Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Tilda Swinton, l'évolution mode d'un électron libre

2000 : Élégante dans un manteau fifties, Tilda Swinton attire le regard, mules aux pieds.
2000 : Élégante dans un manteau fifties, Tilda Swinton attire le regard, mules aux pieds.

Silhouette frêle et longiligne, allure impassible avec parfois un léger sourire en coin, Tilda Swinton est une actrice hors normes. Mais elle joue dans sa propre catégorie, celle du décalé très pointu, forcément un peu loufoque et parfois à la limite du raisonnable. Une fille qu'on aime voir sur tapis rouge, rafraîchissante car loin des clichés hollywoodiens. Une actrice à la démarche très poétique, dont l'aura quasi palpable lui donne des airs d'ange tombé du ciel.

Une peau diaphane, une plastique peu féminine mais une allure de caractère qui impressionne tant elle semble irréelle, loin du monde de strass et paillettes.

Un physique d'amazone qui a séduit l'enseigne Pringle of Scotland pour sa collection Automne-Hiver 2009/2010. Joueuse, Tilda Swinton se prend au jeu de l'ambiguïté sexuelle et pose pour l'homme et la femme. Un double tableau qu'elle cultive au quotidien, troquant régulièrement ses robes de soirée pour des costumes très masculins. Muse pour certains créateurs, d'Alber Elbaz à Haider Ackerman en passant par Phoebe Philo, Tilda Swinton est un peu la reine du look expérimental. Une femme inclassable draguée par les Frères Coen pour incarner Katie Cox dans "Burn After Reading", oscarisée en 2008 pour son rôle dans "Michael Clayton".

Pourtant à ses débuts sur tapis rouge en 2000, Tilda Swinton est loin de ses looks très sévères d'aujourd'hui. Robe au mollet années 50, regard souligné et crinière tirée, l'Écossaise est plus classique. Mais de plus près, on note toujours quelques détails anachroniques qui la caractérisent. Ce jour-là, les mules plates.

Avec les années, Tilda peaufine sa différence. Et on aime ça. Création en tulle rose imprimée de fruits, longue robe en velours bleu électrique, manteau assorti s'il vous plait, la rouquine ou très blonde selon l'envie ose tout ce qui nous semble importable voire de mauvais-goût.

En 2003, elle trouve le plus incroyable des manteaux à l'effigie des États-Unis. Allure de cowgirl, santiags bleues aux pieds et col remonté comme il faut, il ne lui manque plus qu'un décor de Farwest pour nous duper, rousse ou pas. Deux ans plus tard, c'est le Japon qu'elle immortalise, plus sobrement et à sa façon, avec un kimono sur un jean.

Plus minimaliste et aussi plus chic avec les années, Tilda Swinton enchaîne les robes longues, fluides ne dévoilant que très rarement ses jambes. Les créations les plus architecturales n'ont plus de secret pour elle. 2009 marque l'entrée en jeu du costume d'homme, au sens propre. Rarement cintré, plutôt oversized, il lui donne des airs de filles ultra branchées, celles qui semblent intouchables par leurs différences. Pourtant Tilda Swinton a aussi ses quarts d'heure de folie. Un flash mob en kilt à Edinburgh ? Même pas peur.

Voilà une artiste qui vaut le détour, égérie Pomellato depuis 2010, modèle pour Jil Sander qui réédite la robe rouge qu'elle porte dans son dernier film "Amore".

Une actrice avec un grain de folie qu'on savoure en images.

 

Chloé de Trogoff

À ne pas rater