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Un garçon de 5 ans harcelé pour avoir porté du vernis : la dure loi du genre

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Être harcelé et moqué à l'école pour avoir porté du vernis, c'est bien ce qui est arrivé à un petit Américain de 5 ans. Un événement que son père a décidé de relayer sur les réseaux sociaux afin de dénoncer la cruauté des enfants et les idées très arrêtées de la majorité des gens. Une histoire qui questionne encore et toujours sur les stéréotypes de genre.

C'est un père révolté qui s'est exprimé sur les réseaux sociaux. Aaron Gouveia, journaliste et auteur du site sur la parentalité Daddy Files, a décidé de ne pas laisser passer l'événement et de le relayer via Twitter. Le 23 octobre, son petit garçon, Sam, 5 ans, est rentré de l'école dévasté et choqué après avoir été harcelé par des camarades. Tout ça car il avait décidé de porter du vernis, un "maquillage de fille".

La "masculinité", un concept toxique

"Aujourd'hui, mon fils a appris combien la masculinité toxique est merdique et blessante", a écrit Aaron Gouveia sur Twitter. Une phrase qui résume tout. Car si le petit Sam a été victime de quelque chose, c'est bien des stéréotypes tenaces.

"Il est turbulent, bruyant, adore les camions et faire du sport mais il a aussi une collection de sacs et il aime mettre du vernis parce qu'il trouve que c'est magnifique", tweete-t-il. "Il est donc parti ce matin à l'école avec les ongles peints en rouge parce que notre fils ne considère pas que le vernis est seulement pour les filles ni que quelqu'un pourrait avoir un problème avec ça".

Le papa explique ainsi qu'il essaye d'élever ses enfants loin des normes genrées. Pas facile cependant de ne pas y être confronté une fois que ces derniers vont à l'école, lieu où l'on est forcément exposé à des mentalités différentes. Un choc qu'on imagine violent et très soudain pour le petit Sam.

Mais Aaron Gouveia le sait, les réactions des camarades de classe de Sam ne sont que le reflet de ce qu'on leur inculque à la maison. Le papa n'hésite donc pas à attaquer l'intolérance et le manque d'ouverture d'esprit de certains parents.

"Mon fils est loin d'être parfait mais il a un grand coeur et beaucoup d'empathie. Il trouve de la beauté dans tout et en 5 ans, il n'avait jamais eu peur d'être différent car 'différent' n'avait jamais voulu dire 'mauvais' pour lui. Jusqu'à aujourd'hui", écrit-il, "Je sais que ces enfants ne sont qu'en maternelle mais cette masculinité toxique à la con est ce qu'on leur apprend. Inculquée, la plupart du temps, par leurs parents. A ces parents : j'espère que vous êtes fiers. J'espère que c'est ce que vous vouliez. J'espère que vous êtes satisfaits".

L'incident a fait vivement réagir sur les réseaux sociaux, soulevant une vague de soutien pour le petit Sam et son père. Et alors que ce premier, blessé, voulait absolument enlever son vernis qui lui faisait soudain honte, quand son papa lui a montré tous les gens qui le soutenaient sur les réseaux sociaux, il a tenu à garder son vernis rouge.

Mieux, Aaron Gouveia s'est lui aussi mis du vernis, optant pour un irisé. On adore.

Non, le maquillage n'est pas que pour les filles

En 2018, le combat fait rage pour faire taire les stéréotypes de genres qui continuent d'enfermer hommes et femmes dans des comportements, des caractéristiques et des rôles bien définis. Des carcans qui peuvent être abattus afin de donner le choix, aux hommes et femmes qui le veulent, de pouvoir en sortir.

On ne peut qu'être ravi de voir émerger des figures comme le youtubeur français Bilal Hassani, qui porte un message très positif concernant le maquillage pour les hommes. En effet, le jeune homme de 18 ans porte des perruques et du make-up quand il en a envie, sans pour autant remettre son genre en question. Face à la caméra de Puretrend, il confiait d'ailleurs : "La première fois que je me suis maquillé, j'étais tout petit, je devais avoir 5 ans, c'était pour Halloween et je m'étais déguisé en princesse. (...) Et j'ai commencé à me maquiller plus quotidiennement quand j'étais en 4e, 3e".

Comme pour le petit Sam, c'est le soutien et le désir de ses parents de l'élever loin des stéréotypes de genre qui ont aidé Bilal.

"J'ai eu la chance d'avoir des parents qui ont toujours été derrière moi et qui ne m'ont pas brimé. C'est donc pour ça que je me suis jamais dit que ce n'était pas normal. Pour tous les garçons qui n'oseraient pas se maquiller mais qui ont quand même un petit peu envie, c'est normal que vous ayez peur parce qu'évidemment il y a le regard des autres, il y a le jugement, mais il faut complètement passer outre, il suffit juste de mettre un peu de blush, un peu de bronzer et je suis sûr que vous vous sentirez mieux. Sautez le pas, vous verrez ça vaut le coup, vous serez beaucoup plus heureux !"

Un discours très positif qui, certes, ne met pas fin à la stigmatisation mais qui est très encourageant pour la suite.

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