Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Top 15 : Le meilleur de la Haute Couture

En résumé ? Cette saison n'est peut-être pas une Couture comme les autres car l'intérêt moindre pour un corps de métier que l'on pensait lier à la seule vitrine des grandes marques pour donner du relief aux cosmétiques et autres produits dérivés, à retrouver une certaine vigueur. La couture comme laboratoire du prêt-à-porter ? C'était connu mais les interactions entre ces deux pôles n'avaient guère été prouvées depuis.

Quoique ! Les temps changent car cette dame vieillissante de la Couture a retrouvé discrètement un champ des possibles et une curiosité pour une presse qui aujourd'hui la relie à une modernité non dénuée d'intérêt.

En priorité, quatre noms viennent bousculer les habitudes. Le premier, grand gagnant de la saison est Valentino. Piere Paolo Piccioli et Grazia Maria Chiuri, les deux créateurs ont surpris tout le monde en réhabilitant une Couture sobre - pas celle faite d'exploits mais déconnectée du présent. Et pourtant leur plongée dans le souvenir, des allures de bal proustien ou plus loin encore, les références au 18ième siècle, pourrait absorber leur puissante vision, bien d'aujourd'hui. Au contraire, cette Couture engendre une mode, voire une hype qui après les années folles du style, et les dérives de mauvais goût, font de cette collection, comme des deux dernières d'ailleurs, une plus-value intéressante de l'air du temps. On regarde une Collection Couture comme si on regardait avec envie une proposition prêt-à-porter, alléchante et désirable. Et appropriable.

Mine de rien Karl Lagerfeld ne cesse de dynamiser sa Couture et fait de Chanel une marque qui s'adresse aux désirs d'une clientèle sans cesse rajeunie. Les hôtesses de sa compagnie Chanel Airlines sont aussi élégantes qu'elles ne se soucient d'aucun décalage horaire, elle sont 60's comme 30's.

Riccardo Tisci pour Givenchy n'a jamais eu de complexe, Couture comme le prêt-à-porter doivent être aussi contemporains l'un de l'autre. Il n'y a pas une élégance inaccessible détachée des contingences plus rationnelles des autres collections. Cette couture avec un esprit street, des étoiles, des références au base-ball et au basket, est réalisée par un garçon de son temps.

Autre nouveau venu dans le calendrier officiel, Giambattista Valli . Au contraire des débutants, l'expérience de Valli montre que la Couture n'est pas qu'un soufflet des vanités ou le moyen pour des plus jeunes d'éviter l'embouteillage médiatique des collections de prêt-à-porter. Sa collection est la confirmation que son message peut s'appliquer à différents étages de confection, Couture ou pas, pour le bonheur de ses fidèles amies socialites.

Puis il y a tous les autres, hors les murs, qui commencent à s'imposer de collection en collection, ayant résisté à des intempéries financières, ou autres. Ceux qui n'ont pas baissé les bras et s'affirment dans leur Couture, Alexandre Vauthier et sa quête du glamour, ou la prouesse technique des robes futuristes d'Iris Van Herpen.

À ne pas rater