Accueil
Mode
Accessoires
Chaussure
Lingerie
Maillot de bain
Morpho
Street Style
Fashion week
Sélection
Beauté
Maquillage
Manucure
Soins
Bien-être
Coiffure
Vernis
Rouge à lèvres
Frange
Balayage
Lissage
Brushing
Coloration
Coiffure afro
Tous les dossiers
Joaillerie
Horlogerie
Mariage
Coiffure de mariage
Maquillage de mariage
Célébrités
1 Star, 1 Style
Copier le look !
Match de look

Respire : rencontre avec Lou de Laâge et Joséphine Japy, meilleures ennemies

Mélanie Laurent et ses deux actrices stars, Joséphine Japy et Lou de Laâge, étaient au festival de Cannes en 2014 pour la première diffusion du film "Respire".
Mélanie Laurent et ses deux actrices stars, Joséphine Japy et Lou de Laâge, étaient au festival de Cannes en 2014 pour la première diffusion du film "Respire".

"Respire", c'est le nouveau petit bijou de Mélanie Laurent qui débarque au cinéma mercredi 12 novembre 2014. Librement adapté du roman éponyme d'Anne-Sophie Brasme, l'actrice et réalisatrice, ex-bouc émissaire elle-même, se plonge dans les tourments de l'adolescence. Porté par les prestations de Lou de Laâge et Joséphine Japy à l'écran, campant respectivement Sarah et Charlie, le film nous plonge dans l'histoire d'une amitié fusionnelle et destructrice. Puretrend est allé à la rencontre des deux jeunes actrices pour en découvrir un peu plus sur ce film dramatique haletant. 

Aviez-vous lu le livre "Respire" d'Anne-Sophie Brasme avant d'attaquer le tournage du film de Mélanie Laurent ?

Lou de Laâge : Non, nous ne l'avions pas lu toutes les deux à la demande de Mélanie. Elle préférait que nous le lisions à la fin du tournage, afin que l'on donne vie à nos personnages et que l'on trouve un imaginaire commun. Par contre, on s'est jeté dessus toutes les deux tout de suite après !

Joséphine Japy : C'est vrai que c'est intéressant de savoir d'abord ce que Mélanie voulait faire dans son scénario. De mon point de vue de comédienne, c'était ce qu'elle voulait raconter elle et sa vision à elle qui m'intéressaient. C'était plus approprié d'en parler avec elle, d'aller chercher des inspirations ailleurs que d'en trouver directement dans le roman qui ne répondait pas forcément à ses envies.

Qu'avez-vous pensé à la première lecture du scénario ?

Lou de Laâge : Je ne savais pas pour quel personnage je lisais le scénario quand je l'ai reçu et je l'ai refermé en me disant : 'J'espère que ce sera pour le rôle de Sarah !'. Je pense que nous étions chacune plus attirées par le personnage que nous avons finalement eu à jouer.

Joséphine Japy : C'est vrai que j'étais plus attirée par le personnage de Charlie de manière assez immédiate. Je me sentais proche de lui. Pour moi, c'était vraiment un coup de coeur. Ce sont des moments un peu particulier quand on reçoit le scénario d'une actrice/réalisatrice qui te dit : 'Voilà, j'ai pensé à toi pour un rôle, j'ai écrit avec ta photo, est-ce que tu peux lire ?'. Je me suis dit 'quel cadeau' !

Comment avez-vous réussi à créer cette alchimie nécessaire à l'amitié fusionnelle entre vos deux personnages ?

Lou de Laâge : On ne peut pas vraiment la créer malheureusement. Elle existe ou elle n'existe pas. On s'est tout de suite bien entendu et ça a aidé pour la suite du travail.

Joséphine Japy : Ce qui était intéressant pour "Respire", ce n'était pas tellement que l'on s'entende pour filmer les scènes d'amitié. Parce que ça, à la limite, on peut "tricher" et ce n'est pas désagréable, mais ensuite, faire comme si on se détestait, c'est beaucoup plus compliqué. Pour filmer au mieux ces scènes-là, il faut aimer la personne que l'on a en face, sinon ça devient pesant.

On a parfois la sensation qu'entre ces deux personnages, il y a plus que de l'amitié, avez-vous également eu cette impression ?

Lou de Laâge : C'est une amitié féminine, fusionnelle, d'adolescentes. Et c'est quelque chose de tellement fusionnel que cela peut donner cette idée de tension sexuelle, mais il n'y a pas du tout de sexualité là-dedans.

Joséphine Japy : C'est fusionnel dans le toucher. Quand Sarah délaisse Charlie à un moment de l'histoire, il y a ce truc où elle cherche ses vêtements, elle cherche son odeur, c'est complétement palpable et viscéral. C'est un manque affectif et physique qui est complètement fou, mais qui n'est pas à lier avec un manque sexuel. Elle a envie de sa présence. Lou a raison, c'est un truc de filles, la première fois qu'on a une amitié fusionnelle comme ça, on a envie que son amie vienne dormir à la maison, s'il arrive quelque chose, c'est la première qu'on appelle etc... Ce week-end, on était à Montpellier, nous avons rencontrés des étudiants et on a eu de nombreux témoignages de jeunes garçons sur ce sujet aussi. Ce n'est donc pas quelque chose d'exclusivement féminin.

Comment était-ce de travailler avec Mélanie Laurent ?

Lou de Laâge : Quand tu es contactée comme ça, tu te dis "mais qu'est-ce qui est en train de se passer ?", mais elle a immédiatement installé quelque chose de très simple dans le dialogue. J'ai mis du temps avant d'arrêter de dire son nom complet. Elle est très rassurante, très bienveillante, elle nous a guidé tout en nous laissant beaucoup de liberté.

Joséphine Japy : Il y avait quelque chose d'une grande soeur dans son comportement. Mélanie ne s'est jamais placée en position de conseil par rapport à nous. Elle nous faisait confiance. Elle ne disait jamais " action " sur le tournage, on commençait quand on voulait et elle nous laissait aussi improviser sur les fins de scène. En tant que jeune comédienne, j'ai vraiment eu la sensation de grandir, d'avoir la place de m'épanouir.

Y a-t-il eu des moments particuliers où vous avez eu besoin qu'elle vous guide ?

Lou de Laâge : Il y a eu une mise en route au tout début du tournage. Parce qu'on rencontrait l'équipe, on découvrait le lieu... Mais assez rapidement, on a compris comment nous fonctionnions toutes avec Mélanie, puis nous avions beaucoup discuté en amont. Du coup, en arrivant nous savions exactement où aller.

Joséphine Japy : C'est un jeu d'équilibriste. Il y a une situation initiale et une situation finale dans le scénario et il y a un fil tendu entre les deux et juste un millimètre à droite ou un millimètre à gauche, on n'est plus sur la même histoire. Ça demande un recul sur son travail, une remise en question permanente. Je pense à un moment assez fort, dans le film lorsque Sarah et Charlie partent en vacances, c'est la première scène de bascule entre les deux personnages, Mélanie a laissé un peu d'improvisation dans cette scène et nous avons fait sortir quelque chose de très violent de Sarah. En tant que Charlie, j'étais très déstabilisée, parce que je ne pensais pas que l'on irait si loin dans cette scène. Mélanie est venue nous voir à la fin de la scène et dit : "je vais prendre celle-ci pour le montage, par contre il va falloir que je rajoute d'autres scènes sinon on ne comprendra pas". Il fallait rééquilibrer pour que l'histoire se tienne, qu'elle ne soit pas décousue et qu'on y croit.

Comment est-ce qu'on sort de ce film, de l'ambiance sombre et de ces personnages ?

Lou de Laâge : Je ne sais pas comment on en sort, mais personnellement j'enchaînais tout de suite sur d'autres projets et Joséphine aussi. Du coup, le fait de partir sur autre chose c'est déstabilisant car tu n'as pas le temps de te retrouver, de respirer, de déprimer car c'est terminé, mais ça te replace immédiatement dans une énergie positive.

Joséphine Japy : C'est important de ne pas trop s'attarder sur un personnage aussi et de trouver un équilibre ailleurs avec sa famille, ses amis.

Quand vous avez lu le livre d'Anne-Sophie Brasme après avoir fait le film, qu'en avez-vous pensé par rapport au scénario ?

Lou de Laâge : J'ai compris pourquoi elle nous avait conseillé de ne pas le lire. Il y avait dans son scénario tout ce qui était nécessaire pour qu'on l'interprète et il y a beaucoup de différences avec le livre. Néanmoins, elle a reproduit cette sorte d'étouffement un peu vivifiant qu'on retrouve dans le roman d'Anne-Sophie Brasme, elle a réussi à le retranscrire et c'est selon moi ce qui était le plus important.

Joséphine Japy : Elle l'a retranscrit différemment dans la temporalité car dans le livre c'est beaucoup plus long. Dans le film, on parle d'un an et ça renforce encore cette idée d'oppression. L'amour, le désamour, l'isolement, tout se passe très rapidement. Le milieu social, le fait que dans le livre cela se passe à Paris et pas du tout dans le film change aussi l'histoire.

Chez Puretrend, on aime bien aussi poser une question mode à nos invitées : quelle est votre piècve fétiche ? De quoi ne pouvez-vous pas vous passer ?

Lou de Laâge : Moi, c'est horrible, ça va être une catastrophe (rires) ! Vanessa Bruno fait des pantalons, on dirait des joggings, mais qui sont très beaux. Je le dis : il faut que les beaux joggings reviennent à la mode !

Joséphine Japy : (elle réfléchit)

Lou de Laâge : (à Joséphine) Moi, je sais ce que je dirais pour toi ! Je dirais un gros pull...

Joséphine Japy : C'est exactement ce que j'allais dire ! Tu me connais tellement bien (rires) ! J'allais dire un pull doudou. (à Lou) Tu me fais peur ! Comme vous pouvez le voir, nous sommes de vraies modeuses (rires).

Propos recueillis par Héloïse Famié-Galtier.

À ne pas rater