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Parisien avec style : Edouard Bernard de la Galerie Utopie

Jeune, encore très jeune, pas plus de trente ans, Edouard Bernard est un de ces parisiens dont le souvenir d'une époque, assez précise, s'est incarnée dans la collection d'un certain mobilier. Nous ne dirons pas " design " car ce jeune homme qui roule dans une Porsche de collection, celle-là même offerte à Jane Birkin par Gainsbourg, n'aime pas ce terme, trop vaste, trop flou, trop rien selon lui. En fondant la galerie Utopie, il met en lumière une horde de talents, de designers qui apportèrent solutions et modernisme à un mobilier que l'on pourrait qualifier de 70's, si ce n'est du 60's ou 80's... ou peu importe après tout ! C'est rouge, c'est jaune, c'est plastique, c'est métal : ce sont des meubles dont styles et matériaux sont à redécouvrir. Ils révolutionnèrent en leur temps l'aventure des formes.

Rencontre avec Edouard Bernard, un utopiste du souvenir ?

 

Pourquoi ce nom Utopie ?

Edouard Bernard : C'est court, gaie, à la fois positif/ négatif. Je trouvais que cela résumait parfaitement cette époque pleines de succès et de désillusions avec comme dénominateur commun l'apparition de matériaux nouveaux dans le mobilier. J'ai également pris comme point de référence la revue Utopie crée en 1967 par Hubert Tonkas qui rassembla des urbanistes, architectes et sociologues qui militaient sur une " sociologie de l'urbain "..

 

Pourquoi collectionner ces objets de ces époques en particulier ?

E.B : Ces époques 1965-1985 sont à la fois (très) loin et très proches de nous. Cela mérite de regarder et de comprendre qu'a contre courant de la création " classique ", il y a eu des talents qui sont oubliés aujourd'hui..Ces créateurs ont été à l'époque encensés, exposés partout dans le monde, achetés par les plus sérieuses institutions internationales et personne ne les connait ou presque... Ils sont actuellement noyés dans un océan nommé " design "..

Quelle est la pièce dont tu es le plus fier ?

E.B : Aucune à priori... Je serais fier des pièces que j'aurais collecté lorsque ce mobilier sera une bonne fois pour toute montré avec discernement lors d'expositions plus scientifiques sur ce sujet. Mais si je devais quand même n'en citer qu'une, ce serait ma chaise en carton celloderme de Jean-Louis Avril trouvée rue St Honoré, un soir de pluie, il y a 10ans... J'avais alors 22ans et ce fut Le Déclic !

La galerie Edouard Edwards est un bateau, il coule, vite, quels sont les 4 objets que tu emportes sur Utopie ?

E.B : Imaginons donc..les gagnants seraient : un bureau de Marc Held, un fauteuil de Boris tabacoff, une Lampe " Lune " de jean-Louis Avril et ma moto Taon Derny dessinée en 1957 par Roger Tallon

Listons les idées Utopistes pour 2012, un début, en tous cas

E.B : Ouvrir une galerie qui ne serait pas une galerie ; cloner de vrais collectionneurs car ils sont de plus en plus rares... Et demander à nos chers mécènes Français d'acheter un peu plus avec leurs yeux qu'avec les oreilles de leurs conseillers...

 

F.P

 

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