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Retour chez ma mère : Alexandra Lamy et Josiane Balasko, une affaire de famille

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Difficile à 40 ans de retourner vivre chez sa mère. C'est pourtant ce qui arrive à Stéphanie après de gros déboires professionnels. Evidemment, la rencontre de deux mondes ne va pas se faire sans frictions...

Aimeriez-vous retourner habiter chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie (Alexandra Lamy) est contrainte de retourner vivre chez sa mère (Josiane Balasko). Elle y est accueillie à bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie... Chacune va devoir faire preuve d'une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

Finalement, on se dit qu'Eric Lavaine (réalisateur de "Barbecue") aime filmer les microcosmes qui nous entourent, ceux dans lesquels on évolue parfois même sans s'en rendre compte ou sans se poser de questions. Après avoir observé un groupe d'amis en vacances, voici qu'il plante sa caméra en plein milieu d'une famille, prenant comme direction un prisme sociétal très actuel, la génération boomerang, celles de ces adultes en proie à des problèmes professionnels ou de couple qui se retrouvent en rupture de ban et n'ont d'autre choix ou solution à court terme que de retourner vivre chez leurs parents, forcément contraints et forcés. Parce que nos parents, on les aime très forts mais soyons honnêtes, on ne veut plus vivre avec eux...

Pétulante Alexandra Lamy

Car Stéphanie, toute aussi pimpante et aimante soit-elle, n'apprécie que modérément de retrouver son adolescence à quarante ans passés. Elle a aussi beaucoup de mal à subir les habitudes de sa mère, veuve depuis peu mais chez qui les habitudes ont la vie dure, comme autant de repères au sein d'une routine quotidienne. Un état de fait difficile à admettre pour une quadra débordante d'énergie que la vie vient de mettre au sol. Difficile aussi d'admettre de retrouver sa chambre d'ado. Tout aussi difficile est le jugement de la situation par le reste de la famille. Le frère absent, la soeur agressive car mal dans sa peau, tout fait que la situation filmée quasiment dans le huis-clos d'un appartement donne l'impression d'une cocotte-minute chauffée à blanc. Et ça ne manque pas, les esprits s'échauffent vite et les comptes se règlent à chaud, ce qui donne lieu à des scènes hilarantes. Finalement, "Retour chez ma mère" peut presque se concevoir comme une pièce de théâtre : quiproquos, incompréhension, cris et portes qui claquent, le film en a, en tout cas, toutes les caractéristiques. Une gageure quand le postulat de départ est clairement un drame.

Si ce film est une comédie, c'est aussi un long métrage plein d'émotion, notamment le désarroi de Stéphanie qui en dit long sur notre société et sur le monde du travail. C'est aussi un projet qui aborde un sujet rarement traité, presque tabou, l'amour chez les seniors. Parce que si la fille est perturbée par ce retour chez sa mère, la vie amoureuse de la chef de famille devient aussi tout de suite plus compliquée et, alors que le deuil n'est pas encore très loin, forcément sujet à fâcherie et à l'humour. Ce film surfe sur cette dualité : drame et comédie pour tisser une intrigue à laquelle on se prend parce qu'on a tous une famille et qu'on n'est à l'abri de rien. Le talent de comédiens attachants fait le reste et on suit avec plaisir les soubresauts de la vie de cette famille qui pourrait tout aussi bien être la nôtre.

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