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Pourquoi vous devriez sérieusement passer aux protections périodiques bio

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Depuis quelques temps, parler des règles devient un poil moins tabou. Docu, applis, comptes Instagram... alors que les langues se délient, il est plus que jamais temps de s'interroger sur les protections périodiques qu'on utilise. Parce que les compos "classiques" sont loin d'être safe, on est bien décidé à passer à des méthodes plus clean. Et on vous présente Jho, une marque à la pointe en la matière. 

La moitié de la population mondiale est concernée par le sujet. Et pourtant, pendant des années, il faut bien avouer qu'on ne s'est jamais trop posé de questions concernant les protections périodiques qu'on pouvait utiliser. Des serviettes et tampons qu'on a mis en contact avec l'une des zones les plus sensibles de notre corps, en se contentant de faire confiance aux fabricants et aux marques. Et puis, en 2016, le scandale a éclaté.

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En cause, la présence de résidus de pesticides, dont le fameux glyphosate (qu'on peine tant à faire interdire...), mais aussi du chlore (utilisé pour blanchir la cellulose). La Direction générale de la Santé ainsi que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont beau avoir saisi l'Agence nationale de la sécurité sanitaire de l'alimentation et de l'environnement, depuis, rien n'a vraiment changé.

Dans le monde des protections périodiques, si les règles sont bleues, les compositions sont toujours aussi mystérieuses et cracras. De quoi donner des sueurs froides, quand on y prête attention. Sans compter les signaux d'alarme concernant le risque de "choc toxique" entourant cup et tampons.

Heureusement, cette vague de scandales à donner des idées à certaines. Comme à Dorothée et Corine, deux Nantaises qui en juillet 2017 ont lancé Jho, une marque de protections bio. Transparence, honnêteté et humour sont les credo du duo, qui après la colère, ont ressenti le besoin de faire bouger les choses.

"On s'est lancées en 15 jours", nous raconte Dorothée. Ancienne journaliste pour "Le magazine de la santé" sur France 5, elle est tombée des nues lorsque le scandale a éclaté. "Je cherchais quotidiennement des sujets pour l'émission, j'ai écumé tous les thèmes, du yaourt allégé aux dangers des phtalates dans les biberons. Et je ne me suis jamais penchée sur la compo de nos protections. C'est dingue. Je pense que ça vient vraiment d'un tabou. On cache les règles, et le mystère est entretenu par les marques et par la société."

Leur objectif alors : proposer des serviettes et tampons en coton bio. Et il a fallu y aller au culot pour convaincre les fabricants de faire confiance à leur petite start up.

"Avant de nous lancer, on a passé une après-midi dans le rayon hygiène d'un supermarché et on a interrogé une cinquantaine de femmes, de 13 à 55 ans, sur ce qu'elles attendaient de leurs protections. Elles ont toutes répondu 'de la douceur et qu'on nous rassure'. Toutes n'avaient pas encore entendu parler du scandale, et elles trouvaient que ce n'était pas juste. Parce que ce n'est pas comme si on pouvait s'en passer !"

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On voulait une marque honnête et une compo nickelle

Que ce soit au travers des vidéos sur le site ou dans la présentation de la marque, la sincérité est de mise. "Légalement, on pourrait dire que nos tampons sont 100% bio. Mais en réalité, ils ne le sont qu'à 97,5%, à cause du voile de sécurité en polyester qui les entoure. On préfère le dire. Nos serviettes, elles, sont 100% bio. L'emballage est fait dans une matière végétale réalisée à partir de maïs, et les boites sont en carton recyclé".

Disponible uniquement en ligne, Jho propose de s'approvisionner au détail ou d'opter pour l'abonnement (résiliable à tout moment), "histoire de ne plus avoir à penser à se racheter des tampons le dimanche à 15h...".

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L'autre bonne raison de tester la marque, c'est son engagement associatif. Dorothée, qui a passé 2 ans en tant que volontaire à Madagascar, y tenait particulièrement. Ainsi, une boite achetée = une boite offerte à Gynécologie sans frontières, qui distribue serviettes et tampons bio aux femmes réfugiées en France, en situation de grande précarité. La marque soutient aussi Girls Excel, au Cameroun, qui fournit des protections lavables et dispense des ateliers de sensibilisation pour briser un tabou très tenace.

A l'avenir, la jeune marque souhaite étendre sa gamme de tampons, serviettes et protège-slips à tous les flux. Et proposer bientôt des culottes périodiques bio.

Dès lors, on n'a plus qu'une envie : soutenir la démarche de cette marque et prendre soin de nous, chaque mois. Parce qu'on le mérite bien.

P.S. : Oui, les protections bio coûtent plus chères, c'est un fait. Et on rêve d'un jour où elles seront prises en charge, comme le bien de première nécessité qu'elles sont. D'ici là, on évite les cochonneries. Ça vaut tous les Black Fridays du monde.

Catherine Brezeky

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