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Paris Fashion Week 2017 : ce qu'il faut retenir du show Saint Laurent

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Saint Laurent par Vaccarello saison 1 : cinq mois après sa nomination à la suite du révéré Hedi Slimane, le jeune Belge fait le grand saut dans le vide. Entre réinterprétation des codes maison et héritage, un premier défilé parmi les plus attendus de cette Paris Fashion Week Printemps-Eté 2017, décrypté ici en 10 points. Show time ! 

Un show nerveux, rigoureux, parfois radical : voilà ce qu'on peut retenir, en substance, de ce premier défilé d'Anthony Vaccarello pour Saint Laurent, vécu pour beaucoup comme un passage de relais symbolique entre l'enfant terrible Hedi Slimane (qui aura su transformer la marque) et le presque outsider évidemment attendu au tournant. Sur le papier comme dans le fantasme collectif, l'exercice avait quelque chose de casse-gueule. Dans les faits, le jeune Belge de 34 ans relève le défi, en ce 27 septembre 2016, en apposant son empreinte sur le bagage YSL. Pas de rupture, donc, mais une réappropriation des grands principes de la maison sur un mode intransigeant, edgy, dark. Passage en revue ici des dix fondamentaux d'un défilé Printemps-Été 2017 électrique.

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L'héritage revendiqué

C'est le sans faute : Vaccarello reprend à la fois les valeurs chères à son prédécesseur (vibe eighties, mini-robes clubbing, vinyle qui crisse sous la rétine) et celles du maître Yves. Les coupes sont pointilleuses, le chic canaille, le soir vient à la ville et vice versa. Mais dans l'esprit d'Anthony, l'heure est aussi à une certaine roideur, laquelle signe l'époque. Exit les fourrures fluo ou flashy de la dernière collection Slimane, la palette des couleurs est réduite à sa plus simple expression (le noir omniprésent, un peu d'or, le bistre en soutien) ; le bijou se fait rare.

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La rigueur eighties

Rock en diable, les créations de Slimane ne juraient que par le grunge fin de siècle et les sacro-saintes Eighties, tellement Palace. Vaccarello rejette à la marge la décade nonante pour se concentrer sur les années 80, dont il réécrie les grands thèmes avec intransigeance : agneau plongé "noir c'est noir", décolletés coeur, épaules carrées, tailleurs graphiques jour / soir, épaules bouffantes impeccablement structurées... Jusqu'aux escarpins à bride.

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Le soir reconceptualisé

L'ère n'est pas à la fête. La femme YSL selon Vaccarello ne se l'interdit pas, mais elle est aussi mue par le besoin d'aller à l'essentiel et un rigorisme presque monacal. Maître-mot : efficacité ? Les combat boots flirtent avec le lamé, la paillette se la joue "low profile", le dressing cocktail est ceinturé de boucles militaires. On part en soirée comme on rentre dans les ordres, on affronte la nuit comme on va à la guerre.

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L'allure "Pierrot noir"

Pour contrebalancer, certaines silhouettes s'entichent de rondeur ou de diaphane : des épaules s'arrondissent voluptueusement pour devenir cocon ; la dentelle ou le voile noir, avec lequel Saint Laurent fit scandale en son temps sur des torses nus, ont leur mot à dire. Au final, un bémol poétique, entre terre et lune, qui replace le show en apesanteur.

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Le casual chiquisé

Au-delà de la réinterprétation du smoking cher à Yves (travaillé ici moins comme un exercice imposé que comme un figure libre), jusqu'à son port de jour et à la ville, la "street" continue de marquer le style Saint Laurent 2017. Avec des blousons en cuir coupés comme des teddys, des broches strassées piquées comme des badges, des tops nocturnes coupés comme des tshirts sans manches... Sans oublier ce blouson en denim qui vient ponctuer, en filigrane, une silhouette très Working Girl.

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Le jean perturbateur

Fauteur de trouble, paradoxal, c'est le coup de pied dans la fourmilière de cette collection au cordeau. Il joue les trouble-fête et perturbe les lignes dans une version lose, presque molle, et des teintes usées qu'on croirait au bout du rouleau. Uniquement présent sur trois silhouettes dans sa version pantalon, il casse les codes et fait entrer le mythe du col bleu au panthéon YSL. Remarquable.

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La réinterprétation de la féminité

Voluptueux chez Yves, pop et choc chez Slimane, l'éternel féminin est à la fois chez Vaccarello frontal et ambigu, jusqu'au paradoxal. L'idée étant qu'on n'a pas forcément besoin de trancher entre vestiaire masculin et essence féminine, concret et éther, transparence et vertu - l'essentiel restant l'épure, autre valeur cardinale de cette présentation.

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Le règne de l'asymétrie

Drapés plongeants, robes d'amazone, tops à une manche : le basculé revendique ses droits au fil de cette collection, à la fois assertion et tapage. Vibratoire, il électrise le vestiaire Saint Laurent de cette nouvelle saison Printemps-Eté, associé à des zips, du lurex ou du cuir. The show must go on.

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Les mannequins, totems pâles

Maquillage nude, glow néon réhaussé à l'envi d'une bouche bois de rose ou d'un sourcil franc, cheveu de ville : de Mica Arganaraz à Binx Walton, les tops de ce podium sont des canevas neutres qui agissent, par opposition, comme les révélateurs des vêtements qu'ils habitent. L'art de la dissimulation au profit de la création : emblématiques toiles blanches à peine rehaussées d'une boucle d'oreille pampille ou d'un monogramme posé sur l'épaule, elles vont à l'essentiel.

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L'austérité glam

In fine, Anthony Vaccarello fait la démonstration d'un style effervescent sans ostentation, pressé, hédoniste juste ce qu'il faut mais qui ne vire jamais dans la caricature. En cela, il donne une autre envergure à la maison Saint Laurent ; le drastique y prend le pas sur le faste. Un mantra qui va bien à l'époque.

Claire Stevens

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