Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Taken 2 : rencontre avec Liam Neeson, legende du cinema

Avouons-le, "Taken 2" est l'un des film les plus attendus de la rentrée. Chaque spectateur s'est identifié au personnage de Liam Neeson et à son iconique liaison avec sa fille qui se fait enlever à Paris pendant un trip européen. Celles et ceux qui ont longtemps évité la rue du Paradis après avoir vu le premier volet, levez la main. Justement venu à Paris pour présenter la seconde partie, Liam Neeson nous charme avec sa voix suave... et son incroyable humour. Dans le cosy hôtel Bristol, il se prête au jeu des questions, patient, charmant, toujours avec un sourire en coin, il impressionne.

Rencontre.

Comment s'est passé les retrouvailles avec l'équipe de "Taken", 5 ans après le premier volet ?

Et bien en fait, à part pour les acteurs, c'était une équipe complètement différente. Pour le premier "Taken", l'équipe était essentiellement française et était merveilleuse. Mais sur les deux tournages on a retrouvé beaucoup d'energie, d'encouragement, de complicité... J'aime travailler avec des gens qui aiment ce qu'ils font. C'est vraiment un honneur de travailler avec eux.

Pourquoi avoir décidé de revenir dans un "Taken 2" ?

Ils m'ont payé énoooooooormément d'argent ! (Rires). Mais à part ça, j'ai vraiment passé un très bon moment en tournant le premier "Taken". Certes, ce n'était pas un tournage évident, c'était même éprouvant, surtout physiquement. Mais pour être honnête, j'adore tout ces trucs de films d'action et le mieux c'est d'avoir une chance de développer le personnage. Avec un deuxième volet, j'ai pu travailler sur la relation de Bryan avec sa fille et son ex-femme, ce qui était très intéressant. C'était mon unique chance de pouvoir retrouver cette famille que je connais quelque part. Étant moi-même un père, je sais quel sentiment on peut ressentir, ce qui me rapproche de mon personnage.

Est-ce que physiquement c'était plus facile après ces nombreux films d'action dans lesquels vous avez tourné ?

Non, ce n'était pas vraiment plus facile. Je dois avoir une préparation physique puis une préparation au combat. Cette fois-ci je me suis fais aider par Alain Figlarz, qui aide beaucoup à chorégraphier des combats dans des films. Dans "Taken 2" on retrouve des combats de proximités, l'une de ses signatures. Mais j'ai trouvé ça dur parce que je suis grand, très grand ! (1m93) Du coup je devais me baisser, j'étais très à l'étroit dans ces combats là, ce qui les rendaient plus difficile a maîtriser.

Cette fois-ci donc, qu'avez vous fait pour mieux vous préparer ?

Je fais beaucoup de gymnastiques et d'autres trucs un peu ennuyeux... Mais en fait, ce sont des choses que je fais depuis tout jeune.... C'est surtout une question d'habitude, pour mieux tenir et avoir plus d'endurance !

Comment était le tournage à Istanbul ?

Quelque part c'était un challenge. Déjà, c'était ma toute première fois a Istanbul, c'est une ville que j'ai beaucoup appréciée. Mais on devait aussi tourner dans des ruelles minuscules, très étroites... Et dans cette ville, les gens se fichent complètement quand on tourne un film ! La seule chose qu'ils veulent c'est pouvoir ouvrir tranquillement leurs boutiques, continuer de faire leurs affaires (rires). Et ça, c'est sans parler des courses-poursuites en voitures. C'était surprenant... et génial à la fois. Istanbul est une ville très gracieuse.

Il y a cinq ans vous buviez du vin à Paris pour "Taken". Pour le second volet il fallait donc boire du thé à Istanbul... Qu'est-ce que vous avez préféré ?

Hmmm, attendez que je réfléchisse...

Attention à votre réponse !

(Rires) Je dirais qu'il y a un moment et un endroit pour ces deux plaisirs. Comment choisir entre une tasse de thé vert et un verre de bon vin... Vous me posez une colle !

Dans "Taken", "Taken 2" ou vos autres films d'actions, vous êtes une personne très motivée qui n'a peur de rien et qui fait face au danger. Et dans la vraie vie alors ?

Il faut dire que généralement dans une situation normale on a tendance a fuir le danger. Et a partir en courant quand il arrive. Mais si tu ne peux pas l'éviter, il faut faire quelque chose. Personnellement, s'il arrivait la même chose à mes enfants que dans le premier "Taken"... Je ferais exactement la même chose quand dans le film ! (Rires).

Votre personnage, Brian Mills est le parfait équilibre entre le calme, la sérénité... Et la violence. Des caractéristiques différentes du typique héros de film d'action. Il parait que vous avez rencontré un consultant militaire pour le film "L'agence tout risques", est-ce que ses conseils vous ont aidé pour "Taken 2" ?

C'est surtout une question d'attitude. C'était un membre des forces spéciales, il était calme, silencieux, mystérieux. Il venait sur le tournage nous montrer comment utiliser un certain type d'armes puis il disparaissait pendant quelques jours. Et quand il revenait, il avait de nouvelles cicatrices ou des blessures eu pendant un combat en Afghanistan. Il ne racontait pas ce qu'il se passait mais il avait un certain sérieux, un calme... Troublant. Justement, pour Brian dans "Taken" ce qui est intéressant c'est qu'il n'est pas comme tous les héros de films d'action. Il en a marre d'être une machine à tuer, il veut arrêter tout ça. Cela prouve qu'il n'est pas une simple machine dépourvue de sentiments. Il veut reprendre une vie normale, on le sent dans le deuxième volet avec les scènes qu'il partage avec son ex-femme et sa fille.

Dans les deux "Taken", on ressent une certaine notion de danger quand on quitte l'Amérique pour aller en Europe. Surtout avec le personnage de Maggie Grace qui se fait enlever. Que pensez-vous de cette image ? Cette notion de peur de l'inconnu ?

Je vais vous dire, je suis très content que mes enfants aient vu les deux films, ça les a refroidis sur leurs projets de vacances en Europe ! (Rires). Non, plus sérieusement c'est un vrai problème en Amérique. Nos enfants ne voyagent pas assez, n'ont pas leurs propres expériences. C'est un véritable problème. Il y a quelques années j'ai été ambassadeur à l'Unicef et j'ai vu des chiffres que je n'arrivais pas à croire. 14% seulement des américains ont leurs passeports... Et seulement 11% l'utilisent ! C'est pas croyable.

Vous avez joué dans une comédie romantique, "Love Actually"... Est-ce que vous aimeriez en faire une autre ?

J'aimerais bien, mais je ne reçois rien de vraiment tentant. En même temps c'est vrai que je ne suis pas à la recherche de ce genre de scénario. Richard Curtis pour "Love Actually" a fait un très bon scénario, qui se différencie des autres. En tout cas, si c'est pour jouer le mari de Claudia Schiffer je dirais "oui" tout de suite ! Mais là je vais commencer le tournage d'un film où je joue un écrivain... dont la petite-amie est Olivia Wilde ! Je ne vais pas me plaindre ! (Rires).

On peut s'attendre à un "Taken 3" ?

Franchement, je ne pense pas du tout. Imaginez un peu la réaction des spectateurs : "Quoi encore ? La fille se fait enlever une fois de plus ?". Ça deviendrait peut-être un peu too much.

"Taken 2", au cinéma le 3 octobre.

Propos recueillis par Aurélia Baranes.

Découvrez également les interviews de Paul Dano ou de la jeune Zoe Kazan pour le film "Elle s'appelle Ruby".

À ne pas rater