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Playboy présente sa première playmate transgenre

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Playboy vient chambouler tous les codes cisnormatifs en choisissant une playmate transgenre pour son prochain numéro. Une initiative puissante pour le magazine qui a souhaité rendre hommage à son créateur disparu...

Inès Rau entre dans l'histoire en devenant la première playmate transgenre. En effet, le magazine Playboy a dévoilé hier sur les réseaux sociaux le visage de sa playmate du mois de novembre 2017. Un numéro qui s'annonce historique alors que le magazine rend hommage à son fondateur, Hugh Hefner, décédé il y a peu.

Inès Rau, première playmate transgenre

Le numéro de Playboy à paraître tranchera doublement avec ses habitudes. D'une part, c'est un homme habillé qui en fait la couverture, alors que le magazine met à l'honneur son créateur disparu le 28 septembre dernier. D'autre part, le célèbre journal choisit une playmate qui casse les codes depuis trop longtemps établis. Ce sera donc Inès Rau, Française de 26 ans et transgenre qui réside à New York qui sera la guest star de ce numéro qui s'annonce déjà historique. Une grande première pour le magazine en 64 ans d'existence.

Le fils de Hugh Hefner, Cooper, qui est à l'origine de cette initiative souhaite rappeler les valeurs de Playboy, notamment la lutte pour la cause LGBTQ, toujours défendue par son créateur. "Nous devrions nous battre collectivement pour un monde plus ouvert, pas pour un monde qui promeut la haine et le manque de tolérance", a ainsi déclaré l'héritier Hefner. On apprend également qu'Inès Rau aurait été choisie comme playmate deux mois auparavant, alors que Hugh Hefner était encore en vie. Un choix donc bien assumé.

"Il ne s'agit pas d'être aimé par les autres, il s'agit de s'aimer soi-même"

"La nudité ne devrait pas être tabou. La nudité compte beaucoup pour moi, puisque j'ai vécu une transition pour arriver où j'en suis aujourd'hui. La nudité est une célébration de l'être humain sans tous les excès. Il ne s'agit pas de la sexualité mais de la beauté du corps humain, homme ou femme", déclare Inès Rau dans les colonnes du magazine. Photographiée par Derek Kettela, le mannequin français pose, comme la tradition le veut, très dévêtu.

La jeune femme a également exprimé sa fierté d'avoir été ainsi choisie par Playboy. "Quand je faisais cette séance photo, je pensais à tous ces moments difficiles de mon enfance. Tout ce qui se passe aujourd'hui me procure tellement de joie", a-t-elle confiée, "C'est le plus beau compliment que j'aie jamais reçu. C'est comme si on m'avait offert un bouquet de roses géant". C'est également l'occasion pour le mannequin transgenre de prôner l'amour de soi. "C'est un salut de dire la vérité sur ce que vous êtes, que ça soit votre genre ou votre sexualité. Les gens qui vous rejettent n'en valent pas la peine. Il ne s'agit pas d'être aimé par les autres, il s'agit de s'aimer soi-même", a-t-elle encore déclaré.

Le célèbre magazine a également rappelé qu'il avait déjà collaboré avec une personnalité transgenre, en 1991, en faisant poser, en tant que mannequin, Caroline "Tula" Cossey. Playboy continue ainsi d'imposer son avant-gardisme.

Playboy sous le feu des critiques

Une démarche avant-gardiste qui a, bien sûr, généré un certain nombre de critiques. Quand on sait que la pilosité féminine en met plus d'un(e) en Position Latérale de Sécurité (pour exemple l'histoire de la nouvelle égérie non-épilée d'Adidas, Arvida Byström, qui a reçu des menaces de viol), apprendre que Playboy avait opté pour une playmate transgenre a offusqué quelques lecteurs.

Des réactions qui n'ont pas ébranlé le magazine qui a fait un parallèle avec les critiques reçues en 1965 lorsqu'est apparue la première playmate noire, Jenny Jackson. "De nombreux fans ont résilié leur abonnement ou renvoyé le numéro. Ils étaient plus nombreux à adopter Jenny Jackson, sa beauté et notre décision", a alors écrit Playboy dans un post Instagram. Comprendre : le journal fait peu cas des conservateurs, prône l'ouverture d'esprit et affirme vouloir accompagner "l'évolution du genre".

À l'heure où la diversité est érigée en étendard dans de nombreuses campagnes publicitaires, il est temps que les transgenres soient plus souvent représentés. Cette représentativité passe inévitablement par les grandes publications qui aideront à hisser la transidentité au même rang que la cisnormativité auprès du grand public.

On compte parmi les apparitions marquantes Laverne Cox qui était la première personnalité transgenre à faire la cover du Time Magazine en 2013 ; Caitlyn Jenner qui faisait la couverture de Vanity Fair, en 2015 et Valentina Sampaio qui apparaissait en couverture de Vogue en février 2017. Inès Rau rejoint ainsi le rang de ces icônes d'un nouveau genre qui font évoluer les mentalités.

Héloïse Famié-Galtier

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