagerfeld s'est mué en chef de rédaction le temps d'une journée, participant au comité de rédaction et illustrant de ses croquis les différents sujets de l'actualité, depuis la situation géopolitique de l'Afghanistan en passant par le mondial de football. Avec humour mais aussi un sens aiguisé de la critique.

Karl Lagerfeld, qui a accordé un entretien à Libération raconte en effet son rapport à la presse, dont il ne peut se passer : "Je déteste ne pas être informé. Le monde pourrait s'écrouler, je lirai quand même les journaux. [...] J'aime le contact du papier journal, quel horreur d'utiliser un objet électronique! [...] Je lis la presse en anglais, français et allemand. Et chaque langue, forcément, m'apporte un regard différent du monde." Il enchaîne sur sa passion pour les croquis et précise qu'il dessine " avec du maquillage Shu Uemura parce que les autres fabricants n'offrent pas d'assez belles couleurs ". Questionner sur ce qu'il sait faire, plein de dérision, Karl répond : " Rien ! Un peu parler, un peu dessiner. J'ai de vagues idées et, grâce à Dieu, des gens m'aident à les réaliser. ".

Karl, qui se joue allègrement des secrets, nous apprend que pour le prochain défilé Haute Couture qui aura lieu le 6 juillet, comme toujours au Grand Palais : " on aura un lion gigantesque, 25 mètres de haut, la patte posée sur une perle, et les mannequins sortiront de la perle... ".
Enfin, après toutes les rumeurs qui osent circuler sur sa succession, le créateur met un terme à la discussion avec beaucoup de finesse et d'humour, à moins que ce ne soit du réalisme, en répondant : " Ceux qui ont travaillé avec moi ont dû être terriblement frustrés. De ne pas être moi... C'est horrible ce que je dis, mais beaucoup ont pensé qu'ils étaient plus doués que moi, et ils ont échoué. ". Fin de la discussion !

Le journal a également eu l'honneur de passer un après midi dans le QG du Kaiser.
Tout commence par une description du lieu : une librairie où s'accumulent une incroyable quantité de livres, puis " deux pièces en enfilade " où cette deuxième salle surprend le journaliste par son volume ahurissant et servant également parfois de studio photographique. Les livres, encore une fois présents, recouvrent les murs du sol au plafond. Ce " palais ", comme il est décrit, serait pour Karl Lagerfeld " comme un poumon au mur, comme si le bois redevenait des arbres avec des feuilles et de l'oxygène ".
L'article est cerné des croquis de son " team " qu'il décrit comme " une sorte de famille. Qui n'a rien à voir avec l'intérêt ". La Kaiser refuse le terme de Factory et secoue un peu le mythe Andy Warhol : " La factory est un cliché d'une autre époque, de quelqu'un qui, entre nous, n'était pas très bon ". C'est dit ! S'ensuit un rendez-vous avec les responsables du calendrier Pirelli qui semblent jubiler de cette collaboration.
Un après-midi qui se termine sur ces mots du grand Karl : " Je connais les remords pas les regrets. Quelle perte de temps. Les remords peuvent donner un certain piment, les regrets jamais ".

Pour cerner d'avantage le créateur, le journal s'essaie également au test du portrait chinois... Quasi en vain ! Karl Lagerfeld n'entend pas se faire cerner. Pour exemple : " Votre dernière marotte ? " Réponse de l'intéressé : " Dans la mode, on est obligé de changer souvent de marottes. "

L'homme érudit qu'est Karl Lagerfeld inspirera deux artistes incontournables du monde de l'art, le plasticien Jeff Koons, et Claude Lévêque, artiste majeure de la scène contemporaine.

Les illustrations du créateur parsèment le journal jusqu'à un dernier article sur son rapport au cinéma. Karl Lagerfeld, qui ne va pas dans les salles obscures, est féru du 7ème art. A de multiples reprises, il s'est lui-même lancé dans la réalisation. Karl précise qu'en matière de film, il veut tout faire, " le scénario, les dialogues, la réalisation, les montages ". Très récemment, à l'occasion du défilé Croisière, Karl Lagerfeld a présenté son dernier opus " Remember now " qui se passait dans le lieu même du défilé, à Saint Tropez. Fidèle à lui-même, toujours déroutant, il précise qu'en fait " la réalité de Saint Tropez ne m'intéresse pas, pas plus que la légende qui entoure la ville ", et d'ajouter que " ce que je filme, c'est le Saint Tropez imaginaire que j'ai dans la tête ".

Libération nous offre ainsi un numéro spécial qui lève un peu plus le voile sur une figure mythique de ces dernières décennies, mais surtout un numéro collector habillé de superbes illustrations que bien des adeptes vont pouvoir conserver précieusement.


À ne pas rater