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Winnie Harlow devient La Joconde atypique d'Harper's Bazaar

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Pour son prochain numéro, Harper's Bazaar frappe fort et juste. Le temps d'un shooting, le célèbre magazine fait de Winnie Harlow la muse de Leonard De Vinci. Le résultat est tout simplement fascinant...

Et si de célèbres tableaux étaient remis au goût du jour avec des icônes actuelles ? C'est le pari qu'a fait le magazine Harper's Bazaar dans un shooting pour son numéro de novembre 2017. Pour marquer les esprits, la célèbre revue a ainsi fait appel à des figures "hors norme" et fait le choix de la diversité pour ce shooting symboliquement fort.

Le sacre de Winnie Harlow pour Harper's Bazaar

Face à l'objectif de Pari Dukovic, Winnie Harlow devient "La Joconde" de Leonard De Vinci. Le mannequin atteinte de vitiligo qui ne cesse de prôner l'amour de soi est de ces figures qui annoncent un véritable changement dans la représentation des corps dans la mode. L'ironie est également qu'en se faisant Joconde, le top canadien d'origine jamaïcaine prend la place d'une femme qui, on le sait aujourd'hui, était l'épouse d'un vendeur d'esclaves.

Dans les pages du magazine, Winnie Harlow se confie sur les remarques qu'elle reçoit concernant sa maladie de peau : "Les gens viennent me voir tout le temps et me disent : 'Oh, mais tu sais qu'il existe un traitement, n'est-ce pas ?' Mais pourquoi voudrais-je être différente ?". Cultivant son atypisme dans un milieu qui favorise les mannequins blancs aux corps répondant à des idéaux de beauté souvent inatteignables, celle qui a défilé pour L'Oréal Paris est une véritable icône.

Des égéries qui cassent les stéréotypes

Parmi les autres personnalités sélectionnées pour ce shooting, on retrouve le mannequin "plus size" Candice Huffine. Le top de 33 ans apparaît façon "La naissance de Vénus" de Sandro Botticelli. "J'ai un corps proche de celui de Vénus et pendant longtemps ils ont voulu faire d'elle une muse", a-t-elle confié à Harper's Bazaar, "Il est grand temps que nous reconnaissions que c'est un type de corps qui a toujours été magnifique.". Des déclarations qui trouvent écho dans la révolution body positive en marche depuis plusieurs années déjà.

Toujours pour dénoncer le manque de représentation des femmes métissées dans l'art, sur les podiums ou encore dans le cinéma, Harper's Bazaar a choisi Halima Aden, mannequin américano-soudanais de 20 ans et premier top à défiler en hijab, pour jouer "La jeune fille à la perle" de Johannes Vermeer.

Tout comme la jeune femme blanche représentée initialement sur le tableau, le mannequin affiche un foulard qui recouvre ses cheveux, mais pas son cou comme le ferait le hijab. "J'ai les deux oreilles percées", a déclaré Halima Aden, "mais je ne les avais jamais montrées auparavant. C'était juste pour moi.". Pour elle, la pudeur n'est pas qu'une question de tradition, c'est une philosophie de vie, comme elle l'explique : "C'est très physique. Mais cela doit aussi être mental - il faut vivre une vie humble."

Enfin, le magazine fait d'Hari Nef, mannequin et actrice transgenre, sa "Madame X" de John Singer Sargent. Un portrait dont le désintérêt affiché sur le visage du modèle la fascine, comme elle l'a révélé à Harper's Bazaar : "Vous pouvez être dans une belle robe et montrer un peu de peau, être très sensuelle, mais cela ne signifie pas que vous devez séduire le premier Tom, Dick ou Harry venu. Peut-être que tu veux juste regarder le mur.". Une théorie pleine de fraîcheur en des temps où la femme semble plus objectivée que jamais...

On retient de ces icônes modernes qu'il est grand temps de s'enrichir des différences des uns et des autres et d'accepter que tous les types de corps sont beaux et méritent d'être représentés.

Héloïse Famié-Galtier

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