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Portrait : Ezra Miller, la relève du cinema indé

On l'a découvert dans le rôle d'un ado machiavélique et meurtrier, on le retrouve dans le film "Another Happy Day" dans la peau d'un personnage torturé avec un sérieux penchant pour les substances hallucinogènes. On se dit alors qu'Ezra Miller l'a effectivement mérité son titre de nouveau "roi de la détresse adolescente" décerné par l'Américain Interview Magazine. Et puis lorsque finalement on rencontre le garçon, on se dit qu'en fait non, il n'y a rien de vraiment malheureux chez lui.

Passionné, habité même, l'acteur qui n'a pas encore 20 ans apparaît étonnement mature, et c'est sûrement là son secret à Ezra. Pas vraiment à son coup d'essai, le jeune homme à peine sorti de son New Jersey natal affiche un CV plutôt joliment fourni.

Après s'être essayé à l'opéra à l'âge où les enfants préfèrent généralement les Playmobil, c'est vers la TV et le cinéma qu'il se tourne (loin de nous l'idée de nous en plaindre). "After School", "Californication", "Royal Pains", les rôles s'enchaînent.

Mais c'est véritablement lors du dernier Festival de Cannes que le nom d'Ezra Miller va commencer à résonner chez nous. Il faut dire que sa performance dans le film de Lynne Ramsay "We Need To Talk About Kevin" pouvait difficilement nous laisser indifférents (agréablement traumatisés serait davantage l'idée).

Sociopathe donc face à Tilda Swinton, accro du porno dans "After School" et junkie maniant habilement l'ironie dans la joyeusement dysfonctionnelle réunion de famille de Sam Levinson, Ezra Miller ne cache pas son attirance pour les rôles complexes et émotionnellement chargés. Mais ce qui l'attire surtout, confesse-t-il, c'est l'authenticité des rôles en question, l'absence de compromis. Et c'est ça avant tout, le talent de Mister Miller, une capacité à s'imprégner de ses personnages, à s'identifier à eux sans retenue ni jugement. Même s'il en devient difficile de les laisser derrière soi une fois le tournage fini, encore plus de se voir à l'écran.

Lucide et passionné, voilà la force de Miller qui aussi adorable soit-il, réussit à nous donner la chair de poule dès lors qu'il apparaît à l'écran. Mais rassurons ceux qui ne se seraient peut-être pas remis de la vision d'Ezra un arc à la main, le jeune homme aime aussi les personnages plus légers ou en tout cas, bien moins névrosés.

On le verra d'ailleurs sous peu dans l'adaptation éponyme du roman "The Perks of Being a Wallflower" aux côtés d'Emma Watson. Et qui sait, peut-être dans une comédie musicale, car oui en plus d'être talentueux dans ce qu'il fait, Ezra a encore d'autres cordes à son arc (méchant jeu de mot) et ne dirait pas forcément non à un rôle plus "musical" si le bon film se présentait. Musicien tout aussi passionné, on aperçoit d'ailleurs ses facilités à rapper dans le film de Sam Levinson. Il est également membre du groupe Sons of an Illustrous Father, folk punk ou punk folk, il ne sait pas trop.

En tout cas, nous, ce qu'on lui souhaite à Ezra, c'est de continuer à faire encore de nombreux films en explorant le plus de personnages possible, quitte à nous traumatiser encore un peu plus, qui sait, s'offrir aussi le rôle d'Edgar Allan Poe. Et peut-être même de partir quelque part élever des licornes, car oui Ezra aime aussi les licornes (si si).

 

"Another Happy Day" avec Ezra Miller, Ellen Barkin, Kate Bosworth, Demi Moore et Thomas Haden Church sera à l'affiche le 1er février.

 

Amélie Cosmao

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