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Rencontre avec Rime Arodaky

Après avoir fait ses armes chez Sonia Rykiel et Dice Kayek, Rime Arodaky a décidé de voler de ses propres ailes en lançant sa marque de prêt-à-porter. Les coupes sont à la fois chics et sexy, les matières fluides, et ses petites robes ont tout pour devenir un must-have. Rencontre.

Vous avez travaillé à vos débuts avec Sonia Rykiel. Qu'avez-vous appris à ses côtés ?

Plusieurs choses. Déjà le fait de côtoyer des esprits créatifs très variés qui venaient d'horizons différents. Les stylistes étaient français, danois.. Il y avait vraiment un mélange de cultures au service d'une seule et même image, une seule maison. Et puis le fait de voir travailler Sonia, sa façon d'observer, d'ajuster, ce qui lui plaît, ce qui ne lui plaît pas. C'était bien évidemment très enrichissant.
Sans compter tout ce que tu n'apprends pas à l'école, soit les différentes étapes de réalisation d'un produit, de la recherche jusqu'à sa finalisation. Appeler les usines, essayer de trouver la bonne alternative technique, prix, tissu, matière et couleur qui entre dans le thème de la collection.

 

Comment définiriez-vous la femme "Rime Arodaky" ?

Elle est féminine, elle a confiance en elle, elle est sophistiquée mais pas guindée, nonchalante, fraîche et moderne.

 

Vous êtes d'origine syrienne, pensez vous que cela ait influencé vos créations ?

Hedi Slimane a dit que ses origines n'interféraient pas avec sa créativité, et je me sens assez proche de cette vision des choses. Je ne peux pas dire que je n'ai aucune influence mais si c'est le cas, c'est totalement inconscient. Il y aurait peut-être ce besoin d'accessoiriser: le petit bouton, le petit zip, le petit détail, qui peut-être donne cette touche " orientalisante ", et met l'accent sur le visible, le somptueux et le précieux que l'orient aime. Mais au niveau des formes, des volumes et de l'allure, je reste quand même parisienne, c'est ici que je suis née. Peut-être qu'un jour je reviendrais vers mes racines, il y a des tissus tellement magnifiques.


Vous avez travaillé en Chine, mais vous avez continué à être influencé par le style des Françaises. Comment définiriez-vous ce style justement ?

Cela ne tient pas vraiment dans le choix de sa garde robe, c'est plus une attitude. Elle n'en fait pas des tonnes, mélange beaucoup, ne tombe jamais dans le total look... J'avoue être assez nostalgique de la parisienne d'avant, je pense à ma mère dans les années 60, 70, même début 80. Les femmes s'habillaient plus, même pour aller travailler. Elles tenaient à avoir de l'allure. Aujourd'hui avec la démocratisation du luxe et de la mode en général, c'est plus dur de se démarquer et de s'octroyer quelque chose de personnel.

 

Y a t-il un créateur en particulier qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Un créateur qui n'a pas influencé mon travail, mais dont les défilés m'ont vraiment émerveillés au premier sens du terme, c'est Thierry Mugler . Cela n'était pas vraiment le vêtement mais plutôt l'image, l'univers, le rêve. Quand j'avais 14 ans, je crois que cela a été mon premier " choc mode ". Plus tard, quand je me suis plus intéressée au vêtement, au détail, à la coupe, j'ai commencé à adorer Alaïa. La petite robe noire, les godets, le tailleur...

 

Le dernier défilé qui vous ait emballé ?

J'adore Balmain, l'allure. Et je suis une inconditionnelle de Riccardo Tisci chez Givenchy. Pour moi il a justement su recréer la Parisienne que j'aime. Son travail est vraiment magnifique, en haute couture comme en prêt-à-porter.

 

Quelle personnalité pourriez-vous choisir comme égérie ?

Natalie Portman . Elle représente tout ce que j'aime. Elle a ce côté mutin, sexy et en même temps cette élégance. Concilier ces deux qualités aujourd'hui est une chose rare.

 

Le dernier vêtement pour lequel vous ayez craqué ?

Une veste Zara de smoking rose pâle.

 

La pièce que vous préférez dans votre dressing ?

Une paire de chaussures à talon Manolo Blahnik pour Sonia Rykiel. Je suis une folle de chaussures.

 

Votre lieu de prédilection pour partir en vacances ?

New York. Pour son choc des cultures et l'énergie, la créativité qui se dégage de cette ville. C'est tellement différent, nouveau, moderne. J'ai besoin d'aller là-bas. Je pense que toutes les Françaises devraient aller vivre quelques temps à New York. Les gens sont très gentils, contrairement à ce que l'on dit. Mais c'est une expérience en même temps agressive, puissante. Quand on est créateur, c'est vraiment un lieu très intéressant.


La photo, le tableau, l'oeuvre d'art qui vous inspire ?

J'adore l'univers des peintures de Tamara Lempicka. Mais si je devais ne retenir qu'un cliché, ce serait une photo de Guy Bourdin, des jambes portant des bas couture qui sortent du lit.


Des projets?

L'ouverture de ma première boutique !

 

Propos recueillis par Mélody Kandyoti

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