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Zach Braff : "Le rôle de ma vie", son brillant retour... notre interview

Zach Braff ne signe aujourd'hui que son deuxième film et pourtant, il est déjà considéré comme un génie de la réalisation, un incontournable du cinéma indé et un maître de la drama-comédie. "Le rôle de ma vie" en est la meilleure des preuves et nous avons eu la chance d'en discuter avec lui. 

C'est le coeur battant, avec une légère goutte de sueur sur le front, que nous sommes allés à la rencontre de Zach Braff. Parce que Zach n'est pas n'importe qui. Non, c'est lui qui a sauvé nos mélancoliques années collèges avec l'une des séries les plus drôles au monde, "Scrubs". Et c'est lui qui nous a évité environ 2874 dépressions grâce à sa première réalisation : "Garden State". Nous avons attendu dix ans avant de découvrir son nouveau film "Wish I Was Here" traduit "Le rôle de ma vie" en français. Et nous ne sommes pas déçus. Le brillant acteur/réalisateur dose avec maestria l'humour et l'émotion, se prêtant au jeu de l'autoanalyse tout en faisant preuve d'une certaine pudeur. Rencontre.

Vous avez fait appel à vos fans via Kickstarter pour financer votre film et ils se sont rapidement mobilisés. Comment avez-vous réagi face à un tel succès ?

C'était incroyable, très intense, j'étais vraiment ému. Parce que tout le monde me disait que ça ne marcherait jamais et que si Kickstarter avait fonctionné pour "Veronica Mars", c'était seulement parce que ça donnait suite à un projet que les gens connaissaient bien : une série. Moi, je ne pouvais pas en dire trop sur mon film, seulement que j'allais suivre la tendance de "Garden State" qui avait touché toute une génération. Tout le monde me disait que c'était fou et perdu d'avance, mais au final, j'ai dépassé la somme que j'espérais en 48h. C'était incroyable d'avoir autant de soutien aux quatre coins du monde et c'est ce qui est magique avec Internet, Twitter, Kickstarter ou Facebook : on peut trouver nos fans, même à l'autre bout du monde... de Paris à l'Alaska en passant par l'Australie. Quand on veut faire quelque chose d'unique, de spécial, c'est vraiment important de pouvoir s'adresser à ceux qui seront vraiment touchés. Hier soir, à Paris, il y avait la projection spéciale pour les fans français qui ont financé le film sur Kickstarter, j'ai jamais eu droit à une standing ovation aussi intense ! Se retrouver face à des personnes qui ont cru en moi et qui ont aimé le film, c'est une sensation unique. J'ai dormi avec un sourire qui montait jusqu'aux oreilles cette nuit (rires).

"Garden State" aborde les problèmes de vie d'un trentenaire, tandis que "Le rôle de ma vie" dévoilent les difficultés d'un quarantenaire. Pouvons-nous considérer votre second film comme la suite logique du premier ?

"Le rôle de ma vie" n'est pas vraiment une suite, dans le sens où nous ne retrouvons pas les mêmes personnages que ceux de "Garden State". Ce que je réalise, ce sont des versions de ma vie, ce ne sont pas des mémoires, mais il y a beaucoup de moi dedans. J'ai écrit le scénario de mon deuxième film avec mon frère, qui a deux jeunes enfants très semblables à ceux de mon personnage, Aidan. "Le rôle de ma vie" est donc une sorte de combinaison de ma vie et de celle de mon frère, nos visions de la spiritualité, la figure du père, les questions qu'on se pose parfois dans la vie etc... Mes deux longs métrages se ressemblent parce que j'écris ce que je connais, les tons sont identiques, j'aime mixer la comédie et le dramatique. C'est ma signature, donc forcément, ils se combinent bien.

On retrouve beaucoup d'acteurs de "Scrubs" dans le film, en plus de votre ami Donald Faison. Est-ce un clin d'oeil pour les fans de la série ?

Oui, effectivement, mais je les ai également pris parce que ce sont de bons comédiens. J'avais un emploi du temps très serré et très peu de temps pour choisir les acteurs secondaires donc j'ai aussi voulu des personnes en qui j'avais une totale confiance. J'avais peur de me rendre compte en plein tournage que certains acteurs ne correspondaient pas, qu'ils n'étaient pas drôles ou à côté de la plaque. C'est génial quand on doit travailler rapidement d'être entouré de personnes que l'on connait. Je savais qu'ils étaient excellents et hilarants. Pour être honnête avec vous, je dois avouer aussi que j'adore les réalisateurs qui utilisent souvent les mêmes acteurs, nous nous retrouvons et nous sommes comme une grande famille. Je le referai sans hésiter.

Votre personnage, Aidan est un acteur qui a beaucoup de mal à se faire une place à Hollywood. Est-ce quelque chose que vous avez connu ?

Oui, avant "Scrubs" j'ai connu quelques périodes difficiles. J'ai commencé à être acteur à l'âge de 13 ans et finalement, j'ai vraiment percé quand j'en avais 26. J'ai eu des années et des années et des années de refus.

Aidan s'échappe souvent de la réalité en se mettant dans la peau d'une sorte "d'astronaute super-héros". Aviez-vous des héros plus jeune qui vous ont inspiré ?

Oui, mon père et ma mère étaient mes premiers héros. Mais aussi les réalisateurs et les acteurs. Pas forcément les "stars", mais plutôt les petits comédiens qui jouaient dans les théâtres de ma ville comme ceux de New York. Je voulais être comme eux, ils m'ont inspiré.

Dans "Garden State" tout comme "Le rôle de ma vie", vos personnages sont sauvés par des femmes très fortes. Est-ce quelque chose que vous recherchez au fond ?

Oui, je crois que j'adore les femmes fortes ! C'est une sorte de fantasme d'être sauvé par une femme comme le personnage de Natalie Portman dans "Garden State" ou celui de Kate Hudson dans "Le rôle de ma vie". Elles sont fortes, drôles, intelligentes... Mes personnages passent par plusieurs phases difficiles comme la dépression et, à chaque fois, ce sont des femmes qui les sortent de là. J'aime ça, c'est un fantasme de beaucoup d'hommes je pense.

Vous parliez tout à l'heure de votre signature dans vos films. Et s'il y a bien quelque chose qu'on retrouve, ce sont de magnifiques bandes-originales. Avez-vous une BO de qui vous a particulièrement marquée ?

Oui, c'est difficile d'en choisir une, mais je vais citer la bande-originale de "Presque célèbre" de Cameron Crowe. Je la trouve absolument incroyable.

Allons-nous attendre dix ans avant votre prochain film ?

Non, cette fois-ci, non (rires) ! J'ai mis beaucoup de temps avant de réaliser mon deuxième film, pour plusieurs raisons, mais cette fois, avec le retour de mes fans très symbolique via Kickstarter, je mettrai moins longtemps. Je ne sais pas encore ce que je ferai pour mon prochain long-métrage, peut-être un film avec un tout petit budget que je financerai entièrement. Ce qui est certain c'est que je ferai tout pour être le plus créatif possible parce qu'Hollywood ne veut pas se mouiller avec les "petits" films.

Vous avez une fanbase énorme, notamment grâce à "Scrubs". Quelles sont les choses les plus folles que des fans vous aient jamais demandés ?

La plupart du temps ils veulent qu'on fasse un "EAAAAGLE" ensemble. C'est une blague de "Scrubs" qui est devenue culte. On me demande rarement des choses vraiment folles mais on me pose souvent les mêmes questions comme "Est-ce que tu aimes les Appletinis ?" (ndlr : la boisson favorite de JD).

Vous faites référence à "Game of Thrones" dans votre film, quel épisode vous a le plus traumatisé ?

Sans hésiter, le fameux épisode du "Red Wedding" ! Je suis un grand fan de "Game of Thrones" et avant ce show, je ne m'étais jamais intéressé au fantastique. Mais cette série est absolument brillante, les acteurs sont extraordinaires, je ne loupe aucun épisode.

Nous avons remarqué avec Twitter que vous étiez très mauvais en français... Avez-vous fait des progrès en restant un peu dans notre capitale ?

(Rires) Aaah ! Je vois que vous êtes tombée sur mon tweet où j'ai accidentellement dit à mes fans "Je serai à l'intérieur de chacun d'entre vous demain"... et la plupart des gens m'ont répondu genre : "Euuuuuuuh, je crois que c'est pas ce que tu voulais dire !". Non mais sinon, aujourd'hui j'ai appris le mot "culotte". C'est mon nouveau mot préféré, je vais en faire une chanson "J'ai mis ma culotte" (rires).

Notre dernière question est un mini test, un clin d'oeil à une scène du film où votre personnage prouve qu'il est nul en math : pouvez-vous nous dessiner un triangle isocèle ?

Oh, oui, j'ai réussi à m'améliorer depuis, regardez... Pour la peine je le signe, il semble plutôt correct !

Propos recueillis par Aurélia Baranes.
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