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Farida Khelfa et Marina Cicogna : Regards sur deux pays arabes à la Galerie du Passage

A l'affiche à la Galerie du Passage de Pierre Passebon, "La mia Libia", les photographies de Marina Cicogna et " Une jeunesse tunisienne ", le film documentaire de Farida Khelfa, ont fait l'objet d'une soirée de vernissage des plus "glam" en présence de Claudia Cardinale, Anouk Aimé, Vincent Darré et Elie Top, Lee Radziwill, Gilles Dufour. Entre nostalgie et futur, l'exposition présente deux regards amoureux sur deux pays arabes. Sans liens apparents, ces deux témoignages sur l'avant Kadhafi et l'après Ben Ali nous parlent d'un monde meilleur. Les deux artistes abordent avec sensibilité et pudeur leur analyse sur des périodes aussi importantes qu'éphémères.

Farida Khelfa, mannequin, actrice et réalisatrice, aujourd'hui ambassadrice de Schiaparelli, présente à la Galerie du Passage son second documentaire : "Une jeunesse tunisienne". Brillant témoignage de la force d'une nouvelle génération qui a su se servir des nouvelles technologies pour exprimer son désir de liberté. Interview :

Après le portrait de Jean Paul Gaultier, c'est ton second documentaire ?

Oui, je suis partie en Tunisie quelques mois après la chute de Ben Ali, et j'ai tourné à l'arrache, j'ai rencontré de jeunes artistes : styliste, plasticienne, taggueurs, graphistes, danseurs, acteurs et des cyber-activistes qui ont fait la révolution.

Qui t'a aidée à les rencontrer ?

C'est Boris Bouillon, l'ambassadeur de France qui les connaissait. C'est aussi à travers le mannequin Hanna Ben Abdesslem, que j'ai rencontré son frère acteur avec sa troupe, une compagnie de danseurs, etc.

Que cherchais- tu à montrer ?

Mon idée principale était de présenter la vraie jeunesse tunisienne et la jeunesse arabe en dehors des clichés de barbus vociférants et de femmes voilées. Ces jeunes gens-là, je ne les ai jamais vus à la télé ni nulle part et, non seulement ils existent, mais ce sont eux qui ont fait la révolution tunisienne, ce sont eux qui ont fait tomber Ben Ali. Cette jeunesse, on ne la voit jamais, on nous montre que les fanatiques. Disons que cette inquiétude vis-à-vis des extrémistes personnellement, je ne l'ai pas, et eux non plus. Même si évidemment, il faut être vigilants et ils le sont.

Les fanatiques, c'est l'image que la télé attendait ?

J'ai entendu des gens de la télé me dire : " C'est intéressant, sauf que vous ne montrez pas des femmes voilées, ni des jeunes barbus ". Ce à quoi j'ai répondu : " Je ne les montre pas parce que vous, vous ne montrez que ça. "

Dirais-tu que ces jeunes tunisiens sont pleins d'espoir ?

Pleins d'espoir, pleins d'énergie, très brillants, très intéressants. Ils sont articulés et nous donnent une leçon de démocratie et de vie. J'aimerais faire des projections dans les banlieues et montrer que les révolutions, de toute façon, se font avec livres. Là en l'occurrence c'était l'internet, mais c'est surtout un mouvement de culture. C'est aussi là que ça se passe. Qu'est-ce qui restera ? L'art, pas la politique. Ce qui nous reste des siècles passés, c'est l'art.

 

Autre pôle de l'exposition :

"La mia Libia", les photographies des années 60 de Marina Cicogna.

Petite fille du Comte Volpi, ancien gouverneur de Libye, Marina Cicogna est photographe et productrice de cinéma. Elle a produit notamment "Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon" et de "La classe ouvrière va au Paradis" qui obtiendront pour l'un un Oscar, pour l'autre la Palme d'Or. Elle a créé le premier festival de cinéma (coupe Volpi à Venise) ; Les photographies de " sa " Libye ressuscitent l'ambiance des années 60, elles sont le témoignage d'une dolce Vita en Lybie.

Paquita Paquin


Jusqu'au 22 Décembre

Galerie du Passage

20/26, galerie Véro-Dodat 75001 Paris
Tél : 01 42 36 01 13 - Fax : 01 40 41 98 86 mail@galeriedupassage.com www.galeriedupassage.com
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