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Hyères 2010 : la Belgique a l'honneur du jury

FHMP 2010 : remise du prix du jury mode à Alexandra Verschueren, Dries Van Noten à sa droite
FHMP 2010 : remise du prix du jury mode à Alexandra Verschueren, Dries Van Noten à sa droite
Pour les 25 ans du festival de la mode et de la photographie d'Hyères, le soleil était au rendez-vous pour une ambiance toujours aussi décontractée et passionnée dans la très belle Villa Noailles.

Coté mode, le festival a couronné les collections femme de deux créatrices au style très différent, mais ayant le même amour pour le travail des matières.

La Belge, Alexandra Verschueren, 22 ans, a été récompensée par le Grand Prix du Jury L'Oréal Porfessionnelle présidé cette année par Dries Van Noten. Ce prix doté d'une bourse de 15.000 euros lui permettra aussi de réaliser son prochain défilé à l'Académie L'Oréal Professionnel. Le public et la ville d'Hyères ont pour leur part élu Tsolmandakh Munkhuu, une créatrice venue de Mongolie pour une étonnante et subjuguante collection.

En cette 25ème édition, le choix a été particulièrement difficile pour le jury avec 10 compétiteurs d'une créativité intense.
La grande gagnante, Alexandra Verschueren, diplômée de l'Académie Royale d'Anvers, a séduit par son travail original de pliages et de découpes, inspiré des origamis japonais. Des silhouettes parfaitement maitrisées, une précision dans les coupes, c'est à partir du papier que la styliste a conçu sa collection intitulée "médium" pour "protéger le corps contre la nature".

Coté public, on se ravit de voir qu'au fur et à mesure des années, celui-ci soit de plus en plus averti. Tsolmandakh Munkhuu, 33 ans, a grandi en Mongolie, vit aujourd'hui à Paris et étudie à l'Atelier Chardon Savard. Sa collection, " Magie noire ", est imprégnée de ses influences culturelles venues des Steppes transposées dans un univers ultra contemporain. On retrouve encore dans ce choix un travail impressionnant autour de la matière. Volumes extravagants, plissages, applications, broderies et détails raffinés, déclinent des silhouettes d'amazones mystiques qui ont su conquérir le coeur du public hyérois.

Le fondateur du festival, Jean-Pierre Blanc, a surpris et charmé l'assemblée par le choix d'un nouveau lieu pour les défilés. Fini le chapiteau au bord de la plage, cette année les défilés éclairés par Thierry Dreyfus se sont déroulés au coeur même de la ville, sous les arches médiévales de la rue des Porches, dans une ambiance très cinégénique.

Coté photographie, le Grand Prix du Jury fut attribué ex aequo à deux Suisses, Matthieu Lavanchy pour ses vues d'intérieurs forteresse, et Yann Gross pour ses photographies des premiers skateboarders de l'Ouganda.

De nombreuses expositions se sont déroulées Villa Noailles. On retient en particulier la surprenante projection "psychotique" de photos de Steven Klein, à l'honneur cette année. Cette pièce vidéo inédite baptisée Hallucination, rassemble un panorama de séries de mode prises entre 2001 à 2010, sur la thématique de portraits d'une Amérique décadente et délabrée. Ces expositions seront ouvertes au public jusqu'au 30 mai.

Le festival d'Hyères, c'est aussi un lieu de discussion, sur le thème de la mode, de la photographie, et plus généralement de la création. Encore un anniversaire, puisque depuis dix ans, la villa Noailles accueille Les Rencontres Internationales du Textile et de la Mode organisées par la Fédération Française de la Couture et du Prêt-à-porter. Cette année, les professionnels de la mode et de la photographie se sont réunis autour de cinq tables rondes. La conception originale d'Oliviero Toscani exposée lors de la table ronde "Image et sens" a suscité un vif intérêt et de multiples réactions. La conférence "Ni magasin, ni magazine" se proposait d'étudier les nouvelles possibilités qu'offre le média Internet à la jeune création. "Sacs "signés" et tableaux "griffés"", en cherchant à concilier liberté d'expression artistique et droit de la propriété intellectuelle, a tenté de donner un contexte juridique à l'intime relation qu'entretiennent l'art et la mode.

 

Marion Leflour

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