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Dust rend hommage à Marina Abramović

Pour son 4ème numéro, Dust, revue de mode masculine et d'art contemporain, prend un nouveau tournant.

En choisissant de faire sa couverture sur l'artiste Marina Abramović, pionnière dans cet art de la performance qu'elle a poussé à l'extrême, Dust renvoie aux propres prises de risques de ses choix éditoriaux dont les images affirment sa vision ultra contemporaine, parfois tendre, parfois violente, d'une jeunesse masculine désirée et désirable.

A travers son oeuvre, l'artiste serbe Marina Abramović repousse les frontières du potentiel physique et mental. Elle s'est lacérée, flagellée, a congelé son corps sur des blocs de glace et ce, dès les années 70. Luigi Vitali et Luca Guarini respectivement directeur de la rédaction et directeur artistique de Dust, alors étudiants dans leur école d'Art de Florence, vouaient une réelle vénération à cette artiste iconique. La rencontrer enfin, la prendre en photo, c'était leur rêve absolu. Un reportage rendu possible par la complicité de Riccardo Tisci, le directeur artistique de Givenchy, ami de Marina Abramović et soutien indéfectible de Dust.

Dans le positionnement de Dust, on retrouve un peu de la subversion des premiers numéros des magazines ID ou Purple. A l'heure du net, un nouveau magazine a besoin pour s'imposer, de développer une forte identité. Dust n'hésite pas à montrer des jeunes gens nus sans se soucier de dissimuler leur sexe. Et ce n'est pas la moindre de ses provocations!

Les éditeurs insistent sur La nécessité de ces images qui parfois dérangent, mais aussi font envie, et réveillent chez les lecteurs des émotions, que la beauté aseptisée des magazines de mode masculine sur papier glacé ne provoque plus. Dust présente une sensibilité très fine sur l'homme qui peut passer du plus doux au plus trash. Un traitement qui frappe par sa justesse et sa contemporanéité.

Aujourd'hui, la rédaction souhaite qu'aux côtés des photos et des oeuvres d'art, la mode prenne une place prépondérante.

Le 4e numéro qui sort le 31 Mai, présente un best of des collections homme Automne hiver 2013/ 2014 photographiées par Salvatore Caputo et Charlotte Balesteros. Le duo a choisi d'habiller des mannequins d'agence et des garçons rencontrés dans la rue. La série qui rend hommage à la sobriété des grands stylistes des années 90, Raf Simons ou Helmut Lang, s'inspire également du travail de l'artiste américaine d'origine allemande Collier Shorr dont la série "Game Keeper" affichait ambiguïté, androgynie, identité et confusion des genres, thèmes que la mode de l'hiver prochain épouse à la perfection.

Dans ce 4eme numéro la puissance des artistes convoqués retient obligatoirement l'attention , entre autres le travail de Markus Schinwald, représenté par la galerie Yvon Lambert, dont les portraits en costume 19eme, aux visages masqués d'étrange façon, apportent un côté surréaliste à un traitement plutôt léché, à l'ancienne. Ou encore, la très étrange série de Lea Golda Holterman qui choisit de présenter au coeur de paysages plus ou moins désertiques, de jeunes enfants et des adolescents de familles nombreuses de juifs orthodoxes en Israël et dans les territoires occupés.

Des images innovantes mais aussi des textes approfondis comme cette longue interview de Marina Abramović "Art & Life", mené par Eugenio Viola art critic et curator, ou encore un entretien avec J.D. Taylor : "Negative Capitalism" à propos du cynisme du néo liberalisme. Et le passionnant "Duty, Enjoyment and Love" écrit par la psychanalyste danoise néo lacanienne Lilian Munk Rösing devenue critique politique esthétique et culturelle.

Paquita Paquin

On pourra trouver la revue semestrielle Dust, à partir du 31 mai dans ces différents points de vente :
Colette,
OFR,
Palais de Tokyo,
Librairie Yvon Lambert (Paris)
WH Smith@ Selfridges,
Tate Modren, Opening Ceremony (London)
Opening Ceremony (New York, Los Angeles)
Motto (Berlin)
Corso Como (Milan)
Logos Tokyo (Japan)

www.dustmagazine.com

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