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Taj Mahal : dans l'enfer d'un attentat

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"Taj Mahal" est un film sur l'attentat qui a touché l'hôtel du même nom, en Inde, en 2008. Après les si récents événements parisiens, ce long métrage ne laissera certainement pas le spectateur insensible...

Louise a dix-huit ans lorsque son père doit partir à Bombay pour son travail. En attendant d'emménager dans une maison, la famille est d'abord logée dans une suite du Taj Mahal Palace. Un soir, pendant que ses parents dînent en ville, Louise, restée seule dans sa chambre, entend des bruits étranges dans les couloirs de l'hôtel. Elle comprend au bout de quelques minutes qu'il s'agit d'une attaque terroriste. Unique lien avec l'extérieur, son téléphone lui permet de rester en contact avec son père qui tente désespérément de la rejoindre dans la ville plongée dans le chaos...

A seulement quelques jours des attentats qui ont endeuillés Paris, on peut légitimement se poser la question quant à la pertinence de maintenir une sortie de film qui n'est pas sans rappeler les tragiques événements qui viennent de se dérouler. Mais toute l'équipe a tenu à continuer comme elle l'explique dans un communiqué : "Ce drame a une résonance toute particulière alors que nous nous apprêtons à sortir en salles le second film de Nicolas Saada, TAJ MAHAL, le 2 décembre prochain. Tourné l'année dernière, le film retrace l'histoire vraie d'une française de 18 ans prise dans l'attaque de l'hôtel Taj Mahal pendant les attentats à Mumbai en novembre 2008, au cours desquels 164 personnes furent assassinées. L'idée du film est née de la rencontre de Nicolas Saada avec cette jeune fille et de sa volonté d'épouser le strict point de vue de la victime. Nous nous sommes demandé si dans cette période éprouvante que nous traversons tous, il y avait de la place pour ce film, si distancé soit-il, quitte à en repousser la date de sortie. Mais nous pensons que face à l'obscurantisme, à la terreur, à l'indicible, le cinéma est là pour ouvrir au dialogue. Il nous permet dans ces moments difficiles de regarder le monde tel qu'il est. Et nous sommes certains que reculer aujourd'hui, c'est capituler demain".

Un film qui prend une résonnance particulière

Louise a 18 ans. Elle a suivi ses parents, venus en Inde pour travailler. Mais, on la sent un peu perdue dans ce nouveau monde, oscillant entre ennui et découverte. Le foisonnement de l'Inde semble la fasciner, mais elle est aussi angoissée par cette nouvelle vie et par sa future rentrée scolaire et, quasiment cloitrée dans l'hôtel, elle trouve le temps long. Comme tous les expatriés, elle a besoin d'un temps évident d'adaptation, particulièrement dans un pays comme l'Inde si riche, si fort où tout semble démesuré, où, si l'émerveillement est à chaque coin de rue, les différences culturelles sont telles qu'il n'est pas forcément facile de s'y faire. Alors, un soir, Louise laisse ses parents sortir seul pour regarder un film. A un moment, elle entend des cris, des explosions sourdes qui secouent le bâtiment, des bruits qui claquent à travers le bâtiment. Dès lors, commence une nuit de terreur. Le Taj Mahal est pris pour cible par des terroristes. Cloitrée dans sa chambre, son seul lien avec l'extérieur, avec ses parents, reste son portable.

Si la violence est omniprésente dans " Taj Mahal ", on ne la voit pas, on l'entend. On n'est donc pas dans un film d'action hollywoodien mais bien dans quelque chose de beaucoup plus psychologique. L'attaque est vécue en huis-clos en direct de la chambre de Louise et, comme elle, on n'a que les bruits pour essayer de savoir ce qui se passe, de comprendre la situation. Instinctivement, on se rapproche donc de la jeune fille et nous sommes nous aussi assailli par les mêmes questions : combien sont-ils, y-a-t-il des morts ? Que se passe-t-il vraiment ? Les seules infos viennent plus ou moins de l'extérieur et d'un contact à l'intérieur, aussi sibyllin que paniqué. L'angoisse est à son comble, on est oppressé et l'atmosphère est anxiogène au possible parce qu'on imagine tout et n'importe quoi et cela a pour effet de décupler les sentiments de peur et d'angoisse. Cette fois, on est du côté de la victime, ce qui rend ce long métrage plus encore plus fort.

Un film qui résonne très fortement après ce qui s'est Paris le 13 novembre... En tant que spectateurs, à l'instar de Louise, on n'en sort pas tout à fait indemne non plus...

Grégory Curot

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