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Cannes 2013 : interview de Philippe Katerine pour "Opium" d'Arielle Dombasle

Après le disque " Glamour à mort "sorti en 2009 que Philippe Katerine a écrit, composé et arrangé pour Arielle Dombasle, c'est une nouvelle aventure commune qui l'entraîne à endosser plusieurs rôles dans "Opium" présenté à Cannes et qui sortira en salle en octobre.

Interview de Philippe Katerine

Comment Arielle Dombasle s'y prend-elle pour vous embarquer dans ses projets et ses délires ?
J'ai remarqué que quand elle veut quelque chose, Arielle l'obtient. En même temps la première fois que nous avons travaillé ensemble, pour le disque "Glamour à mort" c'était plutôt moi qui lui avait proposé. Je suis fan on peut dire ! C'est moi qui ai lancé la première perche et parfois, elle m'en retend d'autres, alors je les saisis avec grand bonheur si l'on peut dire.

Aviez-vous vu ses précédents films ?
Je connais seulement "La Traversée du Désir", je ne connais pas les deux précédents. J'ai aimé le concept avant tout, et le fait qu'il ne tue pas l'émotion. C'est cela qui est fort chez Arielle, c'est que il y a du concept mais qui s'écrit ensuite comme à l' instinct, c'est cela que j'apprécie.

Vincent Darré, le directeur artistique du film, et Philippe Eveno ne tarissent pas d'éloge sur votre interprétation de Nijinski. C'était une idée d'Arielle ?
Ah oui ! Je ne me serais pas permis. Et comme c'était une idée d'Arielle je me suis dit qu'elle avait certainement raison quelque part, alors j'ai dit oui tout de suite, bien sûr.

Vous avez travaillé cela très précisément, les bonds, la chorégraphie ?
Mes bonds à moi sont un peu différents de ceux de Nijinski. On n'a pas la même morphologie alors mes bonds sont un peu plus lourds. Mais j'ai été aidé par la magie d'un effet spécial, bien sûr... Il y avait un trampoline caché quelque part.

Vous dansez en duo avec votre compagne, Julie Depardieu, vous lui connaissiez ces talents de danseuse ?
Oui, je la connais bien en tant que danseuse, elle danse tous les soirs pour moi et j'apprécie beaucoup ses chorégraphies.

Cette danse en duo, vous l'avez répétée ?
On l'a répétée un petit peu, surtout sur place. C'était une scène un peu enfantine qui se prête complètement à l'improvisation. C'est une fois qu'on a été dans nos costumes que la danse a pris forme... disons, sous les "ordres" d'Arielle.

L'idée d'une danse enfantine venait d'elle ?
Oui, elle sait exactement ce qu'elle veut.

D'après votre ami Philippe Eveno qui a composé la musique et l'a enregistrée, Julie est très musicienne, très précise.
Oui , mais ça ne l'intéresse pas plus que ça apparemment. C'est ça qui fait sa force.

Vous interprétez un poème de Cocteau qui a été mis en musique d'après votre voix en train de le déclamer. Avoir mis le parlé en musique donne un effet plutôt étonnant ?
Oui je trouve que c'est tout à fait dans l'esprit de la poésie de Cocteau ; ça me fait penser à un serpent qui ondule autour d'un bâton. C'est plutôt Baudelaire d'ailleurs, cette image.

Vos costumes ne vous ont pas déroutés ?
En fait, j'ai eu le droit à deux costumes et je me sentais vraiment bien dedans.

J'ai vu un costume, en panthère, avec une haltère, un look un peu forain...
C'était "l'homme le pus fort du monde", alors j'ai accepté immédiatement, vous pensez bien... C'est pas tous les jours !

Vous avez vu le film ?
Non j'ai vu quelques extraits comme ça, je ne l'ai pas vu dans sa totalité alors c'est difficile d'en parler. J'ai vu quelques passages très oniriques. Ça a l'air d'être placé sous ce signe, donc je suis très indulgent.

Propos recueillis par Paquita Paquin
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