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Philippe Bouvard : les femmes de sa vie

Malgré ses soixante ans de carrière, Philippe Bouvard, journaliste de télé et de radio, demeure mystérieux. Bien sûr, on connaît ses succès, incarnés par "Les Grosses Têtes", émission phare de RTL, mais l'homme, lui, semble échapper aux écrans radars. Portrait d'un grand discret.

A 84 ans (qu'il a fêté ce samedi), Philippe Bouvard est l'un des rares à pouvoir détrôner Michel Drucker question longévité télévisuelle. Homme de radio, de télé et de presse écrite, ce natif de Coulommiers a débuté en 1953, comme coursier au Figaro, avant de grimper les échelons, un à un. Un autodidacte qui se qualifie "d'humoraliste" et dont on sait peu de choses, finalement.

Bien sûr, sur son parcours ne plane aucun mystère. Parti de pas grand-chose, l'apprenti journaliste a fini par devenir rédacteur en chef de France-Soir et patron d'une joyeuse bande de lurons dans "Les Grosses Têtes", émission culte de RTL à l'antenne depuis 1977 (et aujourd'hui présentée par Laurent Ruquier). Sur le papier, Philippe Bouvard, c'est une success story d'un autre temps, un érudit passé pro dans la dérision.

Bref, Bouvard, avec son rire qui le secoue de la tête aux pieds et sa voix reconnaissable entre mille, c'est une figure du petit écran, un papy médiatique qui s'est fait des fans sur des générations. Et pourtant, de l'homme privé, on ne connaît rien ou presque. Marié depuis soixante ans, il ne parle jamais de celle qui partage sa vie, Colette Sauvage, la mère de ses enfants.

Un mari absent

Lors de la promo de son livre, "Je crois me souvenir... 60 ans de journalisme" (éditions Flammarion) l'an dernier, il a livré quelques confessions au Parisien. "Je n'ai pas dû être un mari modèle, mais comme j'étais souvent absent, je n'encombrais pas trop. Pour se retrouver avec plaisir, il faut se quitter de temps en temps."

Obsédé par le travail, il avoue ne pas avoir été très présent pour ses enfants. "Je vois peu les miens (...). J'essaie de m'occuper d'avantage de mes petits-enfants que de mes enfants."

Une mère érudite

Celle qui a peut-être été à la source de son goût pour l'écriture, c'est sa mère, Andrée Gensburger. Abandonnée par le père de Philippe Bouvard alors qu'elle était à la maternité, c'est elle qui l'a élevée, seule, avant de rencontrer son second mari, Jules, que le futur journaliste a toujours considéré comme son vrai père.

De sa mère, la père des "Grosses Têtes" ne tarit pas d'éloges. "C'était une jolie femme, très intelligente, opticienne de son métier. Pianiste, elle a fini sa vie avec une petite retraite en donnant des cours à de petites bourgeoises qui écorchaient 'La Marche Turque'. Elle m'a transmis le goût de la curiosité culturelle, de la lecture, de la musique." (Gala, février 2014)

Plus tard, c'est au sein de ses émissions que Philippe Bouvard a côtoyé les femmes. Mais, lui-même l'avoue, elles y sont peu nombreuses. Dans "Les Grosses Têtes", elles sont en minorité. La faute à l'humour un brin graveleux et à cette autodérision dont ses collègues féminines manqueraient, à l'entendre dire. Reste que certaines ont fait leur place, malgré tout : Amanda Lear, Laurence Boccolini, Marianne James, "seules les fortes résistent." Sans oublier l'humoriste et comédienne Chantal Ladesou, l'une des rares sociétaires de sexe féminin.

Alors, comme pour se faire pardonner, le journaliste leur a consacré un livre, "Les Femmes" (Broché), succession de portraits tantôt tendres et admiratifs, tantôt plus corrosifs. Eh, à 84 ans, on ne se refait pas.

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