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Société : les femmes doivent être belles tout le temps, toujours

Les femmes subissent trop de diktats.
Les femmes subissent trop de diktats.

Lorsque l'on sait qu'à l'échelle mondiale seules 4% des femmes se trouvent belles, on se dit qu'il y a véritablement un problème dans le rapport à la beauté dans notre société...

À l'heure où les médias ont assassiné l'ancien idéal de la ménagère pour porter aux nues celles de la porn-star, les femmes dans leur très grande majorité doivent faire face à deux grandes pressions : être le plus désirable possible et rester jeune éternellement. Conséquence de ces diktats qu'impose la société, seules 4% des femmes dans le monde se trouvent véritablement belles. Un chiffre minime pour une population qui compte plusieurs milliards d'individus.

Une hyper sexualisation difficile à soutenir

Dans une société où la sexualité est passée du domaine privé à la sphère publique, autant dire que la pression pour rester la plus belle et la plus désirable est énorme. Les fesses se font assurer pour des millions de dollars, réduisant leurs propriétaires à cette seule partie de leur anatomie. Il nous faut avoir les seins qui tiennent tout seuls, le fessier de Kim Kardashian mais pas de cellulite, le ventre aussi plat qu'après une semaine de diète, la peau aussi lisse qu'après le passage de trois ou quatre filtres Photoshop, le cheveu brillant coupé en bob, frangé, en wob (on ne sait plus ça change tous les jours) et le sourcil broussailleux comme Cara Delevingne. Vous ne savez pas qui c'est ? Ce n'est pas grave, tout ce que l'on vous demande c'est d'avoir les mêmes sourcils qu'elle. Par contre pour les autres poils, l'avis général (mais là encore ça peut varier selon les pays, les mois...) veut qu'ils soient plus discrets voire traqués. Et hors de question de marcher à plat au risque de voir la galanterie de ces messieurs piquer du nez. Là encore, le diktat veut que l'on reste perchée sur un minimum de 9 cm de talons plus efficaces sur la gente masculine. Rassurez-vous mesdames, pour quelques centaines d'euros vous pourrez rendre vos pieds insensibles à la douleur grâce à un petit Loub Job. Car oui, être la plus belle et la plus désirable, rime souvent avec chirurgie esthétique et emprunts bancaires. Car, même en période de crise, certaines sont prêtes à prendre un crédit pour se payer de nouveaux seins, un nouveau nez ou à se faire délester de quelques kilos en trop.

Et une fois que vous avez péniblement coché toutes les exigences de votre checklist de la fille parfaite, il vous faudra habiller ce corps standardisé. Talons de quinze, minijupe passée la cinquantaine, sein qui dépasse nonchalamment (aussi appelé sideboob), lingerie digne d'une effeuilleuse de luxe...

La chasse "aux moches" ?

Entre les magazines qui dégainent régulièrement leurs classements des plus belles femmes au monde, les émissions de relooking qui font littéralement la chasse "aux moches", une Beyoncé érigée en icône du girl power alors qu'il n'y a pas moins nature et fabriquée que la star, on perd facilement de vue la différence entre beauté réelle et perfection aseptisée. On ne demande pas à ces messieurs de ressembler à Ken alors pourquoi devrions-nous ressembler à Barbie ?

La beauté éternelle

Mais ce n'est pas tout, être belle en 2014 c'est un package complet. Atteindre les canons de notre société, c'est aussi être belle et le rester (à vie ?). À une époque où l'on impose tacitement aux femmes une date de péremption, 50 ans étant considéré comme "vieux" (bonjour le coup de déprime), elles sont nombreuses celles qui tentent de lutter contre les effets du temps voire même de remonter la pendule. Passage par la case chirurgie bien sûr, sport pour les plus courageuses, garde-robe décomplexée, toy boy pour d'autres... Un cercle vicieux sans fin constamment alimenté par les médias, qui contribue surtout à l'uniformisation de la beauté mais aussi à frustrer perpétuellement celles qui cherchent à s'en rapprocher. Autre conséquence, une remontée en force du féminisme de plus en plus présent.

Une quête constante de perfection esthétique et de jeunesse éternelle sur laquelle s'est penchée Léa Clermont-Dion dans son documentaire "Beautés fatales". A voir, à partager...

Le teaser du documentaire "Beauté fatale".
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